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La société civile ivoirienne souhaite que le mandat de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation couvre les événements "majeurs" en Côte d’Ivoire depuis l’indépendance en 1960 jusqu’à la crise post-électorale ouverte en décembre dernier.

"Les participants proposent que la Commission prenne en compte les événements politiques, économiques, militaires et socioculturels majeurs qui se sont déroulés en Côte d’Ivoire sur la période allant de 1960 à 2011", indique le communiqué d’un atelier de réflexion tenu mardi et mercredi à Abidjan à l’initiative de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI).

Une Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation présidée par l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny a été mise en place par le président ivoirien Alassane Ouattara pour faire la lumière sur les événements meurtriers post-électoraux qui ont élargi le fossé entre les communautés ivoiriennes, panser les plaies et permettre aux Ivoiriens de "réapprendre à vivre ensemble".

Pour la CSCI, le mandat doit prendre en compte "les périodes du monopartisme (1960-1989), la première décennie du multipartisme (1990-1999) et la période d’instabilité politique (2000-2011)".

Relativement aux missions de la Commission, la CSCI suggère qu’elle mène dans "un délai n’excédant pas 30 mois", des enquêtes sur les faits majeurs "en vue de dresser le tableau le plus complet possible de la nature, des causes, de l’étendue et de la gravité des violations des droits humains qui ont eu lieu entre 1960 et 2011".

La Commission devrait, entre autres, "rechercher la vérité sur tous les faits portés à sa connaissance, obtenir la repentance des coupables et le pardon des victimes, proposer des réparations pour toutes les victimes et les ayant droits en vue de leur rendre justice".

"Pour être membre de la Commission, il faut être compétent dans son domaine, impartial, indépendant, inspirer confiance et ne pas être récusé par les autres membres de la Commission ou par l’opinion publique", recommande la CSCI.

La CSCI propose une Commission de 20 personnes, à l’exclusion des "politiciens et des militaires" mais comprenant des religieux, des universitaires, des chefs coutumiers, des représentants du secteur privé, des syndicalistes, des organisations de la société civile et des organisations de la jeunesse.

La CSCI est la plus grande faîtière des organisations de la société civile en Côte d’Ivoire. (Xinhua)


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