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Damas a qualifié mercredi de "déclaration de guerre" la réunion de l'opposition syrienne tenue la semaine dernière à Doha et dénoncé avec véhémence un éventuel armement des rebelles évoqué par Paris.

voir le zoom : Des rebelles syriens dans une rue d'Alep, le 13 novembre 2012 
Des rebelles syriens dans une rue d'Alep, le 13 novembre 2012
AFP - Javier Manzano
voir le zoom : Ahmad Moaz Al-Khatib, le nouveau chef de la coalition de l'opposition syrienne, le 12 novembre 2012 au Caire 
Ahmad Moaz Al-Khatib, le nouveau chef de la coalition de l'opposition syrienne, le 12 novembre 2012 au Caire
AFP - Khaled Desouki
voir le zoom : Une jeune syrienne dessine un drapeau de son pays, le 12 novembre 2012 à DamasUne jeune syrienne dessine un drapeau de son pays, le 12 novembre 2012 à Damas
AFP/Archives - Joseph Eid
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Carte de Damas, ses 17 arrondissements, ses communautés, ses zones de combats
AFP -

Damas a qualifié mercredi de "déclaration de guerre" la réunion de l'opposition syrienne tenue la semaine dernière à Doha et dénoncé avec véhémence un éventuel armement des rebelles évoqué par Paris.

Sur le terrain, les chars de l'armée pilonnaient Damas et sa région, tandis que des combats près de la frontière turque ont tué au moins 18 membres de l'armée qui recule dans le nord-est kurde, selon une ONG syrienne.

Au lendemain de sa formation, la France a reconnu la Coalition comme "seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique".

Les Etats-Unis, eux, ont affirmé qu'elle était "une représentante légitime du peuple syrien", le président Barack Obama affirmant ne pas être prêt à la reconnaître comme exécutif provisoire.

Réagissant pour la première fois depuis la formation de la Coalition, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad a dénoncé une position "immorale" de la France.

Evoquant une "position arrogante" dictée, selon lui, par "le passé colonialiste de la France", il a estimé dans un entretien à l'AFP que "cette ingérence flagrante dans les affaires intérieures syriennes viole la charte des Nations unies".

Déclaration de guerre

Voyant dans la réunion de Doha une "déclaration de guerre", M. Mekdad a en outre accusé l'opposition de ne pas vouloir "résoudre pacifiquement la crise" en refusant "tout dialogue avec le gouvernement", alors que Damas et ses alliés ont multiplié les appels aux négociations, rejetés par l'opposition qui exige avant tout le départ de M. Assad.

M. Mekdad a en outre accusé la France, pour qui la question de l'armement des rebelles sera "nécessairement reposée", d'être "responsable de la mort de milliers de Syriens" en apportant "un soutien financier et technique aux terroristes", auxquels Damas assimile les insurgés.

Il a encore jugé "inacceptable" un éventuel armement des rebelles par Paris, après que le chef fraîchement élu de l'opposition, Ahmad Moaz al-Khatib, qui sera bientôt en France à l'invitation de Paris, a réclamé des "armes appropriées" pour mettre fin au conflit qui a fait plus de 37.000 morts en 20 mois selon une ONG.

Ces livraisons doivent d'abord passer par la levée d'un embargo européen et impliquent une clarification de la position américaine.

Si plusieurs Etats du Golfe, notamment le Qatar, appellent à armer la rébellion, des pays Occidentaux, Etats-Unis en tête, refusent cette option, redoutant qu'elles ne tombent aux mains d'extrémistes.

Bombardements et violents combats

Le chef de la diplomatie russe, dont le pays est un allié de Damas, était à Ryad pour des entretiens avec ses homologues du Golfe et le 30 novembre, Tokyo accueillera une réunion des "Amis du peuple syrien" qui évoquera notamment un renforcement des sanctions contre Damas.

Sur le terrain, l'aviation et l'artillerie ont de nouveau frappé Damas, sa ceinture sud et le nord-ouest de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Et 18 soldats ont péri dans des combats aux abords du poste-frontière de Rass Al-Aïn vers la Turquie, qui s'est dit prête à répondre à toute violation de son espace aérien par la Syrie.

Dans le Golan frontalier d'Israël, où des échanges de tirs entre les deux armées ont eu lieu pour la première fois depuis 1974, M. Mekdad a affirmé que Damas avait agi contre les rebelles dans cette zone après avoir obtenu l'accord de la Force de l'ONU chargée de l'observation du désengagement (UNDOF).

Face à ces violences qui ont à nouveau fait 104 morts selon l'OSDH, Washington a porté à 195 millions de dollars son aide humanitaire à l'entrée de l'hiver, tandis qu'Amman, qui héberge quelque 230.000 réfugiés syriens, prévoit de construire un troisième camp.

 

 

Tag(s) : #Politique

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