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Avec un grand soulagement comme tous les ivoiriens. Il nous fallait vraiment ce Gouvernement, même si je le trouve très pléthorique. On sort d’une longue crise qui a mis tout le pays à genoux. La Côted’Ivoire est face à de nombreux Défis ; il faut remettre l’économie en marche en créant les conditions du retour rapide des investisseurs et des bailleurs de fonds. Cela va donc aider l’Etat à créer des emplois pour notre jeunesse qui depuis plus de 10 ans n’a pas appris à travailler. Ce Gouvernement devra dans un délai raisonnable trouver une solution rapide à l’épineuse question de l’insécurité grandissante dans laquelle est plongé notre pays. Vous êtes d’accord avec moi qu’on ne peut investir dans un pays où règnent l’insécurité et le désordre. Le Premier Ministre et son Gouvernement devront aussi s’appliquer rapidement pour sauver notre école. Il faudra à court terme sauver cette année scolaire et universitaire ; à moyen et long terme songer à la réhabilitation et à la réouverture des campus et cités universitaires. Il faut que nos autorités comprennent qu’avant que les mercenaires et miliciens ne trouvent refuge à ces endroits, il s’y trouvait des jeunes ivoiriens conscients et passionnés du travail bien fait. Il faut vraiment le faire parce que l’avenir de notre jeunesse se joue à ce niveau par ricochet l’avenir de notre pays. Car la jeunesse c’est l’avenir. Ce Gouvernement doit remettre donc la Côte d’Ivoire au travail.

DES PERSONNES PENSENT QUE LES JEUNES ONT ETE OUBLIES DANS L EQUIPE GOUVERNEMENTALE ET QUE LES FEMMES NE SONT PAS SUFFISAMMENT REPRESENTEES. EST-CE VOTRE AVIS?

Effectivement et j’en fais partie surtout pour ce qui concerne les jeunes contrairement aux femmes qui étaient au moins représentées. Plus de la moitié de la population ivoirienne (75%) est jeune. On ne peut pas bâtir sans cette jeunesse. On ne peut pas reconstruire la Côte d’Ivoire sans les jeunes de Côte d’Ivoire. Je l’ai toujours dit, toutes les fois qu’un Leader politique veut accéder à la magistrature suprême, il court vers la jeunesse, il demande aux jeunes de l’aider, de porter leur choix sur sa personne. J’ai donc compris  tout de suite qu’en faite le pouvoir se trouve aux mains des jeunes. Tous les régimes successifs ont eu recours à la jeunesse. Si vous remarquez très bien dans chaque parti politique ici en Côte d’Ivoire, il y a des structures de jeunesses. Cette jeunesse a toujours été au devant de toutes les batailles politiques. On a tous vu l’influence des leaders des jeunes, pour la plupart des anciens dirigeants de la FESCI, pendant ces 20 dernières années. L’actuel Premier Ministre SORO GUILLAUME, qui fait en ce moment un travail excellent, fut le successeur de Monsieur JEAN BLE GUIRAO à la tête de ce Syndicat. JEAN BLE GUIRAO a été Président de la Jeunesse de l’UDPCI et aujourd’hui Secrétaire Général Adjoint dudit Parti ; monsieur KARAMOKO YAYORO actuel Président de la Jeunesse du RDR ; CHARLES BLE GOUDE leader de la galaxie patriotique, soutien fort de l’ex-Président GBAGBO. Même si certains d’entre eux tels que EUGENE DJUE, BLE GOUDE, JEAN YVES DIBOPIEU, KOFFI SERGE et MIAN AUGUSTIN ont choisi la voie de la violence politique et faire massacrer des milliers de jeunes ; mais d’autres tels que BLE GUIRAO restent et demeurent des modèles et des repères pour les nouvelles générations que nous sommes. Il faut leur faire confiance ; faire donc confiance au potentiel énorme de notre jeunesse. C’est en le faisant, en responsabilisant notre jeunesse qu’on pourra faire d’elle un modèle. Je pense que faire confiance aux jeunes c’est croire en l’avenir.

 

VOUS ETES LE PRESIDENT DU MOUVEMENT PANAFRICAIN POUR L UNITE ET LA RENAISSANCE, QUELLE A ETE VOTRE PART DANS LA LUTTE POUR LE
DEPART DE LAURENT GBAGBO ?

Nous avons été sur le terrain, au contact des ivoiriens pour les sensibiliser en leur expliquant les dangers qui guettaient la Côte d’Ivoire et les ivoiriens avec la gestion scandaleuse et catastrophique du régime de Laurent GBAGBO. Nous avions cru en GBAGBO c’est pourquoi nous avions tout donné pour qu’il arrive au pouvoir. Nul n’ignore le nombre de morts et de blessés qu’il y a eu en Côte d’Ivoire avant et pendant le règne de Laurent GBAGBO. En octobre 2000, c’est dans le sang des ivoiriens que GBAGBO a prêté serment. Quand la crise a éclaté en 2002, certains de ces ivoiriens étaient encore là pour le soutenir. Mais cher frère, quand le peuple fait tous ces sacrifices et que son dirigeant se montre insensible à sa souffrance, à sa misère, je pense que c’est une trahison. On ne peut pas accepter qu’un groupuscule vive dans le luxe alors que la majorité du peuple est confrontée à des problèmes d’ordre existentiels. C’est donc ce message que nous avons fait partager aux ivoiriens, surtout aux nombreux jeunes que nous avons rencontré dans nos différentes tournées. Nous l’avons fait au premier tour comme au second tour ; et comme vous le savez au second tour on était maintenant dans le cadre du RHDP donc d’autres structures de jeunesses nous ont rejoint et nous avons travaillé ensemble. Nous avons parcouru des localités telles que YAMOUSSOUKRO, TIEBISOU  et DIDIEVI pour demander aux populations de faire le choix qui ressuscitera la Côte d’Ivoire c’est-à-dire ALASSANE DRAMANE OUATTARA. J’ai continué ce combat même étant dans le blocus. Vous avez suivi mon appel à la jeunesse au plus fort de la crise post-électorale, demandant aux jeunes de Côte d’Ivoire de refuser d’obéir aux appels meurtriers de BLE GOUDE qui leur demandait de venir prendre les armes pour défendre GBAGBO. Je pense que cela a permis de limiter les dégâts humains ; et tenez vous bien, nombreux sont les ivoiriens et même certains de mes anciens compagnons de la galaxie patriotique qui m’ont appelé pour me féliciter et m’encourager. Nous sommes donc heureux et comblés que les ivoiriens aient compris notre message. Ils sont aujourd’hui très nombreux ces jeunes qui nous rejoignent ; nous les recevons et nous ferons en sorte que la Côte d’Ivoire retrouve la jeunesse qu’elle mérite c’est-à-dire une jeunesse digne, responsable et capable. En un mot une jeunesse de défi.

 

ON VOUS A CONNU COMME UN JEUNE PATRIOTE. QU’EST CE QUI A MILITE POUR VOTRE ADHESION AUX IDEAUX DU PRESIDENT OUATTARA ?

Effectivement j’ai été un acteur de cette lutte à un moment donné comme beaucoup d’autres jeunes qui croyaient à un idéal c’est-à-dire trouver un emploi et voir sa condition de vie s’améliorer et vivre dans un pays en paix avec l’arrivée de GBAGBO au pouvoir. J’étais le Président-Fondateur du Collectif des Patriotes Victimes de la Licorne (COPAVIL). Comme je le disais tantôt, en 2000 nous sommes descendus dans les rues pour qu’il accède au pouvoir ; nous l’avons encore soutenu quand la crise a éclaté le 19 Septembre 2002. De nombreux jeunes sont morts pour le régime GBAGBO. Les blessés pour la plupart des mutilés, on ne les compte pas. Nous avons encore les souvenirs des tristes évènements de Novembre 2004. Mais quand autant de sacrifices sont consentis pour soi-disant défendre les institutions de la république et que c’est juste dans un cercle restreint qu’on se partage les richesses du pays au détriment de la majorité, je pense qu’il faut s’arrêter et s’interroger véritablement. Il n’y avait que l’âge des ivoiriens qui changeait. On ne parle plus des emplois promis aux jeunes ; on les orientait vers les parlements et agoras pour les instrumentaliser. Alors que les soi-disant leaders de jeunes se la coulaient douce. BLE GOUDE et ses complices amassent des milliards, achètent des biens immobiliers et envoient leurs enfants et proches dans les prestigieuses écoles à l’étranger. On passe tout le temps à tenir des discours de haine et de division. On oppose les jeunes. Et toutes les fois qu’on a eu besoin des jeunes c’est pour qu’ils servent de bouclier humain pour un leader politique ; pour GBAGBO. Il fallait donc arrêter cette hémorragie. Ma part c’était d’abord de me retirer de cette mauvaise lutte. C’était une lutte anti-patriotique car contre l’unité nationale, la cohésion sociale et la paix. Car on ne peut pas aimer un pays et le diviser, le piller ; on ne peut pas aimer une partie des ivoiriens et détester une autre. On nous a trompé et manipulé. Et come le disait un penseur : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps ; on peut un certain temps tromper tout le peuple ; mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ». Il ne s’agissait pas de se retirer seulement, il faut aussi lutter pour que ça cesse. Or la seule façon de mettre un terme à ce mal qui, pour moi, plus qu’un cancer rongeait la Côte d’Ivoire, c’était de faire partir GBAGBO du pouvoir. Et vous savez ce qu’il faut surtout savoir c’est qu’à un moment donné cette lutte se résumait en ceci : même se GBAGBO ne fait rien pour nous ce n’est pas grave, c’est mille fois mieux que OUATTARA au pouvoir, un étranger. C’était donc devenu une lutte contre un individu : ALASANE OUATTARA.  Je pense qu’il faut arrêter de catégoriser les ivoiriens. Je suis arrivé aussi à la conclusion que dans un village, celui qu’on présente parfois à tous comme étant le problème ou le mal du village n’est pas loin d’en être le libérateur et la solution.  Quand on met en compétion les programmes des différents candidats à la présidentielle, celui de OUATTARA était, à mon avis, le plus réaliste et plus proche des préoccupations des ivoiriens. On sait tous que c’est un grand travailleur. Nous avons donc appelé les ivoiriens  à le soutenir. Mes amis et moi sommes donc allé sur le terrain, à la rencontre des ivoiriens pour le leur expliquer, leur dire que GBAGBO a échoué ; la Côte d’Ivoire est entrain de couler, il faut la sauver. Nous avons donc soutenu ADO-Programme et non ADO-personne. Nous serons encore là pour l’accompagner tout au long de ce mandat et l’aider à réussir sa mission pour le bonheur des ivoiriens. Car il ne faut pas oublier l’échec de GBAGBO. La meilleure façon de dompter le peuple et de garder sa confiance, c’est de prendre soin de lui. Les ivoiriens ont trop souffert, et je pense que la meilleur manière pour le Président de la République de les aider à tourner cette page sombre de notre histoire, c’est de leur offrir un mieux-être. Le peuple ivoirien le mérite vraiment.

 

VOUS AVEZ PASSE DE LONGS MOIS A L HOTEL DU GOLF PENDANT LA CRISE POSTELECTORALE. COMMENT AVEZ-VOUS VECU CE MOMENT ET AUSSI LA CHUTE DE LAURENT GBAGBO ?

Je suis arrivé au Golf Hôtel le 29 Novembre 2010 car les menaces étaient devenues trop. Mon petit studio a été saccagé et pillé par des éléments de la FESCI. Vous savez en plus d’avoir été sur le terrain, j’ai aussi donné mon image pour les affiches de campagnes (panneau discipline) du Président ALASSANE OUATTARA. Si vous avez bien suivi l’avant-dernier PAD de GBAGBO, BLE GOUDE m’avait directement attaqué et avait attaqué ce même soir Madame CONSTANTE YAHI. Ce qui avait envenimé ma situation. J’ai vécu vraiment des moments difficiles. J’ai donc trouvé refuge au Golf Hôtel avec l’aide de Madame KANDIA CAMARA que je remercie très sincèrement au passage. C’est vrai les conditions étaient très difficiles, mais entre deux maux il faut choisir le moindre. Tout s’est bien passé dans l’ensemble. Apres la marche réprimée du 16 Décembre 2010, on a été soumis à un blocus dans lequel nous avons passé quatre (4) mois c’est-à-dire jusqu’à la chute de GBAGBO. On y a vécu des moments parfois très difficiles surtout l’attaque de l’Hôtel par les mercenaires et miliciens de Laurent GBAGBO. Mais nous y avons cru comme tous les ivoiriens et par la grâce de Dieu et il y a eu le 11 Avril où est arrivé la fin du fameux western. Vous savez ces quatre (4) mois de blocus font désormais partir de l’histoire de notre pays ; c’est donc inoubliable. On voyait souvent le Président de la République ALASSANE OUATTARA et le Premier Ministre SORO GUILLAUME faire quelques pas dans la cours de l’Hôtel, échanger et téléphoner. On tenait à les soutenir jusqu’au bout. Surtout avec tout ce qu’on attendait de dehors : les nombreux morts, les enlèvements, les massacres de nos mamans à Abobo… ; on était vraiment motivé et prêt à nous battre jusqu’au triomphe de la vérité et instaurer la démocratie. Monsieur JEAN BLE GUIRAO nous a organisé et on a créé le CERCLE NTIC DU GOLF. On se retrouvait donc tous les soirs avec des ordinateurs portables avec des connexions internet et on contre-attaquait les militants LMP sur tous les réseaux sociaux (facebook, twiter…) car ils intoxiquaient et manipulaient l’opinion à travers ces réseaux sociaux. Je vous assure que pour finir nous avons pris le dessus sur eux et ils avaient finalement fuit. Bref, le Président de la République, le Premier Ministre et l’ensemble du Gouvernement ont géré cette crise post-electorale étant dans ce blocus. C’est une très belle page de notre histoire qui s’y est écrite. Je suis donc heureux d’en être un témoin vivant. C’est un honneur et une fierté.

IL EST DE PLUS EN PLUS QUESTION DE PAIX ET DE RECONCILIATION. POUR VOUS QUELLES SONT LES CONDITIONS DU RETOUR DE LA FRATERNITE ET DE L UNITE ENTRE LES IVOIRIENS?

Je pense que pour réussir cette réconciliation il faut la verité. Pour l’histoire et les futures générations il faut qu’on sache réellement ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire ces 12 dernières années; il faut qu’on sache la verité. Il y a eu trop d’évènements malheureux dans ce pays ; trop de morts, de blessés et de disparus en Côte d’Ivoire. Le coup d’état du 24 Décembre 1999 ; le charnier de Yopougon ; le coup d’état manqué du 19 Septembre 2002 mué en rébellion ; la mort de GUEI ROBERT,  BOGA DOUDOU et autres ; les évènements de Mars et Novembre 2004 ; la crise post-electorale et les massacres de l’Ouest surtout du Moyen Cavally ; les faits sont trop graves. Depuis 1999 jusqu’à ce jour les ivoiriens vivent un enfer pas croyable. Je suis un fils de ce pays, c’est vrai aujourd’hui jeune ; mais pour l’avenir j’ai besoin de savoir et de comprendre certaines choses comme beaucoup d’ivoiriens. Il faut se donner donc les moyens et le temps de bien réussir cette réconciliation car la paix, la véritable ; celle sans laquelle on ne peut rien en dépend. C’est la réconciliation hypocrite, vuvuzela et sans verité qui a fait le lit à la crise de 2002. Il faut savoir faire les choses cette fois-ci. GBAGBO, certains membres de sa famille, certains de ses collaborateurs, pour certains des fidèles, sont mis aux arrêts et d’autres en exile. Tout ça c’est bien. Mais il en reste encore en liberté. Car je ne sais au nom de quoi certains sont en résidences surveillées et en exile et d’autres en liberté se promènent dans les rues d’Abidjan. Des ivoiriens de par leurs actes ont semé la mort partout plongeant le pays dans un chaos total ; il faut les arrêter tous même pour ceux qui ont pu s’échapper, il faut lancer des mandats d’arrêts internationaux pour qu’ils s’expliquent. Et plus loin, s’il y en a  au RHDP il faut aussi les arrêter. C’est cela aussi la vérité. Quand elle éclate et qu’elle se met en marche, elle n’épargne personne. Il faut mettre définitivement fin à l’impunité et à l’injustice dans ce pays. Si nous voulons un grand pays, un état de droit et une démocratie vraie ; cela passe nécessairement par la vérité, la justice, la repentance, le pardon sincère et la réconciliation. Il faut arrêter de faire trop de bruit autour du sujet réconciliation. Tout le monde court déjà et toujours les mêmes. Il faut arrêter ça. C’est trop sérieux pour qu’on s’amuse. On a vu le Forum de Réconciliation Nationale de 2001 ; on a eu un Ministère de la Réconciliation Nationale ; la Flamme de la Paix ; la Caravane de la Paix. Je pense qu’il faut arrêter de faire souffrir les ivoiriens. Il y a une Commission qu’on la laisse travailler et chacun se présentera devant elle. Le peuple de Côte d’Ivoire est un peuple exceptionnel. C’est un peuple de Paix. Les ivoiriens se réconcilieront. Nous n’avons aucun intérêt à vouloir rester diviser. On doit se réconcilier, s’unir pour rebondir ; mais pour y parvenir, il faut éviter de présenter le bourreau comme un héro ou une victime et victimiser encore une fois les victimes. Il faut la verité pour qu’on dise ensemble « PLUS JAMAIS CA EN CÔTE D’IVOIRE ! »

VOTRE MOT DE FIN

Pour terminer je voudrais dire ceci aux ivoiriens. Apres plusieurs années de servitudes, le peuple d’Israël à finit par sortir de l’Egypte. Mais il était difficile pour les Israéliens de sortir l’Egypte d’eux. Nous sommes sorti de la crise, il faut que la crise sorte maintenant des ivoiriens. Que ceux de nos frères, qui hier étaient considérés comme des rebelles, laissent la rébellion sortir d’eux. C’est ainsi qu’on pourra définitivement tourner le dos à la crise et parvenir à la réconciliation qui nous donnera la vraie paix. Nous en avons besoins pour reconstruire la Côte d’Ivoire. Les défis qui nous attendent sont nombreux et grands. Ces défis attendent des hommes et des femmes de défis ; ces défis attendent une jeunesse de défis. Nous devons maintenant nous mettre au travail pour la RENAISSANCE de notre pays, car c’est ainsi que la Côte d’Ivoire pourra entrer dans le concert des nations émergentes. L’histoire nous regarde. Je vous remercie.

 

 

 

 

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