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Que n’a-t-on pas dit et écrit sur la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002? Tout ou presque. Mais ce qu’on n’a jamais dit, c’est comment les dignitaires du Front populaire ivoirien (FPI) ont préparé cette insurrection armée qui, au finish a tourné en leur défaveur.


On a vite fait d’attribuer à Guillaume Soro et à ses hommes la paternité de la rébellion armée déclenchée le 19 septembre 2002. Même si ces derniers projetaient d’attaquer le pouvoir, le mouvement du 19 septembre 2002 n’était pas, selon des sources concordantes, “ inspiré par les actuels maîtres ” de la partie Nord de la Côte d’Ivoire. Le coup du FPI qui a mal tourné de toute vraisemblance, le 19 septembre 2002 “ est une œuvre montée de toutes pièces ” par le pouvoir FPI. Pour régler ses comptes avec ses opposants les plus gênants. Dont le général Robert Guéi et Alassane Dramane Ouattara, mentor du rassemblement des républicains (RDR), qui troublaient particulièrement le sommeil “ des refondateurs ”. Selon nos sources, l’intention du FPI était de se débarrasser de ces deux hommes qui “ empêchaient la machine ” des socialistes ivoiriens de tourner. La stratégie est vite trouvée. Organiser un vilain coup. Puis le faire endosser par Guéi et ADO pour enfin les éliminer. C’est ici que le ministre de la Défense d’alors, Moïse Lida Kouassi, le stratège du FPI va faire valoir sa science. Ainsi, lorsque les “ jeunes gens ” du général Guéi demandent à leur ministre de tutelle de les engager, Lida Kouassi ne manque pas d’arguments. “ Les zinzins et Bahéfouè ne figurent pas dans nos fichiers. Guéi les faisait émarger à la présidence. (…) Dans la loi de programmation militaire, nous verrons ceux d’entre eux qui peuvent faire carrière dans l’armée et nous les garderons. Les autres seront libérés ”, a expliqué à la télévision Moïse Lida Kouassi. Non satisfaits de cette réponse du ministre de la Défense, “Zinzins et Bahéfouè” se révoltent. Erreur. Puisque, précisent nos sources Lida Kouassi “ cherchait une occasion pour se défaire de son épine ”. Il laisse pourrir la situation pour mieux mâter les “ jeunes gens”. Et au-delà d’eux, ADO et Guéi. A en croire nos sources, tous les dignitaires du FPI savaient ce qui se préparait. Puis vient le 19 septembre 2002. Ce jour-là ni le Premier ministre d’alors ni le chef de l’Etat n’étaient au pays. Pascal Asfi N’Guessan était à Yamoussoukro. Quand Laurent Gbagbo prenait des bénédictions à la ville sainte d’Italie à Rome. C’est ce moment que choisissent “ les ennemis de la République ” pour frapper le cœur des institutions. “ C’était un simulacre de coup d’Etat monté de toutes pièces par Lida. La preuve, les assaillants n’ont fait mouvement ni vers la télé ni vers la radio ”, explique notre source. Mais très vite le sécurocrate du FPI sera débordé. Il n’arrive pas à circonscrire le feu qu’il a fait allumer. Tuo Fozié, Wattao… prennent le plat servi dans un plateau d’or. Entre temps Guillaume Soro et ses hommes qui cherchaient une occasion pour porter l’estocade au pouvoir des refondateurs entrent dans la danse. « Le jour où la guerre prendra fin, les Ivoiriens comprendront ses véritables mobiles mais surtout connaîtront comment les choses ont démarré », expliquait en 2003 Ouattara Issiaka dit Wattao dans une interview qu’il a accordée à Le Jour Plus. L’actuel chef d’Etat Major adjoint des Forces armées des Nouvelles (FAFN) n’est pas allé du dos de la cuillère pour affirmer. «Ce n’est pas nous qui avons déclenché le mouvement. Nous, nous avons profité d’une situation créée par le FPI». Mais comment des personnes étrangères à un tel mouvement ont pu l’intégrer sans difficultés ? Les raisons sont toutes simples fait constater notre source. « Lorsque le FPI a pris le pouvoir, il a affecté la plupart des soldats proches de Guéi et d’Ado vers le centre et le Nord. Aussi, craignant son voisin du nord, le Burkina Faso, Lida Kouassi a fait partir à Bouaké et Korhogo des armes très sophistiquées afin de parer au plus presser ». Mais cette politique va se retrouver contre ses initiateurs ; puisque très vite, à Bouaké comme à Korhogo, les insurgés n’auront aucune peine à tenir en respect les officiers proches du pouvoir qui commandent ces zones. Les poudrières déjà très fournies permettront aux rebelles de conquérir des territoires déjà presqu’acquises à leur cause. Lida Kouassi ne sait plus quelle alchimie utiliser pour neutraliser les envahisseurs. La suite, on la connaît. Le ministre de la Sécurité Intérieure Me Emile Boga Doudou et le général Guéi trouveront tragiquement la mort. Jusque aujourd’hui, personne n’est capable de dire, avec précision les circonstances de leur mort. Le pays lui va à vau-l’eau. Et avec lui les populations qui broient du noir. Tout porte à croire que nous ne serions pas arrivés à cette situation si les refondateurs venus traduisaient dans la réalité leur projet de société. On ne serait pas arrivé à la guerre, peut-être, si le FPI avait cherché à réconcilier tous les fils et toutes les filles de la Côte d’Ivoire. Malheureusement, tout le monde fait l’amer constat que les erreurs de gouvernance du FPI ont conduit le pays au chaos.

 

LEÇON À RETENIR

 

Il est toujours possible de choisir la paix au lieu de la guerre. La démocratie au lieu de la tyrannie. Le triomphe des droits de l'homme au lieu de l'arbitraire. L'égalité sociale et le bien-être de tous au lieu de l'exploitation.

Luiz Inácio Lula da Silva Président du brésil, lauréat du prix Houphouët-Boigny de la Paix 2009

 

L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions.

Barack Obama

 

Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple.

Barack Obama

 

Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

Barack Obama

 

"La différence entre le politicien et l’homme d’État est la suivante : le politicien pense à la prochaine élection ; l’homme d’État, à la prochaine génération."

James Freeman Clarke, écrivain anglais

 

FAITES LE BON CHOIX, LOIN DES PASSIONS, IL S’AGIT DE L’AVENIR DE LA CÔTE D’IVOIRE,

LE RHDP AVEC ADO PRESENTENT LE MEILLEUR PROFIL POUR L’AVENIR DU PAYS.


François Gombahi

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