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A la lumière de ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire, après les élections présidentielles, nous voulons saluer les efforts régionaux et mondiaux en cours pour assurer un processus de succession en douceur en Côte d'Ivoire. Nous voulons exprimer notre satisfaction face à la réaction de l’opinion internationale et apporter notre soutien à la récente déclaration  des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui Réaffirmant leur attachement aux dispositions et Principes pertinents du Protocole de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, ont condamné fermement la tentative d’usurpation de la volonté librement exprimée par le peuple ivoirien, le 28 novembre 2010. Tout comme l’envoi rapide de l’ancien Président Sud Africain, Thabo Mbeki à Abidjan comme émissaire de l’Union Africaine., nous saluons également la position sans équivoque de l’administration Obama. Nous n’oublions pas de reconnaître au passage, le Conseil de Sécurité de l’ONU qui a pu enfin se mettre d’accord pour soutenir la volonté du peuple ivoirien tel qu’annoncer par la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Rappelons que toutes ces déclarations soutiennent un vainqueur dans ces élections et appellent à une transition pacifique afin que le pays puisse commencer sa difficile tache de reconstruction et de développement après une décennie de conflits et de stagnation économique. 

Notre espoir, en tant qu’africains de la diaspora organisés en organisation non gouvernementale sous le nom de « United States West Africa Group », est que ces efforts régionaux et mondiaux vers la Côte d'Ivoire puissent se traduisent en actions concrètes et tangibles sur le terrain et ce sur la base des respects du droit, plutôt qu’un retour a un conflit armé dans cet important pays de l’Afrique de l’Ouest, premier producteur mondial de Cacao. Ces efforts doivent, non seulement rassurer le peuple de Côte d'Ivoire d'une résolution pacifique et rapide de l'impasse dans le processus de transfert de pouvoir, mais aussi et surtout veiller à ce qu'aucun accord de partage du pouvoir ne soit encouragé et/ou soutenu. Ces efforts doivent être perçus par les autres pays africains comme moyens de dissuasion face toute autre

tentative de prise d’otage d’un processus électoral ; La Côte d’Ivoire devra servir d’exemple aux pays de la sous-région. C’est pourquoi nous exprimons notre accord avec les Présidents du Nigéria et du Botswana, entre autres, qui ont mis en garde contre les arrangements de partage du pouvoir négociés dans le cas du Zimbabwe et le Kenya et qui ne doivent pas devenir légions. Les élections produisent des vainqueurs selon la volonté du peuple et une opposition forte fait partie d’une démocratie saine.

Le peuple ivoirien est fatigué de cette interminable situation d’instabilité, d'insécurité, de pertes de vies et de difficultés économiques qu’il endure depuis longtemps et dont les premiers responsables de cette impasse ne sont qu’une minorité de personnes qui pour des intérêts égoïstes se sont arrogés le droit naturel de gouverner a vie ce pays. La sous région Ouest Africaine et l’Afrique toute entière en ont assez des récurrentes abjections constatées lors des élections nationales dans plusieurs pays africains ces dernières années.

 Cinquante ans après l'indépendance, les énormes investissements dans nos institutions et dans la construction de nos Etats ont été inhibés par l’incapacité d’organiser des élections crédibles conduisant à la mise sur pied de véritables institutions étatiques démocratiques. La situation actuelle en Côte d'Ivoire magnifie la transition pacifique au Ghana voisin - en 2000 et 2008. Ces transferts de pouvoir pacifique doivent démontrer au candidat malheureux de la présidentielle en 2010 en Côte d’Ivoire que l'électeur africain est capable de changer de dirigeant par les urnes, et que l’accession au pouvoir par un parti de l’opposition n’est désormais pas impossible.

Il est évident aujourd’hui que la surveillance/observation des élections par des représentants régionaux et internationaux n’est plus suffisant pour assurer la transparence dans les élections ou dans l'acceptation de leurs résultats. De même on pourrait se poser la question de savoir si les Etats dit souverains en Afrique ou encore le pouvoir sortant est capable d’organiser des élections libres et transparentes. En Citant le Président Américain, Barack Obama, lors de son séjour au Ghana en 2009 : « L’Afrique a besoin d’institutions fortes et non de Chef d’Etats forts », nous sommes en droit de poser la question suivante : N’est-il pas temps pour l’Afrique aujourd’hui, de rechercher des méthodes pour soutenir des élections démocratiques

crédibles indispensables à l’existence d’institutions étatiques et régionales fortes ?

Nous pensons que les institutions sous-régionales, telles que la CEDEAO et les organismes affiliés à travers le continent doivent tenir compte de leur rôle dans l'organisation et la tenue des élections dans l'État souverain au lieu de réagir à des défaillances des élections par l'envoi d'émissaires pour résoudre l'impasse qui a suivi ou l'envoi de troupes telles que l'ECOMOG pour gérer les conflits qui en résultent - ce qui évidemment "viole la souveraineté" de l’Etat en question. Il faudra avoir une conduite Institutionnelle régionale.

Nous terminons en disant que nous appelons au respect de la volonté du peuple ivoirien et lançons un appel aux acteurs politiques Ivoiriens mis en cause de rehausser l’image de l’Afrique.

Kwame Senyo.

PRESS RELEASE : www.uswestafricagroup.org

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