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Ultime humiliation: Simone Gbagbo par terre
Avec l'accord des autorités ivoiriennes, la Cour pénale internationale (Cpi) sera sur les traces des auteurs des crimes commis lors de la crise post-électorale. Toute chose qui fait perdre toute sérénité aux refondateurs. On les savait assoiffés de pouvoir et prêts à n'importe quoi pour arriver à leur fin. Mais il a fallu la crise post-électorale pour s'en convaincre. Car, tout porte à croire que Laurent Gbagbo et sa bande ont préparé le génocide des Ivoiriens. Achats massifs d'armes, recrutement de mercenaires, formation de milices et réquisition de l'armée, tout était réuni pour accomplir la sale besogne. Dès que le ton a été donné, les partisans de Laurent Gbagbo avec la bénédiction de leur mentor et des cadres du régime ont procédé à des exécutions. La cible, les militants du Rhdp, les nordistes et les Baoulé. Du moins tous ceux qui ne reconnaissaient pas le ''Woody'' comme le Président élu. Bien entendu, le chef de file de la refondation s'accroche au pouvoir malgré les interpellations. Sur le terrain, le ton est donné. A Yopougon, fief de Lmp, des personnes sont brûlées vives, enlevées, quand des quartiers comme Port-Bouët 2 (dont les populations sont taxées de soutenir le Président Ouattara) est tout simplement canardé. Les miliciens et mercenaires font la loi avec l'appui de l'armée proche de Gbagbo. Dans ces conditions, fuir était la seule solution pour ceux qui pouvaient. Pareille dans la commune d'Adjamé où une milice, GPP, à la solde du régime règne en maître absolu. Ceux qui, dans leur fuite, avaient le malheur de tomber sur eux sont automatiquement exécutés. C'est le cas de Monsieur Loukou, agent de la société Edipresse qui a été lâchement assassiné non loin de son lieu de travail. Dans le sous-quartier Saint-Michel, dans la même commune, un obus lancé par les miliciens pro-Gbagbo lors d'un affrontement nocturne, le 03 mars dernier, a atterri dans une cour faisant trois (3) morts dont Dame Okou N'Guessan et son fils aîné, Dagnogo Dramane. Abobo, commune martyre réputée comme le fief des pro-Ouattara, le spectacle est désolant. Les morts se comptent par centaine après des assauts répétés des forces loyales à Gbagbo. L'organisation des Nations Unies en Côte d'Ivoire a même annoncé la présence de charniers dans cette commune. Ajouté à cela, le même jeudi 03 mars dernier, six (6) femmes sont tuées à Abobo lors d'une marche pacifique pour réclamer le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir. Même des hommes d'affaires étrangers n'ont pas été épargnés par les éléments de ce régime aux abois. Il s'agit d'Yves Lambelin PCA de SIFCA et deux de ses collaborateurs Chelliah Pandian et Raoul Adeossi de même que le directeur de l'hôtel Novotel qui sont enlevés le 04 avril dernier à l'hôtel Novotel dans la commune du Plateau. Ce n'est que dans le mois de juin que deux corps seulement ont été retrouvés. A l'ouest du pays, le constat est tout aussi choquant. Les mercenaires libériens recrutés par le camp Gbagbo ont massacré les populations. Le bilan de la crise post-électorale fait officiellement 3000 morts. Cela sans compter les personnes disparues et les nombreux cas de viol. Des familles sont aujourd'hui marquées à vie. Face à ces plaies qui peinent à se cicatriser, les nouvelles autorités ivoiriennes exhortent au pardon et à la réconciliation. Mais en même temps exigent que justice soit rendue. Et le fait que la CPI (Cour pénale internationale) soit sur le coup avec l'accord de ces autorités, soulage les familles des victimes qui n'attendent que les auteurs paient pour leurs crimes. De l'autre côté, les refondateurs dont certains sont mis aux arrêts, d'autres en résidence surveillée et plusieurs en exil, ne partagent pas cet avis. Eux qui prétendent ne rien se reprocher souhaitent même qu'au nom de la réconciliation tous ces crimes soient purement effacés. Est-ce qu'à cause de la réconciliation, l'on doit laisser prospérer l'impunité dans ce pays. L'état de droit doit être une réalité malgré les soubresauts et les ballets diplomatiques menés ces derniers temps par des cadres de l'ex-parti au pouvoir qui craignent certainement d'être rattrapés par leurs actes. 
Tag(s) : #Politique
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