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Selon la maxime, ‘‘on ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même’’  car elle est un point de vue sur les choses. Sorokobi Honoré dit Balthazar, né le 17 Janvier 1958, se disant pasteur et domicilié au quartier Barihio, avait-il été réellement désigné pour sa compétence et sa réputation d’objectivité pour être pasteur ? Rien n’est sûr. Alors, là, pas du tout au vu de ce qui va suivre. L’homme qui ne serait véritablement pas en possession de toutes ses facultés,   va  insulter outrageusement une magistrate dans l’exercice de ses fonctions. N’eut-été la présence des agents de la police pénitentiaire qui ont parvenus  à maîtriser ce délinquant  notoire, que ce serait-il passé ?

Sorokobi Honoré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été, pour la énième fois convoqué par le juge chargé de la mise en état.  Au cours de cette audition, ce dernier qui accuserait la juge de prendre faits et cause pour ses adversaires, va s’énerver et  piquer une grosse colère au point de tomber en transe. Comme un toxicomane avéré, le pasteur Sorokobi Honoré Balthazar qui ne voulait point entendre raison, hurlera sa colère face à la juge tant et si bien qu’il finira par l’outrager. Comme s’il s’agissait d’un beau perroquet brésilien qui apprenait à parler, de la sorte,  Balthazar monopolisera la parole. En bon monopoliste, ce pasteur qui se croyait dans son église entrain de délivrer une quelconque sorcière, ne donnera aucune opportunité à la juge de pouvoir reprendre le verbe. Qui l’eut cru ! Enfin, le pasteur Sorokobi Honoré Balthazar sera manu militari mis à la disposition du capitaine Koné Mahotabé, chef du commissariat de police du 1er arrondissement. Après son procès verbal,  il sera déféré devant le parquet pour répondre des faits de délit d’outrage à une magistrate. Un ‘‘ticket VIP’’ pouvant lui permettre d’aller évangéliser du moins de séjourner  un temps soit peu et d’être en détention préventive dans les geôles de la maison d’arrêt et de correction de Gagnoa, (MACG), lui sera par la suite délivrée par le Procureur de la République Boubacar  Coulibaly.

 Toute la hiérarchie judiciaire au créneau lors des audiences

« Comme je suis pasteur, c’est ma voix qui m’a trahi. Je regrette les propos désobligeants que j’ai eu à tenir à l’égard de Mme le juge. Je demande clémence car je vous promets de plus jamais recommencer mon ignoble acte » regrettera  Sorokobi Honoré Balthazar à la barre du tribunal correctionnel.

Néanmoins, l’heure n’étant plus à l’impunité, l’homme qui n’a pas su se contrôler afin de pouvoir diminuer le volume de son poste qu’est sa voix, a été jugé coupable. Eu égard l’article 158, 174, 249 et 250 du code pénal, en répression, il sera châtié de manière exemplaire à 12 mois avec sursis par la présidente du tribunal.

Nesmon De Killer/Correspondant régional

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gagnoa/Outrage à magistrat : Un pasteur délinquant condamné à 12 mois.
Tag(s) : #Régions