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Les Français s’établissent sur la côte au début du XVIIIe siècle. Dans la seconde partie du XIXe siècle, ils se trouvent en compétition pour la domination de la région avec les Britannique. La Côte-de-l’Or (actuel Ghana). Les zones d’influence respectives de ces deux puissances coloniales sont définies au congrès de Berlin, en 1885. Dans son entreprise de conquête de l’intérieur des terres, la France se heurte dans le Nord au conquérant malinké, Samory Touré, dont les forces sont armées de fusils négociés auprès des Britanniques. En 1897, Samory fait raser Kong, dont les habitants ont pactisé avec la France ; il doit toutefois se rendre et est déporté. Mais le conflit a dévasté durablement la région. La France ne peut asseoir sa domination sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire qu’au début du siècle : en 1904, le territoire ivoirien devient colonie de l’empire colonial français. Jusqu’en 1915, les autorités coloniales répriment les révoltes des Baoulé et des Bété. La culture du café, introduite en Côte d’Ivoire par les colonisateurs dès 1882, se développe et une classe de petits planteurs apparaît. Dès 1932, l’un d’eux, Félix Houphouët-Boigny, prend la tête de la contestation contre l’accaparement des terres par les grands propriétaires coloniaux et contre la politique économique qui pénalise les petits planteurs autochtones. La Côte d’Ivoire est à l’époque sous la coupe des milieux d’affaires qui incitent le gouvernement français à intégrer à la colonie, entre 1932 et 1947, les régions très peuplées du centre et du sud de la Haute-Volta. (actuel Burkina), dont les habitants sont recrutés pour le travail dans les plantations et constituent le gros des contingents de « tirailleurs sénégalais » envoyés sur le front européen durant les deux guerres mondiales. Le recours au travail forcé, pour la construction de la voie ferrée entre Abidjan et Ouagadougou, destinée à parfaire l’intégration économique de ces territoires, renforce l’opposition anticoloniale. En 1944, Houphouët-Boigny crée un syndicat agricole africain, qui est à l’origine du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), section ivoirienne du Rassemblement démocratique africain (RDA) fondé en 1946 à Bamako (Mali). Les différentes sections du RDA créées dans les colonies de l’Afrique-Occidentale française (AOF) mènent la lutte pour l’indépendance. En 1946, député de la Côte d’Ivoire à l’Assemblée française, Houphouët-Boigny est à l’origine de la loi abolissant le travail forcé dans les territoires d’outre-mer, statut auquel accède la Côte d’Ivoire la même année. Le PDCI-RDA, alors apparenté au Parti communiste français, s’oppose violemment à l’Administration française, en 1949, soutenant les grèves suscitées par la chute des cours du cacao. En 1951, cependant, Houphouët-Boigny adopte une stratégie de coopération avec le gouvernement français, et le PDCI-RDA rallie l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), présidée par François Mitterrand, ministre de la France d’outre-mer. Ministre à deux reprises dans le gouvernement français, Houphouët-Boigny participe à l’élaboration des réformes qui vont déboucher sur la décolonisation. 

Les Français s’établissent sur la côte au début du XVIIIe siècle. Dans la seconde partie du XIXe siècle,

Ils se trouvent en compétition pour la domination de la région avec les Britanniques qui ont jeté leur dévolu sur la Côte-de-l’Or (actuel Ghana). Les zones d’influence respectives de ces deux puissances coloniales sont définies au congrès de Berlin, en 1885. Dans son entreprise de conquête de l’intérieur des terres, la France se heurte dans le Nord au conquérant malinké, Samory Touré, dont les forces sont armées de fusils négociés auprès des Britanniques. En 1897, Samory fait raser Kong, dont les habitants ont pactisé avec la France ; il doit toutefois se rendre et est déporté. Mais le conflit a dévasté durablement la région. La France ne peut asseoir sa domination sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire qu’au début du siècle : en 1904, le territoire ivoirien devient colonie de l’empire colonial français. Jusqu’en 1915, les autorités coloniales répriment les révoltes des Baoulé et des Bété. La culture du café, introduite en Côte d’Ivoire par les colonisateurs dès 1882, se développe et une classe de petits planteurs apparaît. Dès 1932, l’un d’eux, Félix Houphouët-Boigny, prend la tête de la contestation contre l’accaparement des terres par les grands propriétaires coloniaux et contre la politique économique qui pénalise les petits planteurs autochtones. La Côte d’Ivoire est à l’époque sous la coupe des milieux d’affaires qui incitent le gouvernement français à intégrer à la colonie, entre 1932 et 1947, les régions très peuplées du centre et du sud de la Haute-Volta. La France ne peut asseoir sa domination sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire qu’au début du siècle : en 1904, le territoire ivoirien devient colonie de l’empire colonial français. Jusqu’en 1915, les autorités coloniales répriment les révoltes des Baoulé et des Bété. La culture du café, introduite en Côte d’Ivoire par les colonisateurs dès 1882, se développe et une classe de petits planteurs apparaît. Dès 1932, l’un d’eux, Félix Houphouët-Boigny, prend la tête de la contestation contre l’accaparement des terres par les grands propriétaires coloniaux et contre la politique économique qui pénalise les petits planteurs autochtones. La Côte d’Ivoire est à l’époque sous la coupe des milieux d’affaires qui incitent le gouvernement français à intégrer à la colonie, entre 1932 et 1947, les régions très peuplées du centre et du sud de la Haute-Volta.

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