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Dossier : Révolte en Syrie

Les participants de la conférence qui a eu lieu vendredi à Paris ont appelé le Conseil de sécurité à adopter "d'urgence" une résolution contraignante, assortie d'une menace de sanctions, contre le président syrien s'il n'applique pas le plan de paix.

 
 
Conférence des "Amis de la Syrie" à Paris, 6/7/12 
Conférence des "Amis de la Syrie" à Paris, 6/7/12 © TF1/LCI

Sans surprise, la conférence des "Amis de la Syrie", qui se réunissait pour la troisième fois à Paris ce vendredi après Tunis et Istanbul au début de l'année, a une nouvelle exigé le départ de Bachar al-Assad.  "Ceux dont la présence compromettrait la crédibilité de la transition devraient être mis à l'écart", indique le communiqué de conclusion de la réunion. 

"A cet égard, les participants ont tenu à souligner que Bachar al-Assad devait abandonner le pouvoir", ajoute le texte. 

Le recours à la force écarté pour l'instant
 
Les "Amis de la Syrie" ont également lancé un appel au Conseil de sécurité de l'Onu pour adopter "d'urgence" une résolution si le plan de Kofi Annan, l'émissaire international, qui prévoit une transition politique, n'est pas appliqué. Selon eux, cette résolution doit "imposer des mesures (...) pour en assurer le respect", à savoir des sanctions -la Syrie n'est actuellement visée que par des sanctions décidées séparément par les Etats-Unis, l'Union européenne ou la Ligue arabe. Le "chapitre VII" de l'Onu ouvre la voie à des sanctions ou même au recours à la force contre ceux qui ne respecteraient pas le texte de résolution. Mais les conclusions adoptées à Paris limitent à ce stade les moyens de pression à la menace de sanctions.
 
Les participants ont également "décidé d'accroître massivement l'aide à l'opposition" syrienne, via notamment des moyens de communication. Il n'est donc pas encore question pour l'instant de livraisons d'armes, du moins officiellement. Ils encouragement également "les opposants à continuer à se concentrer sur leurs objectifs communs" - l'opposition a montré au grand jour ses divergences cette semaine sur la vision de la transition et une éventuelle intervention militaire étrangère.

La Russie réplique
 
De son côté, la Russie, interpellée à l'ouverture des débats par François Hollande et qui boycottait le rendez-vous (lire notre article : Syrie : "à Paris, Hollande s'adresse indirectement à Poutine sur Assad") puis par Hillary Clinton, la chef de la diplomatie de Barack Obama, a catégoriquement" rejeté l'idée qu'elle soutenait "le régime Bachar al-Assad dans la situation qui s'est installée en Syrie

"La question n'est pas le soutien de tel ou tel dirigeant politique, mais de faire en sorte que le processus de régularisation de la situation de crise se place sur un terrain politique normal. La Russie ne se soucie pas de soutenir tel ou tel dirigeant politique en Syrie mais œuvre à la mise en place de l'indispensable dialogue entre les représentants du pouvoir et de l'opposition", a  lancé vice-ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine.

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Tag(s) : #Politique
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