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Elle répond ainsi aux informations faisant état d'une pression de leur part envers le gouvernement qui a choisi un partenaire chinois dans ce projet

 La délégation de l’Union européenne au Cameroun, a rejeté les informations selon lesquelles, elle aurait fait pression sur le gouvernement camerounais pour obtenir le marché de construction de l’autoroute Douala-Yaoundé, et critiqué le choix de la Chine. « Suite à des informations apparues dans la presse, qui font état de pressions de la part de l'Union européenne (UE) pour le financement de la  construction de l'autoroute Yaoundé-Douala, la  Délégation de   l'Union européenne au Cameroun entend, par le présent communiqué, démentir fermement ces rumeurs infondées », peut-on lire dans un communiqué diffusé par cette organisation. Le communiqué reconnaît que « suite à une demande du gouvernement de Cameroun, la Banque Européenne d'Investissement (BEI) et l'Union européenne  avaient répondu favorablement en   2011 à la requête de financement   pour   l’étude de  faisabilité de l’autoroute Yaoundé Douala Bafoussam. L'UE  proposait une subvention de 2,5 millions  d'euros (1, 64 milliards de Fcfa) pour une étude  de préfaisabilité  et   de   faisabilité incluant aussi la préparation   des termes de référence pour un document d'appel d'offres à préparer dans un délai de 24 mois en vue d'accompagner le Cameroun dans un choix réfléchi, cohérent et pertinent visant à la mise en œuvre d'une solution optimale d’interconnexion autoroutière ». Mais dans de nombreux médias dont l’hebdomaire Repères, qui semble bien informé du dossier, les positions de l’Union européenne ont été présentées comme des actes de dénigrement à l’encontre du choix du partenaire chinois pour la réalisation de cet ouvrage.

 


L'Union européenne dément avoir fait pression sur le gouvernement camerounais, dans le choix du partenaire pour la construction de l'autoroute Douala - Yaoundé

 

«L’Union européenne n'a visiblement pas encore fait le deuil du projet d'autoroute Yaoundé-Douala. En tout cas, elle n'entend pas laisser la Chine y rouler comme sur du velours. Et le temps de la diplomatie de couloir est terminé, elle monte à l'attaque. L'Union européenne n'a pas goûté la signature le 28 juin 2012 de l'accord de financement relatif à la construction de l'autoroute Yaoundé-Douala entre le gouvernement et Eximbank China », peut-on lire dans un article de ce journal en date du 11 juillet. Argument à l’appui, l’auteur de l’article fait la démonstration de la volonté de ce partenaire, de gagner ce marché expliquant que sa démarche n’avait pas plu aux autorités camerounaises. Pourtant s’il transparait, même dans le communiqué de démenti, que l’Union Européenne présente sous une forme voilée les limites de l’engagement avec la Chine, il est aussi évident que certains points soulevés ne manquent pas de pertinence. «En général, quel que soit le choix du financement, tout financement doit être précédé par des études qui permettent une estimation fiable et optimisée du coût total du projet. Une opération complexe et de grande envergure comme la construction d'une autoroute suppose en effet une préparation adéquate sur les aspects techniques, juridiques et financiers, indispensables pour son succès », explique la note de l’UE. Si on peut choisir d’y voir la manifestation d’une déception, certains experts n’hésitent pas à partager cet avis, à la suite de la sortie médiatique du ministre des travaux publics, dans une interview accordée au quotidien d’Etat. Le gouvernement est aujourd’hui incapable de dire avec exactitude quel sera le tracé de la route et quel est son chronogramme de réalisation. D’un autre côté, le ministre Amba Salla en charge des travaux publics, a fait savoir que le début de la première phase aura lieu avant la fin de l’étude globale du projet. « L’avantage c’est que l’étude porte sur l’autoroute et dès que celle portant sur la première phase sera terminée, nous pourrons démarrer les travaux ». Une procédure pour le moins originale. De nombreux experts pensent que le risque de voir des travaux engagés et arrêtés est grand, au regard de la précipitation avec laquelle on lance ce grand projet.

Tag(s) : #Economie

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