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Dès son indépendance, la Côte d’Ivoire opte pour une économie libérale, ouverte à l’aide et aux investissements étrangers. Dès les années 1970, elle connaît une croissance économique exceptionnelle et devient la « locomotive » de l’Afrique de l’Ouest, attirant de nombreux travailleurs originaires des pays voisins. Ce « miracle ivoirien » repose sur la production et l’exportation de cacao et de café et permet l’édification d’un réseau d’infrastructures très développé. Mais sa dépendance à ces produits hautement spéculatifs sur le marché mondial expose très fortement la Côte d’Ivoire aux fluctuations des cours. Si un système de caisse de compensation pour les petits planteurs permet, pendant de nombreuses années, d’amortir les trop grandes amplitudes du prix des produits agricoles, il contraint le pays à s’endetter lourdement. Au milieu des années 1980, la chute des prix du café et du cacao marque la fin du miracle ivoirien. La hausse des cours et la dévaluation du franc CFA, en 1994, permettent à la Côte d’Ivoire de renouer avec la croissance. Mais le pays demeure vulnérable et, à la fin des années 1990, plonge dans une crise économique et sociale, qui se double de troubles politiques. Les tensions culminent en 2002, avec une tentative de coup d’État menaçant de dégénérer en véritable guerre civile et entraînant une partition entre le nord et le sud du pays. Même si elle stagne et doit faire face à la fuite des capitaux étrangers (en particulier français), l’économie ivoirienne parvient cependant à résister à cette grave crise, avec une croissance de 1,8 p. 100 en 2005. L’agriculture demeure encore de nos jours son pilier traditionnel, employant plus des deux tiers de la population active. La Côte d’Ivoire peine à diversifier son industrie et mise sur le développement des services (notamment dans le domaine des nouvelles technologies). L’exploitation de gisements de pétrole offshore, encore à des débuts, constitue une manne financière de plus en plus importante. En 2006, l’agriculture contribue pour 22,7 p. 100 au PIB. Les principales cultures d’exportation sont le cacao — dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial — et le café en zone forestière ; la banane et l’ananas sont cultivées dans le Sud, le coton et la canne à sucre dans les savanes du Nord. Les cultures vivrières locales sont le manioc, le riz, le maïs, le mil, l’arachide et l’igname. Dans un effort de diversification des cultures d’exportation, le gouvernement a encouragé la plantation du palmier à huile et de l’hévéa, ainsi que la culture de la canne à sucre, du coton et du soja. La Côte d’Ivoire, où les zones forestières du Centre, favorables à la culture du café et du cacao, furent exploitées dès l’époque coloniale et au lendemain de l’indépendance, a fait porter ses efforts, depuis la fin des années 1970, sur la zone forestière frontalière du Liberia. Le port de San Pedro est ainsi devenu le grand exportateur de grumes de cette région riche en bois d’œuvre et en bois précieux, où ce qui reste de l’ancienne grande forêt guinéenne disparaît peu à peu chaque année. Le bois (10,1 millions de m³ de coupes en 2006) constitue l’un des principaux produits d’exportation ivoiriens. La pêche joue également un rôle économique considérable. La pêche vivrière est pratiquée sur la côte, dans les nombreuses rivières et les lagunes ; la pêche maritime industrielle porte sur la sardine, le thon, la bonite et les crevettes. En 2005 les prises annuelles avoisinent 55 866 tonnes de poisson.

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