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KoudouMKduel-22
KoudouMKduel-22


par Urbain Kadjo

 

 

GBAGBO LE VRAI PERE DE LA GUERRE.

 

Au mois d’Aout 2002 le couple Gbagbo était en vacances à la Baie des Sirènes à Grand Bérébi, une zone assez reculée dans le Sud-ouest du Pays. Ces vacances étaient quotidiennement retransmises par la presse.

 

Paradoxalement la Rébellion choisi d’attaquer le Régime à Abidjan 2 ou 3 jours après le départ du couple Gbagbo en Italie, pendant que son Premier Ministre Affi N’guessan intérimaire du pouvoir se trouve à Yamoussoukro. Cela ressemble bien à la présence de Gbagbo à Libreville le 24 Décembre 1999 pendant le coup d’Etat, alors que tout le monde s’apprêtait à passer Noël en famille. Lida Kouassi a revendiqué publiquement le rôle joué par le FPI. Lida Kouassi et Odette Sauyet dirigeaient la mutinerie depuis le camp militaire d’Akouédo. C’est ce qui justifie l’intransigeance des mutins face aux propositions qui leur étaient faites. D’ailleurs Gbagbo, parrain du coup d’Etat, ne voulait pas se voir supplanté par le RDR, avait fait évincer son partenaire d’alors.

 

Compte tenu de la facilité avec laquelle la Rébellion a conquis les 2/3 du territoire en si peu de temps et sa maîtrise stratégique et tactique du terrain, on peut donc déduire que si la Rébellion avait été vraiment à la base du déclenchement de ces hostilités, elle aurait certainement procédé autrement, aussi bien dans le choix de la date que des cibles. De surcroit l’attaque ne visait ni la Télévision, ni la Radio.

 

A contrario, si les hostilités ont été déclenchées par le Régime, cela explique bien l’absence du couple Gbagbo et d’Affi N’guessan d’Abidjan. L’autre coïncidence extraordinaire, c’est le retour précipité de Boga Doudou qui était en mission en France et son assassinat. L’ordre lui avait été intimé de rentrer précipitamment à Abidjan le 19 Septembre 2002. Pourtant au cours de cette nuit d’horreur, les barons du régime ont été aperçus entrain de coordonner les combats à travers la ville. A cela s’ajoute le retour immédiat de Gbagbo à Abidjan avec assurance.

 

Par ailleurs, pourquoi les leaders de l’opposition ont-ils été surpris par cette attaque ? Certains ayant eu juste le temps de se réfugier chez leurs voisins diplomates. Le général Robert Guéi moins chanceux n’a pu le faire. En outre, pourquoi certaines forces de défense, au lieu de participer au combat pour défendre le pays, se sont-elles acharnées à rechercher les opposants afin de les éliminer ? Au moment où la garde prétorienne de Gbagbo traquait ADO, ils se disaient quand ils auraient fini avec ADO, ils se rendraient chez le vieux Bédié pour terminer le boulot selon les termes de leur commanditaire. Voyez comment ce Monsieur est un impie, au moment même où il cherchait à rencontrer le Pape à Rome, il organisait le massacre de ses opposants dans son Pays. C’est justement à juste titre que le Pape avait refusé de le recevoir, lui ordonnant de venir régler d’abord ses problèmes dans son Pays avant de retourner le voir. On connaît la suite.

 

Les déclarations de Wattao, publiées en Septembre 2003 dans Le Jour Plus, confirment bien que la paternité de cette guerre est bien le FPI qui avait produit dans son laboratoire à la Baie des Sirènes un plan diabolique visant à assassiner les principaux leaders politiques. Balla Kéita en fut la première victime un mois auparavant le 1er Août 2002. Il fut suivi par son président Robert Guéi. Dieu a simplement sauvé Ado et Bédié qui ont pu bénéficier de la proximité d’Ambassades de puissances étrangères. Après avoir liquidé Guéi, un message téléphonique intercepté, en provenance d’Italie, ordonnait d’achever le boulot concernant les deux autres, c'est-à-dire Bédié et ADO, avant le retour du Chef. Avec les Refondateurs, il faut être toujours sur ses gardes.

 

L’assassinat de Boga Doudou résulte de son opposition à ce plan diabolique. Il préférait la technologie électorale, mais il avait été mis en minorité par les faucons. Car la technologie électorale n’avait jamais pu fonctionner parfaitement durant les différentes élections qui avaient suivi la présidentielle de 2000. Ne voulant prendre aucun risque, à son insu, il devrait à ce titre servir à accréditer la thèse d’une attaque extérieure. Car nul ne comprendrait l’élimination des opposants, sans dégâts collatéraux dans le camp présidentiel. Malgré l’importante garde de Boga Doudou, l’on a fait peu cas de victimes parmi cette garde. Le rapport d’enquête indique que les assaillants sont arrivés à bord d’un taxi. C’est vraiment peu pour le service de sécurité qui devrait déjà être en alerte cette nuit là. Une longue réunion avait pourtant eu lieu à la BAE avant que Boga Doudou ne rentre chez lui.

 
Il est curieux que durant cette nuit d’attaque, il n’y ait pas eu de coordination entre les deux sécurocrates de la nation. Lida Kouassi a été attaqué à 3 heures du matin et Boga Doudou à 4 heures du matin. Pendant ce temps personne n’a pu informer Boga Doudou jusqu’à ce qu’il soit abattu chez son voisin. D’ailleurs de nombreuses sources doutent de la version officielle livrée par Lida. Sa femme aurait, semble-t-il, confessé sur le prétendu enlèvement, totalement en contradiction avec la version officielle.

 

L’objectif de ce plan était à la fois d’impliquer les soldats exilés qui devraient être éliminés en même temps que les leaders politiques. Selon Wattao, les soldats exilés avaient reçu des passeports du Régime pour s’introduire en Côte d’Ivoire et contre promesses, pour prendre part à un simulacre de coup d’Etat. En réalité, c’est une opération pare-feu qui a mal tourné. Il convient de se reporter à une interview de Wattao dans un numéro de Septembre 2003  de Le Jour Plus.

 

Par ailleurs, l’on se rappelle aussi comment Lida Kouassi attisait la révolte des Zinzins et des Bahéfouès, afin d’accréditer la thèse de coup d’Etat par les “ jeunes gens ”  du Général Guéi Robert.

 

GUEDE GREGOIRE DIT GREGORIO 2G

 

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