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La situation au Mali a été au centre de la 41e session ordinaire de la conférence des chefs d’état et de gouvernement de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) à Yamoussoukro.Les pyromanes ont décidé désormais d’agir à visage découvert au Mali. A voir les résolutions adoptées par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est réunie hier vendredi 29 juin dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire, Yamoussoukro, c’est à cette conclusion qu’on aboutit. Les chefs d’Etat et de gouvernement qui étaient réunis à cette rencontre n’ont pas hésité à donner leur quitus pour «l’embrasement» du Mali qui connait, depuis quelques mois, une grave crise interne. Alors que nombre d’Africains croyaient en sa volonté de résoudre la crise malienne, la Cedeao vient - à travers une énième résolution - de s’illustrer une fois de plus dans le rôle de pyromane qu’on lui connait dans la sous-région depuis l’épisode de la guerre électorale en Côte d’Ivoire. L’institution sous-régionale s’engage en effet à ouvrir les hostilités dans ce pays qui en proie à plusieurs groupes de rebelles islamistes. En effet, la Cedeao a décidé de bander à nouveau ses muscles comme elle l’avait déjà fait aux premières heures de la crise malienne. Notamment en imposant un embargo économique à ce pays pour, dit-elle, faire plier l’échine à la junte réunie au sein du CNRDRE conduite par le Capitaine Amadou Sanogo. Une mesure impopulaire que la Cedeao conduite par son président Alassane Ouattara avait fini par abroger parce qu’ayant obtenu en échange la collaboration, la coopération de la junte. Par ailleurs, cette décision a été suivie de certaines mesures dont l’immunité accordée aux membres de la junte ainsi que le statut d’ancien chef d’état accordé au capitaine de la junte. Ce qui d’ailleurs a permis de mettre sur pied un gouvernement de transition. Malgré tout cela, la situation au Mali n’a guère varié et bien au contraire, les choses n’ont fait qu’empirer. De retour au laboratoire, la Cedeao décide de sévir. En sa résolution 20, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement «exprime sa non-reconnaissance au Cnrdre ainsi que le statut d’ancien chef d’état conféré au capitaine
Amadou Sanogo». Une décision qui, à la limite, frise le ridicule et laisse transparaître les inquiétudes que suscitent cette institution sous régionale. Et comme si cela ne suffisait pas, ces chefs d’Etat ont décidé de donner le feu vert à «leurs troupes» pré-positionnées, la
Micema dont le mandat avait été approuvé par l’article 25 du protocole, d’aller soumettre le Mali : ses institutions et son armée. «La conférence décide d’accélérer le déploiement de la Micema», stipule l’article 25 du communiqué final de cette réunion. Un ensemble de mesures vraiment impopulaires qui, véritablement, ouvriront les portes à la chienlit dans ce pays d’une superficie plus d’un million de Km2. Ainsi en a décidé la Cedeao !

Tag(s) : #Politique

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