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Je m'interroge sur ce que peut signifier la côte d'ivoire de demain :tel est le point de départ.
le peuple ivoirien exige et devrait se voir reconnaître en principe, outre le droit d'existence, une
liberté inconditionnelle de questionnement et de proposition, voire , le droit de dire publiquement
tout ce qui exige, une recherche et un savoir de la vérité.

Cette vérité même qui est la condition et l'essence de son existence ,mieux de sa survie.
N'est ce pas même le rôle essentiel des suffrages exprimés que de déclarer et de promettre un
engagement sans limite envers cette vérité ?

Sans doute le statut même et le devenir de cette vérité, comme d'ailleurs la valeur de vérité
donnent-ils lieu à des polémiques infinies ?
Mais cela se discute justement. La vérité est que la cote d'ivoire a choisi son président en la
personne du DOCTEUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA.

Dans un contexte spatio-temporel agité par une extraordinaire , voire ,une étrange valeur de
souveraineté, sinon même, de nationalisme exacerbé et exacerbant, donc déplacé et illégitime,
LAURENT GBAGBO refuse de céder le pouvoir.
Depuis dix ans le peuple ivoirien cherche à établir une voie possible de dialogue avec les mécréants
du pouvoir.

Le FPI s'installe dans un monologisme kystique gangreneux :C'est l'aporie totale.
comme ultime ressource de résistances et d'inventions pour l'instauration d'une cote d'ivoire
démocratique le RHDP fut crée : ce qui devait arriver arriva gbagbo n'est plus président, alors il tue
les ivoiriens avec les missiles et les bombes comme si les balles ne suffisaient plus.
Comment faire partir laurent gbagbo est la question qui mine l'existence des ivoiriens.
Le RHDP ne serait-il pas confiné à ce qu'on appelle aujourd'hui, l'incapacité décisionnelle, donc
même à l'impossibilité de se frayer un chemin vers un futur possible ?

Je voudrais soumettre d'abord l'analyse de notre ligne politique à la rigueur pertinente de la preuve
et de l'épreuve, aux chaînes de la conséquence, et enfin aux contraintes brutales internes du système
dictatorial prévalent en côte d'ivoire.
Bref ne plus méconnaître les failles et les tares de notre façon de faire la politique : c'est à dire cette
sagesse exacerbée face à l'éradication des vies innocentes ou en d'autres termes l'holocauste
programmé .

Comment as t'on pu resté indifférents ou inactifs face à un phénomène de ce genre ? ici et
maintenant nous avons le droit à la vie des pauvres citoyens et le devoir d'assistance aux personnes

en danger qui nous imposent une action armée.
Rappelons le au passage si la pensée divine précède la vie , il n'en est pas de même pour la pensée
humaine , qui elle, est une condition biologique.
Clairement un homme qui pense est un homme qui vit.
Et, le FPI a délibérément choisit de liquider tous ceux qui pensent à une alternative de gestion du
pouvoir .

La pensée humaine étant elle même une manifestation de la manifestation biologique de vie
humaine, je me demande bien quelle forme de choix s'offre à nous :l'action ou la parole ; ou la
parole et l'action.

L'homme à la différence de l'animal dispose de la pensée.
Le courage d'une action finale armée pour chasser gbagbo
L'homme à la différence de l'arbre dispose aussi bien de la pensée que de la mobilité.
Donc ce dualisme fait que pour rendre notre milieu convivial, la pensée se mue en parole ou en
mouvement ;toujours au service de l'univers.

La pensée sert à l'instauration du dialogue qui est une forme d'agression mineure dans l'échange
avec autrui, pourvu qu'il veuille m'écouter.
Il est donc évident que la nature elle même a donné la mobilité corporelle à l'humain à la différence
des végétaux pour se mouvoir et aller vers son objectif.
mêmes les végétaux poussent des racines pour se nourrir .
C'est donc une loi que ce à quoi l'on aspire est possible si et seulement si l'homme est capable d'y
accéder par une double combinaison spirituelle et physique.
Il va de soi qu'une forme de manifestation est nécessaire à la manifestation de l'autre :la fameuse
interrelation entre microcosme et macrocosme.

Alors comment comprendre l'entêtement du RHDP à dialoguer avec un groupuscule qui a choisi
l'élimination pure et simple de ceux qui osent penser à une alternative possible ?
Avant et sous la rébellion le martyr est accusé et exécuté sans autres formes de procès, aujourd'hui

jugés coupables :les militants sont exécutés froidement.
Quand GBAGBO et ses milices auront fini de liquider tous les opposants au régime et toute
exigence latente de justice, de quelle utilité et de quelle spécificité sera notre lutte au RHDP ?
:il faut réagir, il faut parler le langage de GBAGBO pour nous faire comprendre de lui et lui de
nous : c'est une nécessité de survie.

il faut créer nous aussi l'événement digne de ce nom :c'est la condition de notre survie.
Autrement il faut avoir la vision que des milliers d'innocents périront dans les abysses de l'oubli et
de la haine sans avoir même eu le temps d'instaurer la condition d'un dialogue quelconque.
son excellence ALASSANE OUATTARA doit etre installé au palais c'est une question préliminaire
avant tout dialogue avec le FPI.

L'analyse de la situation nous exhorte à plus de réalisme dans cette quête d'instauration de la
démocratie véritable.
Nous devons êtres honnêtes et durs avec nous mêmes et ne point avoir peur de la réalité et des
traumatismes que cela impose.
Il faut aussi tenir compte fermement de la volatilité du temps qui passe et du libre arbitre de
l'homme dans les dynamiques sociaux-culturelles évolutives.
nous ne pouvions pas agir comme si en politique il n'y avait que le calculable, le cognitif et son
performatif.

chers ivoiriens n' oublions pas que l'aboutissement de toute lutte et sa finalisation relève d'un
moment sacrificiel par excellence et surtout ,de l'évènement qui sature et surpasse le performatif du
cognitif.
chers compatriotes le mal de nos dirigeants politiques relève d' une certaine indécidabilité
cependant dans la chaîne des valeurs le droit à l'existence est le joyau élémentaire et primordial qui
doit prévaloir plus que le droit à la justice et au bonheur.
En un mot ne plus prétendre à une neutralité quelconque creuse et dénudée de sens.
De toute façon les lois de la causalité et du déterminisme font que toute position et toute décision
dans le fond sont discriminatoires .

Mais si une décision est une réponse à une situation discriminatoire antérieure alors le poids
Le courage d'une action finale armée pour chasser gbagbo

discriminatoire s'allège pour donner place à une possibilité de recherche d'équilibre.
Une des idées qui me vient en ce moment est la possibilité d'une déconstruction de notre façon de
faire la politique.
En clair j'entends par là nos réactions immédiates et conscientes du moment face à l'évènement.
La décrispation de nos moeurs et de nos attitudes aussi bien à la base qu'au sommet est fondamental

Pour atteindre notre objectif.
Le gouvernement légitime doit réagir et abandonner ses tendances morbides face au vivant.
La paix pour le FPI pourrait être une violence qui le soutire de l'état d'animalité et de bestialité où il
a chuté.

Pour le FPI aussi bien à l'origine comme à la fin la violence est un instrument pour atteindre
l'objectif ;ce parti a même élaboré les concepts de violence juste et de violence conservatrice.
Il faut que le nouveau pouvoir se prévale de l 'efficace philosophique selon laquelle l'homme ne
peut évoluer dans son milieu qu'en usant tous les armes et les moyens dont la nature nous a doté.
Inutile de vivre comme si l'on pouvait se détacher de la réalité.

Ne plus prétendre au non engagement total à la conquête de l'effectivité du pouvoir pour
l'instauration d'une démocratie idoine à nos idéaux de justice.
Le gouvernement légitime doit refuser une apparente dérivée ou l'inconsistance de son essence
idéologique et identitaire

Le peuple ivoirien trouve en face le pouvoir FPI qui s'est auto-légitimé ,l'autorité justifiée en
quelque sorte même si le charnier de YOPOUGON et d'autres charniers à venir resterons impunis.
Comment distinguer entre la force de loi d'un pouvoir légitime et la violence prétendument
originaire qui instaure cette autorité fantoche et qui, elle même ne pouvait s'autoriser d'aucune
légitimité antérieure, si bien qu'elle n'est dans le moment initial ;ni légale ni illégale.
Il s'agit ici du rapport ,entre la force et sa forme ,entre la force et sa signification ;il s'agit de force
performative et persuasive, d'affirmation de signature , mais aussi et surtout de toutes les situations

paradoxales où la plus grande force dans son expression sauvage et primitive et la plus grande
faiblesse dans son expression infantile et humaniste s'échangent étrangement.
C'est toute l'histoire du FPI et du RHDP,c'est toute l'histoire des tueries et des rebellions qui
avilissent le climat de notre terre.

A partir de ce moment s'impose le questionnement sur les fondements du droit de la morale et de la
politique bref, de l'autorité de l'ex president et de sa prétendue légalité.
Ceci est l'ultime nécessité de questionnement face au régime de GBAGBO et de son autorité.
Un régime de ce genre prétend être démocrate et prétend appliquer la justice ,quand on sait que la
tyrannie a pris en otage la justice elle même à la naissance des lois.
Un musellement sans équivoque de la constitution par des décrets ,des articles et des lois farfelus.
Un régime où le droit devient non droit et l'injustice et l'impunité se partagent la rigueur de la
sévérité.
Un tel régime dès son premier instant même a imposé le logos c'est à dire le langage dans le plus
intime et vil aspect de son essence ,comme aussi dans le mouvement par lequel il s' auto-condamne
aujourd'hui :la violence pure et sauvage.
Or force est de reconnaître que s' il est juste de suivre ce qui est juste et fort, il est injuste de suivre
ce qui fort et injuste.
C'est donc ce qui nous amène au RHDP :c'est à dire la condition d'application de la force, la façon
de l'utiliser ou à bon escient ou à mauvais escient.
Nous le savons tous le problème du RHDP est ceci :comment être fort .
Le courage d'une action finale armée pour chasser gbagbo
Notre RHDP est par nécessité même juste comment la faire devenir forte est le problème qui nous
tracasse.
En d'autres termes se pose le problème de l'applicabilité de notre ligne politique dans le monde réel
.
comment chasser le dictateur du pouvoir qu'il a usurpé, pour y installer le président légitime.
Le régime de GBAGBO est fort mais injuste voilà pourquoi nous devons procéder radicalement à sa
déconstruction pure et simple.
Comment rendre fort le RHDP qui par nécessité de survie est juste ; car ce qui est juste ne pourra
être applicable que s'il est fort.
Ayons le courage de le dire , nous n'avons pas encore l'éffectivité du pouvoir.
Le principe d' analyse de mes réflexions ici est tout sauf non engagement et non violence.
Je suis persuadé qu'il ira à l'encontre de la tradition et de son contexte le plus évident, vers une
sorte de scepticisme pessimiste ;au risque même de me faire paraître comme un traître ou un
monstre :mais cela va de soi .
La commodité de l'autorité ivoirienne sous gbagbo, comme législateur et comme essence de justice
, décrétant les destructions massives des vies humaines est le problème clé qui nous amène à un
gradin plus haut de notre échelle d 'analyse décisionnelle.
Aucune justice par la seule raison n'est juste en soi.
Le moment de la fondation du régime de LAURENT même , ne s'inscrit pas dans le tissu
homogène de l'histoire ivoirienne ;puisqu'il le déchire d 'une force , mieux d'une violence inouïe
sans précédent.
Je ne citerais pas l'inauguration de la tuerie.
Là mon discours rencontre une limite en lui même dans son performatif même.
Il y a un silence muré et inédit dans la hargne ,la répugnance , l'animosité et la structure sauvage ,
voire , bestiale et violente de l'acte fondateur de l'existence de notre autorité.
Donc la solution que nous cherchons autour de cette table est la déconstruction de ce régime ,d'où
une possibilité de rétablissement du droit humain et de réhabilitation de notre dignité humaine..
Ceci doit être un préalable pour une possibilité de dialogue et une possibilité d'avancer pour nous
RHDP.
Quand on comprend que la justice comme droit n'est pas juste, que les lois ne sont pas justes en tant
que lois ;et que , nous leur obéissons plus par peur que par conviction, alors il n'y a plus de crédit
pour les institutions qui les ont instaurées.
Disons le sans détour , je parle là d'une possibilité de guerre quand il n'y a pas de possibilité de
faire raisonner celui d'en face .
Y'a t-il une justice sans l'expérience de l'impossible ?
Aujourd'hui le RHDP est confronté à un chemin de non retour ,une sorte d'aporie ;c'est même pour
cela qu'on cogite.
Les questions violentes qui s'impose sont celles ci :
-comment concilier l'acte de justice et l'impératif de justice ?
-y'a t-il possibilité de justice et de paix sans un dialogue réel et sincère entre les forces de
l'opposition ?
En côte d'ivoire il s'est établit un langage de sourds entre le parti au pouvoir et l'opposition.
L'impératif ici est de s'adresser à l'autre dans sa propre langue.
C'est donc ici la condition possible de toute justice, mais cela paraît impossible en toute rigueur (car
dans la situation actuelle cela signifie favoriser les tueries).

Le débat que j'engage me dépasse et la gravité angoissante de ce problème de méthode à la question
de l'instauration de la justice préalable à la paix ,me perturbe dans mon raisonnement.
On dégage ici le sens d'une responsabilité sans limite et donc nécessairement excessive et même
aux conséquences incalculables devant la mémoire historique.
Ici je retourne devant ma première tâche qui est celle de rappeler l'histoire .
A L'origine , le sens, et les limites des concepts de justice, de constitution, de loi, de droit, de
valeur, de norme, qui se sont imposés et sédimentés dans l'esprit des ivoiriens n 'a pas facilité le
travail du RHDP face au FPI.
Entreprendre la destruction de ce réseau de concepts dans leur état dominant peut ressembler à une
irresponsabilité au moment même où au contraire c'est à un surcroît de responsabilité que la
déconstruction en appelle.
Comment peut-on lutter pour une cause juste et prétendre à une économie de l'angoisse ?
Ce moment de suspens ouvre l'intervalle de l'espacement où le changement est possible.
C'est une prérogative qui ne peut être ni motivé, ni prémédité, elle ne trouve son élan que dans
l'exigence d'un supplément de justice ; donc dans l'expérience de l'inadéquation d'une incalculable
disproportion.
Le nouveau gouvernement doit comprendre ces trois points pour sauver la république:
1)- se créer des règles sans règles.
Il faut qu'il fasse sienne la spontanéité d'action et de réaction.
Nous devons être libre d'agir, dans notre décision nous devons être à la fois réglés et sans règles ;
conservateurs de la loi , et capables de suspendre ou de détruire la loi pour la réinventer et la
ré-justifier par la suite.
2)-le gouvernement ne doit plus avoir la hantise de l'indécidable.
Une décision qui ne ferait pas l'épreuve de l'indécidable ne serait pas une décision libre et surtout
capable d'apporter un changement ;elle ne serait que l'application routinière d'un comportement
dogmatique : et cela ne favorise que la médiocrité végétative.
3)-le gouvernement doit saisir le moment et l 'événement.
Préparer le peuple et surtout la jeunesse à réagir ici et tout de suite face à l'histoire qui se trame sous
nos yeux doit pour nous être une urgence qui ouvrira l'horizon démocratique aux ivoiriens..
La voie du salut et l'avenir pour la cote d'ivoire ne seront possibles que dans la mesure où
ll'événement possible pour notre survie doit excéder le calcul, les règles, les programmes, et les
anticipations.
Le RHDP doit saisir sans peur aucune la chance de l'événement , et la condition de l'histoire.
C'est vraiment une histoire fantomatique que tous ces charniers chez nous aujourd'hui.
Il faut que le RHDP commence à calculer ,à négocier le rapport entre l'incalculable et le calculable
et surtout à négocier sans règles qui ne soit à réinventer là où nous sommes jetés : le banc des
accusés et des martyrs.
Cette marginalisation du RHDP en cote d'ivoire signifie qu'une violence où d'autres types de
terrorisme sont à l'oeuvre.
S'il s'agit de préserver la vie humaine le recours à la violence est aussi normal que le droit de
l'homme à mouvoir son corps vers le but à atteindre.
L'intérêt du droit même à se conserver par la violence nous fait penser à la notion d'une violence
juste et d'une violence injuste.
Défendre la vie à tout prix et se refuser de mourir gratuitement et injustement doit être le leitmotive
qui doit guider la nation ivoirienne vers la survie et une victoire certaine.

La tautologie performative du droit est cette violence qui condamne une autre violence ,cette fois
injuste et hors la loi.
Oubliant par ce fait même que le droit a sa propre histoire de violence fondatrice et une autre
conservatrice.
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La violence n'est donc pas extérieure au droit ,elle est sa collaboratrice directe ,au besoin ,elle
devient la condition de sa disparition ; donc de son renouvellement.
Ce qui menace le droit appartient au droit à l'origine comme à la fin.
La violence donc transcende la loi ; elle la crée et la supprime quand elle ne lui accorde plus de
crédit.

Le peuple ivoirien aujourd'hui à le droit de contester le droit dans sa plus forte autorité ;celle de
l'état voyou sous gbagbo où du moins ce qui en reste.
je ne parlerais pas de la constitution chimérique de paul yao n'dre.
La violence est une forme de langage dans son rapport à la vérité :celle de l'exclusion.
Comment défendre notre jeune démocratie si nous ne pensons pas à la co-extensivité politicopolicière

qui fonde l'état et la conserve au gré des pertes de vies humaines innocentes.
En conclusion ce qui menace et peut libérer la cote d 'ivoire du pouvoir de LAURENT GBAGBO
lui appartient à l'origine comme à la fin : la violence bestiale et impudique qui l'a instauré.
En avant pour une cote d'ivoire libre et démocratique

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