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Douala. Il est 22 heures. Alexandra s’apprête déjà. Elle met un petit décolleté qui laisse apparaître ses seins, une mini jupe rouge, une chaussure très haute, du rouge à lèvre. Vous ne vous trompez pas, c’est bien une fille de nuit. Elle se rend au carrefour dit Elf au quartier Village et la soirée commence bien avec un premier client qui s’approche d’elle, l’aborde et s’en va avec elle. Une quinzaine de minute plus tard elle sort et dit qu’elle vient d’avoir 2000 francs Cfa, environ 3 euros. Alexandra n’a que 16 ans. Elle se retrouve déjà dans la rue. Selon elle, elle gagne 15000 francs cfa lorsque c’est dur et 35000 francs dans le cas contraire. Cela signifie coucher avec une quinzaine d’hommes en une nuit de « boulot ». Sa clientèle se situe dans l’intervalle de 45 ans en montant : « Les vieux aiment les jeunes filles », confie Alexandra. Avant de préciser : « ce sont de bons payeurs » Le cas d’Alexandra n’est pas isolé. Sophie, 17 ans et fille de nuit aussi, effectue son travail dans les grands motels et hôtels de la place. Elle a une prédilection pour les expatriés. Mais elle déplore la tendance à la perversion sexuelle chez certains : « ils veulent toujours t’enculer, ces gens-là. » La plupart de ces adolescentes affirment faire la prostitution à cause des conditions difficile de la vie. Alexandra dit avoir perdu ses parents très tôt pour trouver de quoi survivre. Elle s’est retrouvée dans la rue un soir et a pris goût. Car la première fois, elle a eu 20.000 francs cfa. Mais elle affirme qu’il y a des jours où elle a des regrets. Par contre Sophie, affirme se retrouver à faire de la prostitution après une rupture amoureuse difficile qui l’a décidé de ne plus faire confiance à un homme. Car, dit elle, « tous les hommes sont pareils ! ». Le plus vieux métier du monde qui est en lui-même une calamité l’est encore plus lorsqu’il est ainsi pratiqué par des mineurs. La prostitution gagne du terrain au Cameroun et de jour en jour des mineurs s’y lancent. La majorité au Cameroun est de 21 ans. Mais les conditions de vie emmènent les mineurs à commettre des erreurs qui leur sont le plus souvent fatales avec les MST tel que le VIH-SIDA. Le taux de prévalence du Vih-Sida au Cameroun est de 5%, selon les autoritaires sanitaires du pays.

Tag(s) : #Société
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