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La vie des masses populeuses des quartiers précaire est tellement dégradante que l’on ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur. Qui se mue en compassion. Pierre Merlin dans son livre ‘‘Espoir pour l’Afrique’’ écrit : ‘‘Pour vivre heureux, il ne suffit pas d’avoir les moyens de vivre. Il faut aussi avoir une raison de vivre. C’est justement ce seul sentiment qui reste à ces hommes et ces femmes des quartiers précaires. Mais comme ce sentiment ne peut combler tous les écarts sociaux, les locataires des bidonvilles sont obligés de subir le cours du destin. Une visite sur ces lieux fait monter des larmes intarissables aux yeux.  Tellement la misère leur colle à la peau comme l’odeur du bouc. Aujourd’hui, le problème de l’insalubrité dans ces quartiers n’est plus à démontrer avec des ruelles à peine praticables. Les habitations ne peuvent être qualifiées eu égard à leur précarité (des ramassis de briques artisanales ou de tôles usagées) avec des installations anarchiques qui pendent sur les têtes comme si les résidents étaient candidats à la pendaison. Lorsqu’on demande aux habitants de ces quartiers comment ils font pour survivre voire végéter en ces lieux, ils vous répondent que c’est la volonté de Dieu. Parce que conséquent, ils s’en remettent à sa puissance et infaillible protection. Ignorance quand tu nous tiens ! Le plus désolant, ce sont ces enfants qui naissent par dizaine chaque semaine chez la matrone du quartier. C’est comme s’ils étaient obligés de porter la pierre de Sisyphe jusqu’au somment de la colline. Compte tenu de la situation précaire de leurs parents, ils sont obligés de subir une histoire qu’ils n’ont ni inventée encore moins créée. En un mot, pour ces populations c’est la mort programmée face à un lendemain incertain.  Au regard de ce qui précède, nous pouvons dire que le développement des bidonvilles n’est pas sans conséquence pour les autres populations des quartiers chic. De fait, la plupart de ces taudis sont situés essentiellement en bordure de lagune. Conséquence : les eaux sont polluées et avec elles les poissons. Il va s’en dire qu’en fin de compte, c’est toute la population dans son ensemble qui sera malade. Une façon de dire que, plus les quartiers précaires s’accroîtront, grands seront les risques de maladie. Par conséquent, il serait bon pour le gouvernement Ouattara de faire sien ce mal nécessaire afin de résoudre une bonne fois pour toutes, la question en assainissant ces quartiers où la dualité de la vie se pose fatalement. C’est-à-dire la joie et la tristesse comme le jour et la nuit, la vie et la mort.

Erick Bandama

 Bidonvilles

                                             Les bidonvilles comme des champignons 

 

L’avènement de la refondation de sinistre mémoire n’a pas freiné la multiplication des bidonvilles qui, loin s’en faut, constituent une préoccupation pour tous. Surtout avec son lot de bandit de triste renom. C’est pour prévenir ce mal nécessaire que l’Impartial y fait une incursion.

A l’instar des favelas au Brésil, les quartiers précaires ou bidonvilles, c’est selon, s’accroissent de jour en jour tant au niveau de la capitale économique que de toutes les grandes villes de ce pays. Ce phénomène pour le moins déplorable, traduit le marasme que constitue le malaise social dans lequel baigne quotidiennement. Et ce, sous l’œil impuissant ( ?) des décideurs politiques qui voient la marque de leur échec au niveau de leur politique sociale. Ainsi, le fossé semble de plus en plus creusé entre les discours politiques de campagne et le pragmatisme qui doit guider sa mise en œuvre.  L’exemple le plus poignant est celui des gens de maison telles les servantes communément appelées ‘‘bonnes’’ qui gagnent un salaire de misère. Un véritable ‘‘gagne-pain’’ de 12.000FCFA en moyenne, quel que soit le travail à faire ! Et si le Père céleste est beaucoup plus clément, elle pourrait passer à 20.000 FCFA. Une somme très largement en dessous du SMIG (ndlr 35.000FCFA, le salaire minimum garanti). Conséquence, ces dames se voient contraintes d’élire domicile dans des taudis où la misère et l’insécurité se conjuguent se conjuguent et pendent au-dessus de leur tête. Comme l’épée de Damoclès. A ces femmes qui sont obligées de végéter dans ces masures, il faut y ajouter les chômeurs, les sans-emplois et surtout certains retraités indélicats. C’est ce qui fait que le nombre de quartiers ou bidonvilles ne cesse de croître comme des champignons. Ainsi, à chaque quartier chic son bidonville. A l’image de Washington à Cocody. Mieux, la caractéristique de ces quartiers est le développement des activités illégales telles que la drogue, l’alcool, la prostitution… En un mot, ce sont de véritables nids de dépravation des mœurs, sans oublier les agressions fréquentes. C’est le lieu ici d’inviter les autorités à prendre véritablement à bras le corps, le problème des quartiers précaires qui, de plus en plus, dégradent l’image de notre pays. Pour ce faire, l’on pourrait assainir et sécuriser d’avantage ces lieux afin que les enfants qui naîtront dans ces milieux ne soient pas condamnés d’office par la nature mais aient les mêmes chances d’épanouissement que les autres.

Erick Bandama

 

 

Les bidonvilles : Un mal nécessaire

Se loger en Côte d’Ivoire est un calvaire. La population ivoirienne a du mal à se loger et Dieu seul sait combien sont les travailleurs, surtout les moins nantis qui sont confrontés à des problèmes de logement. Mais face à cette situation, la question fondamentale est de savoir où se loger face au manque criard de logements. Les quartiers précaires appelés communément bidonvilles qui prolifèrent dans nos différentes communes semblent apporter une réponse à nos préoccupations. En effet, en attendant de se trouver un logement décent, bon nombre de familles trouvent refuge dans les bidonvilles. Surtout les économiquement faibles. Au-delà de l’architecture et la beauté de ces bidonvilles, ils constituent une véritable bouffée d’oxygène. Et aujourd’hui à travers tout le pays, nous avons de nombreux bidonvilles. Nous pouvons citer pêle-mêle Yahossehi, Jean-Paul II à Yopougon, Jean Folly à Port-Bouet et Bardot à San Pedro. Le gouvernement Henri Konan Bédié avait initié en son temps, un plan de modernisation de ces quartiers précaires. Et c’est dans ce cadre que Washington a été détruit reconstruit à Abiabou dans la commune à Abobo. Mais depuis quelques années, certaines mairies ont entrepris des actions visant à la destruction de ces bidonvilles sans même proposer un plan de relogement. Nous avons assisté à des bras de fer entre les habitants et les mairies.  Mais tant que le gouvernement ne mettra pas en place une politique de construction de logements socio-économiques qui permettront aux moins nantis d’avoir accès à un logement, les bidonvilles ne feront que pousser. Et s’il est vrai qu’il règne dans ces quartiers précaires une insécurité totale, ils demeurent un mal nécessaire. Nous pensons que le gouvernement Ouattara se penchera sincèrement et honnêtement sur le problème de logement en Côte d’Ivoire. 

Assi Mambo

Branchements anarchiques

Nul n’ignore que la pauvreté grandissante de la population ivoirienne a entraîné la multiplication des quartiers précaires encore appelées bidonvilles. Ces quartiers rendent pourtant d’énormes services à toutes ces personnes démunies pour qui, même la nourriture constitue un luxe qu’elles ne peuvent pas toujours s’offrir.  La pauvreté est tellement accrue que vivre dans le danger ne représente aucun danger à leurs yeux. En effet, l’on assiste à des branchements anarchiques d’électricité. Non seulement, ils mettent leur vie en danger tous les jours mais aussi ils tuent chaque jour l’économie par ces trafics illicites. Dans ces quartiers, la compagnie de distribution de l’électricité n’a pas besoin de se déplacer pour un branchement. Il suffit qu’un seul s’abonne pour que tous viennent s’y greffer moyennant de l’argent. Aussi, serait-il temps pour cette compagnie de distribution, de sanctionner ceux qui s’adonnent à ces pratiques afin que cessent tous ces branchements qui, chaque jour, mettent en danger la vie de plusieurs.

A.   D.

Environnement/ Abidjan, un modèle de ville sale

Aujourd’hui, la nette impression qui se dégage en parcourant les dix communes de la capitale économique de la Côte d’Ivoire, est qu’il semble s’engager entre les autorités municipales donc du District d’Abidjan, une véritable compétition en matière de stockage d’ordures municipales, en stagnation d’eaux usées et autres déchets.

Jadis baptisée affectueusement ‘‘la perle des lagunes’’ à cause de sa fière allure tant au niveau architectural que de la salubrité de ses rues, Abidjan a été rétrogradée au hit parade des villes hyper polluées. Désormais, la seule interjection aux lèvres des populations abidjanaises qui ne se sont pas encore accommodées aux ordures nauséabondes dorénavant faisant partie intégrante de leur quotidien est ‘‘mais Abidjan est sale !’’ en se bouchant le nez. Quand d’autres ne manquent pas d’ironiser en ces termes ‘‘Oh ! Abidjan, la perle des lagunes’’. Le poumon de l’économie sous-régionale est très insalubre. Adjamé, Yopougon, Abobo, Attiécoubé, Treichville, Marcory, Koumassi, Port-Bouet et même le Plateau, le centre des affaires et Cocody, la commune des économiquement nantis n’y échappent pas. Toutes rivalisent en matière de promotion de l’insalubrité. Chaque commune abidjanaise possède son site, ses sites ou ses dépotoirs privilégiés. Comme pour répondre aux normes d’un concours insensé de la commune la plus insalubre d’Abidjan.

‘‘Condamnés à vivre  avec  les caniveaux à ciel ouvert…’’

Poubelle des ménages ou dépotoirs municipaux refusant des ordures devant les résidences, dans les différents quartiers ou dans les lieux publics tels que les marchés. Sans oublier ces odeurs fétides que l’on inhale en longeant la lagune Ebrié, de Marcory à Adjamé en passant par le Plateau par le pont de Gaulle.

Le témoignage de certains noctambules habitués au célèbre complexe hôtelier piano-bar ‘‘Café de Rome’’ situé en bordure de la lagune est plus que ahurissant.  Car à la place d’air  frais et reposant,  c’est une véritable  mixture d’air qui leur est servie par la lagune devenue le déversoir  spécial de tous les égouts d’Abidjan. Dans les quartiers surtout de fortes agglomérations et dans les quartiers précaires mais également le long des voies principales,  les riverains sont condamnés à vivre  avec  les caniveaux à ciel  ouvert dans lequel se retrouvent   toutes sortes d’ordures et d’eaux  usées. Parfois  à ces  caniveaux sont  directement reliés  les égouts évacuateurs des w-c ou puits perdus de certaines concessions ; ce qui n’empêche pas parfois   de vivre au quotidien avec les déchets en provenance des w-c, flottant sur les eaux  usées des caniveaux à ciel  ouvert. Ces eaux usées ou ces caniveaux ont été parfois l’objet de convoitise des enfants de bas  âge comme site de jeux. Aussi faut-il noter les stagnations en pleine rue d’eaux usées, véritable nids de maladies. Ces stagnations sont pour la plupart du temps  provoquées par le bouchage des principaux canaux évacuateurs gérés par la Sodeci ( Société de Distribution d’eau en Cote  D’ivoire) qui souvent est restée indifférente à ces  piscines  occasionnelles que constituent ces eaux usées. A tout cela s’ajoute la pollution ou les émissions toxiques  des voitures  et autres  machines industrielles des usines. Tel est le triste paysage qu’offre  l’environnement vital des dix(10) communes du District d’Abidjan. Le spectacle  est encore plus grave en saison pluvieuse.    

 dechets abidjan

Ramassage des ordures, municipales : un problème sans solution ?

Quand pourrait-on mettre fin  au problème de ramassage d’ordures ménagères, municipales et autres déchets qui inondent quotidiennement les communes abidjanaises ? Bien malin celui qui tentera de répondre à cette préoccupation. En effet, la lutte contre les ordures ménagères par les autorités communales, du district ou gouvernementales est devenue un véritable casse-tête-chinois à Abidjan. L’une des raisons défaitistes évoquées est que la population de la cité de la lagune Ebrié a inexorablement doublé voire triplé. Or pourtant, après le feuilleton H. International qui était dans le passé la seule entreprise qui détenait le monopole de la collecte des ordures à Abidjan, depuis trois(3) à quatre(4) ans plusieurs sociétés privées exerçant dans le secteur et autres particuliers dont des jeunes munis de leurs pousse-pousse, ont pris d’assaut les rues, artères, quartiers et autres endroits publics et privés de la capitale abidjanaise. Cela, à la recherche d’ordures dans une atmosphère de rivalité. A ces diverses sociétés à l’assaut des ordures,  s’ajoutent quelques véhicules des municipalités et du District d’Abidjan. D’où  vient donc qu’Abidjan ploie quotidiennement sous le poids agaçant, toxique et polluant des ordures ?  Dans notre prochain numéro, nous irons dans l’univers de ces diverses sociétés de collecte d’ordures dont les camions ronflent nuit et jour à la recherche d’ordures. 

L’indifférence des populations

 

L’insalubrité fait-elle partie de la culture inculquée aux populations abidjanaises ? D’aucuns  ne manqueront pas de répondre par l’affirmative. Car rares sont les populations qui ont manifesté, de façon permanente, le désir de garder leur environnement salubre. Mis à part quelques ONG qui ont périodiquement organisé des opérations  de charme, à travers des opérations  coup de balai, la population abidjanaise s’est plutôt montrée préoccupée par  d’autre chose. Pire elle a toujours apporté des preuves comme actrice privilégiée  au pourrissement de son environnement. En jetant  sur la chaussée, dans les quartiers, dans les rues, toutes sortes de saleté (peaux de banane, d’orange, des  sachets …). Ne   manquant pas d’inonder même les voies bitumées, d’eaux usées. Aujourd’hui l’on a impression que l’Abidjanais ignore les conséquences meurtrières de  l’insalubrité avec son cortège de maladies (paludisme, choléra…).

 Benoît KADJO

Tag(s) : #Mondialisation

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