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La crise post-électorale consécutive à la défaite de Laurent Gbagbo a causé d’énormes dégâts. Avec le massacre des populations civiles aux mains nues par les fds (forces de défense et de sécurité) restées fidèles au chef de file de LMP. Au point qu’un certain ‘‘Commando Invisible’’, horripilé par les tueries sauvages des fds, des mercenaires et des miliciens s’est vu contraint de voler au secours des populations civiles. Un commando dont la paternité est attribuée à l’ex-Sergent-Chef IB qui s’est affublé du titre de ‘‘Général’’. Seulement, plutôt que d’attendre d’être récompensé par le Chef de l’Etat voire le Premier Ministre et Ministre de la Défense, Soro Kigbafori Guillaume, IB exige sa part de gâteau. Or il ne s’agit pas ici d’un coup d’Etat comme en 1999.

Le ‘‘Commando Invisible’’ version IB réclamait sa part de gâteau. Dans les maquis et lieux publics, cette affaire alimentait les causeries et en ajoutait à la crainte des Ivoiriens qui ne comprenaient rien à ce que voulait l’ex-Sergent-chef Ibrahima Coulibaly dit IB. En effet, pour avoir défendu les populations civiles aux mains nues contre les chars d’Abéhi Jean Noel, IB et son commando invisible exigeaient de ne pas être oubliés. Et pour cela, il tenait à rencontrer le Président de la République. Fort heureusement, lors de sa récente rencontre avec les Officiers supérieurs et les Généraux de l’Armée, le chef suprême des armées avait bien donné instruction au Ministre de la Défense donc tutelle de la grande muette de traiter le cas IB. D’où vient-il encore que ce dernier voulait être reçu par le Chef de l’Exécutif ivoirien ? La réponse ne pouvait que se trouver dans les relations tendues entre les deux hommes du temps du MPCI (mouvement rebelle à l’origine du déclenchement de la crise ivoirienne en septembre 2002). Il n’y a guère, lors d’une interview radiodiffusée, à la question de savoir s’il pouvait se rapprocher du Premier Ministre Soro Guillaume, IB avait botté en touche en affirmant à son interlocuteur qu’il ne souhaitait pas aborder ce sujet.  Or aujourd’hui, l’heure est à la réconciliation. Aussi, les Ivoiriens sont-ils surpris de savoir qu’IB ne s’inscrivait pas dans cette mouvance. A Abobo, ses hommes et lui sont accusés d’avoir réquisitionné des domiciles de personnes qui ont fui leurs maisons pour éviter de se faire massacrer par les forces de défense et de sécurité, les mercenaires et les milices de Laurent Gbagbo. De retour dans leur quartier qu’ils avaient fui, les propriétaires de ces maisons ne savaient pas du tout où habiter et ont été contraints, pour certains, de dormir à la belle étoile, quand d’autres plus chanceux sont hébergés par des voisins. Aujourd’hui, ils peuvent être heureux de retrouver leurs domiciles. Alors qu’à Yopougon, les dernières poches de résistance des miliciens sont en train d’être délogées, il revient de façon récurrente qu’IB et ses hommes continuaient d’accentuer les souffrances des populations. Certains parlent d’un effectif de 300 personnes qui seraient sous ses ordres. Et pour en ajouter aux souffrances des Abidjanais, IB affirmait que les FRCI avaient attaqué ses positions. De quelle position parlait-t-il ? Parce que si IB détenait des armes, c’était de façon illégale et devait donc être assimilé à un milicien. Il doit donc déposer les armes au même titre que ces derniers qui sont réfractaires à la réconciliation et à la reconstruction du pays en se comportant comme des ennemis de leur pays. Aujourd’hui, la guerre est finie. Mais alors qu’on attend de lui qu’il aide à sécuriser totalement Yopougon, c’est plutôt contre les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire qu’IB se dressait. L’on est en droit de se demander ce que voulait IB. Par deux fois, l’occasion a été donnée à IB qui, il faut se l’avouer, ne représentait rien du tout sur l’échiquier politique ou militaire national n’a pas daigné honorer les rendez-vous qu’il avait avec la délégation du Premier Ministre et Ministre de la Défense. Au point de recevoir une leçon de courtoisie de la part des Officiers Généraux de l’Onuci. Le Président de la République ayant renvoyé IB à son compagnon de lutte Soro Guillaume, aujourd’hui le Premier Ministre de Côte d’Ivoire, le chef du gouvernement devait-il satisfaire aux exigences du présumé patron du ‘‘Commando Invisible’’ qui voulait sa part de gâteau? Seulement, il semble que pour l’ex-Sergent-chef IB le temps s’était arrêté car il oublie que les Ivoiriens ont donné leur onction à un candidat à la présidentielle du 28 novembre 2010. Et cette personne, c’est le Dr Alassane Ouattara dont ils ont fait leur Président de la République. Il ne s’agit donc pas d’un putsch auquel ont pris part plusieurs officiers, bidasses et autres pour parler de ‘‘part de gâteau’’. Aujourd’hui, l’ex-Sergent-Chef Ibrahima Coulibaly a été tué,  abandonnant ‘‘ses’’ éléments qui, selon des sources concordantes, seraient à l’origine des tueries et des exactions qui continuent à Yopougon. De fait certains s’interrogent pourquoi ce traitement de faveur accordé à IB qui s’en gargarisait.  Soro Kigbafori Guillaume était-il entre le marteau et l’enclume ? S’il ne trouvait pas un point de chute à IB, les Ivoiriens devaient-ils s’attendre à ce que la Côte d’Ivoire replonge dans le chaos ? Si, au contraire le chef du ‘‘Commando Invisible’’ avait obtenu satisfaction en intégrant les Forces Républicaines, comment y aurait-il été traité ? Comment se serait-il comporté vis-à-vis des gradés des Forces Républicaines ? Ne serait-il pas permis des fantaisies car ayant des divergences de vue avec le Premier Ministre au point que ce dernier lui a envoyé une délégation de haut niveau pour discuter et lui demander de déposer les armes ainsi que ses miliciens? L’ex-Sergent-Chef aurait pu rencontrer le Président de la République, Chef  suprême des Armées s’il avait tu son égo et ravale ses rancœurs, aigreurs et jalousie. Fort heureusement ou malheureusement, c’est selon, IB a été tué. Alassane Ouattara n’a que faire des personnes qui veulent tirer la Côte d’Ivoire vers le bas. Parce que le schéma qui se dessinait faisait penser à une machination ourdie par les pontes de LMP. Le comportement d’IB faisait penser à l’arrogance des dirigeants LMP. Espérons seulement qu’ils ne comptaient pas sur IB pour exécuter leurs basses œuvres. Mais en attendant, la réponse à cette question que ne cessaient de se poser les Ivoiriens vient de leur être donnée: que veut IB, que peut Soro ? Cette question vient d’être réglée avec la mort de celui qui n’a jamais su accepter de n’avoir jamais su pu profiter de la rébellion ivoirienne. Pour n’avoir donc pas su attendre son heure et se moudre dans la nouvelle Côte d’Ivoire, l’ex-Sergent-Chef Ibrahima Coulibaly a été stoppé. Que vont devenir ceux qui se réclamaient de lui ? Nous osons croire qu’ils déposeront enfin leurs armes pour que Alassane Ouattara puisse enfin dérouler tranquillement son programme pour lequel il a obtenu l’onction populaire.

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