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Dans la déclaration ci-dessous, l’Union pour la revalorisation de la fonction enseignante et éducative du Burkina, passe en revue les difficultés des écoles formation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nouvelle année 2012 offre l’opportunité à l’Union pour la revalorisation de la fonction enseignante et éducative du Burkina (UREFEB) de formuler ses vœux de paix et de prospérité au peuple burkinabè dans sa globalité et au monde des travailleurs en particulier. Elle voudrait ici, féliciter les acteurs de l’éducation pour le bilan obtenu au prix de multiples efforts au cours de l’année écoulée.

Enseignant(e)s à la retraite, enseignant(e)s en activité, c’est de votre actif que notre pays connaît son essor actuel et l’UREFEB tient à vous rendre hommage. Elle profite de l’occasion pour saluer la presse burkinabè dans son ensemble, véritable support de notre système éducatif, qui ne se lasse jamais de faire écho des évènements marquant la vie de ce secteur.

L’UREFEB ouvre d’ailleurs une parenthèse pour féliciter la presse écrite pour la qualité du traitement de l’information qui n’a rien à envier à la presse étrangère. La revue de presse livrée chaque matin à la Radio France Internationale (RFI) confirme cette appréciation. Pour revenir à l’éducation, socle de tout développement, l’UREFEB tient à relever avec force que l’édification d’une société prospère et moderne passe par la qualité de ses ressources humaines. L’Etat doit donc miser sur la qualité de l’enseignement et de la formation pour qu’émergent de véritables hommes intègres, travailleurs, respectueux des valeurs humaines universelles. L’UREFEB salue les efforts consentis par l’Etat pour améliorer les conditions de vie des travailleurs mais au regard du taux accordé, elle se permet d’apprécier en ces termes ‘’peut mieux faire’’. Elle se réjouit du retour à deux (02) ans la formation dans les Ecoles nationales des enseignants du primaire mais tient à relever que cela ne suffit pas pour garantir la qualité de l’enseignement. Il faut d’autres mesures d’accompagnement telles que : actualiser, adapter, harmoniser les contenus d’enseignement dans ces écoles.

S’assurer de la compétence et de la bonne moralité des formateurs. S’assurer de l’excellence des conditions de travail des stagiaires et des formateurs. Appliquer une discipline de rigueur digne d’une école de formation. Cette discipline doit rappeler aux élèves maîtres leur identité professionnelle, les valeurs cardinales qu’ils doivent incarner et véhiculer tout au long de leur carrière. De nos jours l’immoralité et l’extravagance verbale et vestimentaire sont légion dans les écoles de formation.

Pour lutter contre ce phénomène, l’UREFEB prône l’instauration de l’uniforme dans ces temples du savoir et la blouse pour ceux qui sont sur le terrain. L’uniforme cousue de manière descente cache les formes surtout de la gent féminine et épargne les stagiaires des calculs de choix de vêtement à porter chaque jour ou des tiraillements pour le choix de l’uniforme de la promotion sortante. Les blouses sur le terrain protègent des saletés et cachent aussi les formes agressives des enseignantes. Pour la petite histoire, un élève du cours préparatoire deuxième année (CP2) a été surpris en train de reproduire les formes ressorties de sa maîtresse au lieu de suivre la leçon. A qui la faute ?

L’UREFEB félicite les écoles de formation privées qui ont une longueur d’avance dans le domaine du port de l’uniforme. Avant de clore cet écrit, elle tient à exprimer toute sa satisfaction à Son Excellence M. le Premier ministre pour sa vision sur l’assurance maladie pour tous. Voilà près de trois (3) ans que l’UREFEB se bat pour faire comprendre que la mutualisation est une des solutions et pas des moindres, de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Aucun travailleur ne peut s’investir pleinement sans la santé.

Pour s’enrichir de l’expérience d’autres contrées dans ce domaine, l’UREFEB a effectué en 2011 un voyage d’étude au Mali où sa délégation a été instruite du fonctionnement de la Mutuelle des travailleurs de l’éducation et de la culture (MUTEC) du Mali et a pu visiter les différentes réalisations. C’est dire l’engagement de l’UREFEB à mener une campagne de sensibilisation pour l’aboutissement de ce projet.

Le maillon de la chaîne qui manquait est cette volonté politique qui vient d’être affichée. L’UREFEB saisit l’occasion pour remercier le ministère de l’Education nationale (MENA), l’Ambassade du Mali et toutes les bonnes volontés qui lui ont permis de réaliser ce voyage d’étude. Educateurs, à vos marques pour la deuxième (2e) édition qui est déjà en chantier.

Bonne et heureuse année 2012 à tous.

Pour le bureau exécutif Le Président

Tag(s) : #Société
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