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La Cour d'appel de Conakry a confirmé mercredi l'annulation du non-lieu accordé à 15 accusés dans l'attaque du domicile du président Alpha Condé en juillet 2011 et renvoyé les prévenus devant un tribunal militaire et une Cour d'assises, a appris l'AFP de source judiciaire.

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Le président Alpha Condé lors d'une interview, le 3 juillet 2012 à Paris
AFP/Archives - Kenzo Tribouillard

La Cour d'appel de Conakry a confirmé mercredi l'annulation du non-lieu accordé à 15 accusés dans l'attaque du domicile du président Alpha Condé en juillet 2011 et renvoyé les prévenus devant un tribunal militaire et une Cour d'assises, a appris l'AFP de source judiciaire.

"La chambre d'accusation (de la Cour d'appel de Conakry) a annulé aujourd'hui l'arrêt de non-lieu" en faveur des quinze accusés, a affirmé l'avocat général Me William Fernandes.

La même chambre avait, le 2 juillet, jugé 46 personnes accusées dans l'attaque contre le domicile de M. Condé, le 19 juillet 2011, et prononcé un non-lieu en faveur de 13 militaires et deux civils poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'Etat, assassinat, tentative d'assassinat et détention illégale d'armes de guerre.

Le 6 juillet, le parquet général et le président Condé s'étaient pourvus en cassation contre cet arrêt de non-lieu, suspendant son exécution jusqu'au 3 septembre quand la Cour suprême l'a annulé et renvoyé le dossier devant la chambre d'accusation composée de nouveaux juges.

Avec cette deuxième annulation du non-lieu en faveur des quinze accusés, quatre militaires contre lesquels "on a retenu des infractions militaires" sont renvoyés devant un tribunal militaire, a précisé William Fernandes.

Parmi eux figure l'ancien chef d'état-major de l'armée sous la transition militaire (janvier-décembre 2010), le général Nouhou Thiam, et un ex-préfet, le colonel Mamadou Bondabon Camara.

Onze autre prévenus dont neuf militaires et deux civils sont quant à eux renvoyés devant une Cour d'assises, selon l'avocat général.

Ces quinze personnes avaient été arrêtées au cours des jours qui ont suivi l'attaque de la résidence privée du président Condé par des militaires. M. Condé en était sorti indemne, un membre de la garde présidentielle avait été tué et deux autres blessés au cours de l'assaut.

Tag(s) : #Politique

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