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Deux ans après l'élection d'Alpha Condé, le souhait d'apaiser les tensions et d'aller de l'avant semble enfin partagé.

 La république de Guinée a soufflé le 2 octobre sa 54e bougie. Pour la première fois, les festivités ont été délocalisées hors de la capitale. C’est à Boké, à 300 kilomètres de Conakry, que le chef de l’Etat a ordonné de tenir cette célébration dans un contexte politique très agité. Pour cet anniversaire, les autorités guinéennes ont souhaité poser des actes constructifs afin de calmer les opposants politiques, qui souhaitent notamment changer le président de la CENI et la recomposer de façon plus équilibrée avant d'aller aux élection législatives, attendues depuis deux ans.

 

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La Guinée en quête d'un nouveau souffle

Un colloque pour apaiser les tensions
Le dialogue a donc été relancé à la veille des festivités pour que les fils du pays puissent renouer avec le dialogue. Pour matérialiser sa quête de l’unité nationale, les proches du président de la République ont organisé un colloque à l'université Kofi Annan avec pour thème « L’unité et la solidarité en Guinée » et pour sous-thème « L’islam politique et l’extrémisme religieux dans la sous -région ».
Le professeur Lanciné Kaba, conférencier, a commencé par rappeler à l’assistance que tout grand pays a traversé des moments difficiles avant de parvenir à un niveau exemplaire. Selon lui, la Guinée paye trop cher ses querelles intestines.

Regarder derrière soi pour avancer
« Il est du devoir des leaders politiques et du président de la République de convenir impérativement d'un cadre de concertation pour sauver le pays et ses populations », soutient-il. Rien de tel qu'un regard dans le rétroviseur pour avancer. Le professeur a ainsi rappelé que les différentes ethnies guinéennes sont liées par l’histoire et la culture. Qu’il est dommage qu’on utilise les ambitions politiques pour dresser des populations les unes contre les autres. Comme le professeur, l’historien Djibril Tamsir Niane a amené l’assistance aux temps de Soundiata Keita, Elhadj Oumar Tall, Babemba… pour démontrer que ces héros n’avaient pas forcément les mêmes convictions mais ont sû se rassembler pour une cause commune quand il le fallait. Au deuxième jour du colloque, les partis politiques de l’opposition ont fini par rejoindre la scène. Jean-Marie Doré s'est dit convaincu que la Guinée deviendra une grande nation si elle est prend conscience de ce qui la freine.

Aider le Mali
Le cas du Mali a également été abordé via le thème de « l’islam politique et l’extrémisme religieux dans la sous-région ». Pour le ministre de la Coopération internationale, Moustapha Koutouba Sanoh, la Guinée doit s'impliquer dans la quête d'une solution pacifique et s’il le faut militaire pour que le Mali recouvre son intégrité territoriale et soit définitivement débarrassé des extrémistes.
Le professeur Lanciné Kaba a retracé l’itinéraire de l’islam de l’Arabie Saoudite à Tombouctou. Il s’est interrogé sur la pertinence des occupants du Nord-Mali à vouloir imposer la charia de façon aussi partiale et non justifiée, dans un pays qui a tant d’années d’islam derrière lui. La présence d'ancien Premiers ministres, de ministres et d'intellectuels de renoms a donné aux participants l’espoir de voir enfin se tourner les page sombres de l'histoire de la Guinée.

Tag(s) : #Politique

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