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La Côte d’Ivoire est un pays à l’hospitalité légendaire. De sorte que l’on retrouve sur son sol la quasi-totalité des races qui composent ce monde. Particulièrement des Camerounais dont certains n’ont plus jamais pu remettre une seule fois les pieds chez eux dans leur pays, le Cameroun. Que certains confondent avec la Côte d’Ivoire qui n’est pourtant pas leur pays d’origine.  Mais dont la légendaire hospitalité permet, pour certains d’entre eux, comme des natifs de ce pays parce que parfaitement intégrés. Se payant même le luxe insolent et plutôt grossier de s’immiscer dans le débat politique ivoirien. Alors que certains d’entre ces pseudos intellectuels camerounais peuvent aller débattre dans leur pays, le Cameroun, sur la politique sociale qui n’est pas des plus reluisantes. De quoi se mêlent franchement ces ‘‘intellectuels’’ qui préfèrent gérer le ministère de la parole à 6.000 km de chez eux. L’intellectuel, pour nous, est celui qui juge à partir de faits avérés qui lui permette d’appréhender la vérité. Rien de plus ! Il n’en va pas de même pour ces Camerounais qui, se prétendant intellectuels, prospèrent dans leur intrusion à but tarifé dans la politique ivoirienne. En choisissant de surfer sur la vérité plutôt que de la rechercher. Alassane Ouattara a reçu l’onction du peuple qui lui a accordé son suffrage à 54,10%, faisant de lui le Président de la République de Côte d’Ivoire. Des résultats braqués par son adversaire, le président sortant Laurent Gbagbo qui refuse cette alternative démocratique. Au motif que le Conseil Constitutionnel aux ordres l’a déclaré vainqueur du scrutin du 28 novembre 2010. Mais il semble que ces très grands intellectuels si prompts à se faire un peu de pub en se servant des malheurs des autres feignent d’ignorer que la volonté du peuple prime sur toute autre considération. N’est-ce pas eux qui aiment bien utiliser cette belle expression ‘‘vox populi, vox Dei’’ ? L’on ne leur fera pas l’injure de leur faire remarquer que l’on ne devient pas Président de la République par une simple décision de justice.

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Koudou Laurent Gagbo

Par ailleurs, là où les intellectuels camerounais devraient mettre la pédale douce, c’est lorsqu’ils embouchent la trompette de l’ingérence dans les affaires ivoiriennes. En s’appropriant le débat politique ivoirien, ne s’ingèrent-ils pas dans la politique ivoirienne ? Mais si tant est que la sacro sainte souveraineté des Etats leur tient tant à cœur, pourquoi ces intellectuels s’ingèrent-ils dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire ? Est-ce à dire qu’ils ont fini de s’occuper voire de traiter et résoudre tous les problèmes existentiels auxquels font face les Camerounais dans leur pays ? Ou alors le Cameroun est devenu un tel modèle de démocratie qu’il n’y a rien à y redire ? Il est vrai que pour ces gens-là, c’est la France qui fait la guerre à la Côte d’Ivoire mais parler de choses qu’on sait est mieux que d’emboucher la trompette de l’opportunisme. S’ils étaient honnêtes, ils devraient plutôt blâmer Laurent Gbagbo qui n’aura jamais une once de l’aura de Patrice Lumumba. En effet cet africaniste souverainiste a préféré épargner la vie de milliers de congolais plutôt de jouer les braves. Il n’a pas fait lancer des obus sur un quartier durant quatre mois ni fait tiré lâchement avec ses chars sur des femmes aux mains nues. Massacrant des civils parce que ces derniers réclament son départ du pouvoir qu’il a perdu dans les urnes. La Côte d’Ivoire est un pays souverain qui fait partie du concert des Nations. Aussi, ne peut- elle vivre en autarcie; mais si des intellectuels veulent mêler leurs voix à la crise post-électorale, ils doivent le faire de façon honnête et sans parti pris. Sinon, l’on serait en droit de se demander s’ils sont opportunistes ou solidaires ?

Tag(s) : #Politique

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