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" Comment éliminer la pauvreté, réduire les inégalités, garantir une croissance profitable pour tous et viabiliser les modes de consommation et de production tout en luttant contre les changements climatiques et en respectant tout l'éventail des autres frontières planétaires? ".  C'est la question à laquelle doit répondre, par des propositions concrètes, le Groupe de haut niveau du Secrétaire général sur la viabilité de l'environnement mondial qui a tenu aujourd'hui un dialogue informel avec l'Assemblée générale, en présence de la Vice-Secrétaire générale de l'ONU.  

Les moyens de " créer une planète résistante et capable de satisfaire les besoins de sa population " sont à trouver, a estimé la Coprésidente du Groupe de haut niveau et Présidente de la Finlande, dans quatre domaines prioritaires à savoir les marchés et la finance; la gouvernance, la technologie et l'autonomisation des femmes.  

Le Groupe de haut niveau, a expliqué Tarja Halonen, essaye de proposer un équilibre entre les composantes de la " trinité moderne " que sont la croissance économique, le développement humain et la protection de l'environnement, piliers du développement durable.  Outre la cohérence horizontale entre ces trois piliers, nous devons rechercher une cohérence verticale aux niveaux local, national et international, a-t-elle plaidé. 

" Trente ans après Stockholm, 20 ans après Rio et 10 ans après Johannesburg ", le développement durable a été mis en oeuvre de façon très inégale, s'est impatientée une délégation.  Lorsque le Secrétaire général a créé le Groupe de haut niveau, l'année dernière, a rappelé la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, il avait demandé à ses membres de penser " grand, ambitieux et pratique ".  Il avait parlé, a encore rappelé Asha-Rose Migiro, du " défi du 50/50 " consistant à réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre et à nourrir une population qui en 2050 pourrait doubler par rapport à celle d'aujourd'hui en atteignant un chiffre de 9 milliards d'âmes.

L'autre Coprésident du Groupe de haut niveau et Président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, est intervenu par vidéoconférence pour annoncer la parution à la fin de cette année du rapport final de son Groupe pour faire une contribution substantielle au processus préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur le développement prévue à Rio en 2012 -Rio 2012-.  Une conférence, a commenté la Vice-Secrétaire générale, qui sera une occasion rare de dissocier dans la tête des gens croissance économique, d'une part, et déchets, pollution et gaspillage, d'autre part.

Quand on détruit les ressources naturelles, a ajouté le Président de l'Assemblée générale, c'est la question de l'équité sociale et du développement économique qui se complique.  Joseph Deiss a annoncé l'organisation d'un débat thématique sur le concept d'économie verte.  Quand on parle de ce nouveau type d'économie, ont prévenu, les petits États insulaires en développement (PEID), il faut aussi parler de l'" économie bleue ", à savoir la protection des richesses halieutiques et des écosystèmes marins.

Appelant à un nouveau paradigme de développement, le Président de l'Assemblée générale a, comme l'ont fait les participants à la dernière session du Forum des Nations Unies sur les forêts le mois dernier, souligné l'importance de la volonté politique et de la sensibilisation du grand public.

Il nous incombe de renforcer et d'améliorer la gouvernance pour garantir à chaque citoyen les droits à un air non pollué, à la nourriture et à l'eau potable, a acquiescé Cristina Narbona Ruiz, membre du Groupe de haut niveau, Représentante de l'Espagne auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et ancienne Ministre de l'environnement.

Une autre experte du Groupe, Hajiya Amina Az-Zubair, Conseillère du Président du Nigéria sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a confirmé qu'il faut s'éloigner de la vision compartimentée des trois piliers du développement durable.  " Il est temps de comprendre qu'ils sont étroitement liés entre eux ", a-t-elle souligné.

En l'occurrence, le secteur privé doit être perçu comme un partenaire clefs, a rappelé James Laurence Balsillie, autre membre du Groupe, Coprésident de " Reserach in Motion " et Président du Conseil d'administration du " Centre for International Governance Innovation (CIGI) ".  Il faut, a-t-il dit, penser différemment et lancer des réformes systémiques pour régler le problème d'affectation des 1 à 2 milliards de dollars qui doivent être investis dans la croissance verte.

Dans toute recherche de solutions, il faut tenir compte des préoccupations des jeunes, a renchéri la Conseillère du Président du Nigéria.  Son homologue du Groupe de haut niveau, la Représentant espagnole auprès de l'OCDE a attiré l'attention sur la discussion prévue, au prochain congrès de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), sur la création d'un marché mondial des services climatiques capables de formuler des prévisions jusque dans les pays les plus pauvres, grâce à un réseau de centres régionaux. 

Le débat informel de l'Assemblée a permis aux délégations d'exprimer leur compassion et de présenter leurs condoléances au peuple et au Gouvernement du Japon après le tremblement de terre et le tsunami qui ont frappé le pays, le 11 mars dernier.

Tag(s) : #Environnement

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