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 De nos jours les éléments de langage ont tendance à dominer l’information dans le contexte d’une guerre sans merci de désinformation. Ainsi le FPI, dans sa parade nuptiale avec amnistie internationale s’offre le luxe une fois de plus d’étaler sa misère morale et ses affabulations dans certains journaux et medias dans le but de salir la noble lutte des ivoiriens. Sans aucun scrupule et sans vergogne l’ex parti au pouvoir continue de marcher sur  la mémoire des milliers d’innocents assassinés froidement de leur main et parfois au supplice de feux. Alors pour des intérêts iniques et égoïstes, ils vont jusqu’à boire la coupe du mensonge à sa lie.

 

Le Pr. Mamadou Coulibaly et le Monsieur Charles Blé Goudé (perché où il doit être), refusent d’admettre que la libération humanitaire du peuple de Côte d’Ivoire tant envisagé par eux mêmes, passe absolument par un changement de régime. En tout cas, les ivoiriens l’ont bien compris eux. Ainsi pour joindre l’acte à la parole, ils sont sortis massivement le 28 novembre 2010 pour exprimer ce changement. Nos refondateurs (FPI) l’ont pris à leur dépends de s’engager dans le jeu démocratique pour dénier ses règles en cours de route et ensuite vouloir les changer de manière unilatérale.

 

Aujourd’hui plus d’un est surpris et à la fois choqué de la réaction du FPI par le biais de son compère d’Amnistie Internationale. A deux ils s’amusent à colporter des contre vérités aussi absurdes qu’imaginables. Après tous ces actes immondes et inhumains infligés aux ivoiriens sous ce régime avec son corollaire de conséquences sociales à moyen et long terme, ces bourreaux veulent se muer en victimes d’Alassane Ouattara aux yeux du monde. Toujours avec la bénédiction d’Amnistie internationale croient-ils encore que le mensonge, les subterfuges et la manipulation d’antan peuvent  occulter les réalités et par conséquent les mettre à l’abri du processus irréversible de la justice ivoirienne et la CPI.

 

Amnistie Internationale a choisi son camp. On est tenté de lui concéder ce choix volontaire. Seulement l’honnêteté intellectuelle voudrait qu’on circonscrive les évènements pour mieux appréhender les responsabilités. Sinon, maintes fois, le gouvernement de Soro Guillaume a lancé un appel pressant à la communauté internationale et plus particulièrement aux différentes ONG de protection des droits de l’Homme. Le gouvernement ivoirien les invitait à se pencher sur le cas des miliciens de Gbagbo qui sévissaient à yopougon. Le Premier Ministre l’a fait dans un souci de transparence mais aussi pour prévenir l’exploitation qu’elles en feront à tronquer la vérité. L’on a en souvenir du cas appelé «  les massacres de Douekoue » à l’Ouest de la ôte d’Ivoire.

 

Pendant ce temps, retranchés à Yopougon (un des Quartiers populaires d’Abidjan et fief politique de Laurent Gbagbo), les mercenaires libériens longtemps nourris et blanchis par Blé Goudé Charles et son clan avec l’argent des contribuables, s’adonnaient à des actes de tuerie et de barbarie. La population était prise en otage et elle subissait toute sorte d’atrocité et de violations graves, perpétrées par ces mercenaires libériens et ces soit disant « patriotes ». Le Président Ouattara à son corps défendant, fera trois sorties de suite pour inviter ces miliciens à déposer les armes aux fins d’amorcer la réconciliation qu’il a tant prônée. Pour le Président Ouattara il fallait préserver la moindre vie, fût mercenaire. Ces derniers ont préférés camper sur leur position et plus loin ils vont réclamer pratiquement la moitié du budget de cette Côte d’Ivoire déjà agonisante. La suite on la connait, dent pour dent, œil pour œil.

 

Alors pour Amnistie Internationale, Il fallait sans doute décorer ces messieurs sur la tombe des  innocents tués de leurs propres mains. Voudraient ils que les forces loyales combattent ces mercenaires avec des fleurs comme dans la révolte des œillets ?

Il est juste et bon de rappeler à cette noble  institution que les crimes contre l’humanité en côte d’Ivoire et autres agissements d’un autre âge ne datent pas seulement  de la crise post électorale. Nous avons encore en mémoire, le charnier de yopougon et la famille du général Guei entièrement décimée à domicile par les éléments de Gbagbo. Pour ne citer que ceux là. Alors comme  Amnistie Internationale joue à se faire peur, elle préfère les cas de figures ambigües, elle choisit de chercher plutôt le sexe des anges.

 

Il faut aussi rappeler à cette noble institution et à tous ceux qui ont de la sympathie pour Laurent Gbagbo qu’une vérité n’est réelle seulement si celle-ci découle de la lumière de la raison. Mais si elle vient à suivre les sentiments, cette vérité devient une capitulation de la vraie vérité. Si l’antithèse est une donne de l’avancée intellectuelle, force est de reconnaître qu’être anti conformiste pour l’être constitue un frein à cette quête. C’est bien pour parler de Gbagbo que le président Obama l’a qualifié de « défaillance morale » en d’autre terme c’est un pestiféré. Mais à entendre Amnistie Internationale et les « refondateurs » on a l’impression d’être dans une autre Côte d’Ivoire. Peut être que nos chers professeurs –enseignants et cette institution voudraient à présent refonder  l’histoire de la Côte d’Ivoire après l’avoir pervertir ces dix dernières années. Mamadou Coulibaly et affidés devront à présent se réveiller de leur vision utopique et lugubre pour se rendre compte qu’ils ont déjà franchi le mur. Quels idiots ?

 

Avant Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire  a eu des présidents et après on en aura davantage. Et chacun d'eux écrit l'histoire de ce pays et en retour cette même histoire retient d'eux ce qu'ils ont mesuré réellement. Pourquoi en faire un pêché de lèse-majesté, si on demande à Laurent Gbagbo de rendre compte au peuple sur sa gestion des dix dernières années? Le culte de la personnalité ? Fusse le père du multipartisme, il répondra néanmoins seul de ses actes. C'est juste une question d’éthique des dispositions pratiques et légales de ce qui est prévue dans la constitution ivoirienne. A quoi sert de se doter de lois si on  se refuse  un minimum d’application. Voudraient ils  qu’on la taille à la tête du client ? Alassane Ouattara et Soro guillaume y passeront peut être.  Mais cela s’inscrit dans le temps et revient exclusivement au peuple de Côte d’Ivoire et sa justice de formuler la demande. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs. De grâce qu’on arrête de verser dans ce honteux chantage  de vouloir conditionné le jugement de Gbagbo par celui des autres.

 

Le cas de Monsieur Laurent Gbagbo, a été longuement débattu partout dans le monde dans  en début de cette crise post électorale. Toutes les instances internationales, ont eu la réaction commune et celle-ci convergeait à demander à Laurent Gbagbo de renoncer pacifiquement au braquage électoral perpétré par son clan. D’aucuns l’ont fait dans le respect de ce que Gbagbo a  incarné pour la Côte d’Ivoire en particulier et pour l’Afrique en général. Notamment dans sa conquête inlassable du multipartisme. On lui demandait cette élégance intellectuelle de reconnaître sa défaite. Il était prévenu et il était bien conscient de l’issue du chemin emprunté (il est historien). Laurent Gbagbo a préféré ses mille morts à gauche et dix milles autres à droite pour se maintenir au pouvoir. Comme l’adage le dit : Celui qui sème le vent récolte la tempête, aujourd’hui Laurent Gbagbo n’a que ses yeux pour pleurer et non pas avec ceux des autres.

 

Le bon sens aurait souhaité également qu’Amnistie internationale commence à se poser des questions sur le parallélisme entre la présence de l’ONU en Côte et tous ces milliers de morts dénombrés. Ils gagneraient en crédibilité à travailler dans ce sens et prévenir d’autres cas dans l’avenir. Si Choi a pu tirer son épingle du jeu, il en demeure moins pour le général Abdul Hafiz (force armée de l’ONUCI) qui se flatte d’un bilan positif. Ce dernier s’est éclipsé de la Côte d’Ivoire en rasant le mur tellement sa responsabilité dans les massacres, est à la hauteur de celle de Laurent Gbagbo. Amnistie Internationale voit autre chose depuis la Belgique. Elle étiquette plutôt le commandant Ousmane Shérif comme le bourreau des ivoiriens.

 

Dans tous les cas, le Président Alassane Ouattara a montré sa bonne foi en diligentant une enquête généralisée sur les exactions dans cette crise post électorale. Et l’opinion nationale et internationale attendent les éléments de vérité que voudrait apporter la cour pénale internationale pour la Côte d’Ivoire. D’ici là, tout le reste n’est qu’une vue de l’esprit sinon diversion de la part du FPI et d’Amnistie Internationale pour nous éloigner de l’essentiel.

 

 

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