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Depuis un certain temps, la capitale du Gôh est pratiquement devenue une zone où s’est installée une mafia de tous les produits alimentaires. De sorte que Gagnoa est incontestablement devenue une succursale des désordres voulus. Question tout de même : se pourrait-il que ce désordre ne soit nullement vu par les responsables de la commune ? Difficile de le croire quand ces derniers sont sensés circuler et parcourir les quartiers faisant partie des limites de la commune.

Toujours dans la logique des questions, il importe de s’interroger sur l’existence d’une véritable direction du ministère du commerce dans la ville de Gagnoa ?

Cette question vient bien à propos car selon les mauvaises langues et il y en a beaucoup dans la capitale du Gôh, cette structure étatique qui serait dirigée par M. Bouraïma Ouattara, n’existerait seulement que lorsqu’il s’agit de rançonner les contribuables. Sinon, comment expliquer la vente des denrées non hygiéniques sur le marché ? Malgré des cris de cœur, la vente de ces aliments pestilentiels qui circulent au vu et à la barbe de tous, n’émeut aucunement les autorités locales. Partant l’on ne peut comprendre le laxisme des autorités administratives. Aussi, les populations sont en droit de se demander qui d’entre le Préfet de région Sanogo Al Hassan, le maire Médji Bamba, le directeur régional de l’institut d’hygiène public et du directeur du commerce M. Bouraïma Ouattara doit prendre des mesures appropriées pour y remédier voire éradiquer cet état de fait ? Ont-ils décidé de s’en mettre pleins les poches au détriment de la population en danger ? Rien n’est moins sûr. Sinon, pourquoi encourageraient-ils l’installation des entreprises fictives qui intoxiquent leurs clients ? Ne dit-on pas que ‘‘prévenir vaut mieux que guérir’’ ? Faut-il attendre une horrible épidémie d’intoxications et de morts d’hommes à Gagnoa, avant d’agir ?

Seul le directeur du commerce M. Bouraïma Ouattara pourrait répondre à cette interrogation. Parce que sa tête est mise à prix. Le constat étant épouvantablement triste, l’on interpelle les voix les plus autorisées à s’imprégner de la situation afin de préserver la santé de tous, car au su de tout ce qui précède, l’on dirait que ces agents fonctionnaires de l’état ont sûrement oublié leur serment d’Hippocrate. Sans être inquiétés, ce sont plusieurs usines de fabrications anarchiques de jus dénommés ‘‘chipeurs’’ et d’eaux en plastiques que l’on découvre çà et là, à travers la capitale de la région du Gôh. Bien qu’informés que ces subsistances monnayées sur le marché public ne remplissent aucune norme et condition d’hygiène, comment laisser la population s’exposer à un tel péril sanitaire ?  A quoi peut bien servir le mélange du ‘‘formol’’ dans la réalisation du jus de ‘‘chipeurs’’ ?

C’est ce qui est pourtant réalisé au domicile pardon dans la fameuse entreprise de M. Diabaté que nous avons surpris au cours de notre récente visite d’enquête. Ces produits qui gangrènent malheureusement le marché public le sont sans  aucune autorisation. 

‘‘Le préfet Sanogo Al Hassan, en tant que représentant du Président de la République, doit pouvoir mettre en place une politique commune afin d’éradiquer ce phénomène car nous ne sommes pas effectivement sûrs de la qualité de tout ce qui est vendu sur le marché ici, à Gagnoa » a indiqué M. Koné D. avant d’ajouter « c’est scandaleux car aucune norme n’est respectée ici à Gagnoa. Tout le monde fait ce que bon lui semble. Pourvu qu’il gagne du pognon » dira-t-il pour conclure, au cours de notre panel. Au su de ce qui précède, à tort ou à raison, l’on dénonce les magouilles de la direction régionale du commerce que dirige M. Bouraïma Ouattara. A quand la prise de mesures de répressions contre ces hors-la-loi ? Hormis l’état de la rouillure des matériels, il convient de dire que comme s’il s’agissait des mouches qui vivent dans les matières organiques en putréfactions ainsi ces mouches bleues volent autour de tout ce qui se réalise.  

Prochainement, nous reviendrons sur des médicaments prohibés orgueilleusement et méchamment vendus dans les dressoirs des pharmacies  à Gagnoa.

  Nesmon De Killer/Correspondant régional

 

 

Gagnoa/Hygiène sur le marché public : La foire de tous les risques alimentaires
Tag(s) : #Régions