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Toujours comparée à la Terre Sainte (en parlant de l’Eburnie), certains compatriotes, soit par naïveté, soit par pur mimétisme mais sans doute animés par la foi en laquelle ils croient véritablement, ont de tout temps soutenu que la Côte d’Ivoire, parce que terre bénie de Dieu à l’instar d’Israël, “ne connaîtra jamais la guerre.”

Cette phrase qui revenait sans cesse comme un refrain dans les conversations, dissimulait pourtant mal une crainte. La peur panique que les Ivoiriens en arrivent à en découdre un jour. Seulement voilà, ceux qui s’accordaient à dire que le pays de Félix Houphouët-Boigny ferait l’économie d’une “infirmité” voire d’une idiotie de ce genre n’avaient pas compté avec les forces de l’ombre. Celles qui n’ont jamais su tirer profit de rien. A part diviser. Un exercice dans lequel ils excellent malheureusement. Démontrant ainsi leur capacité de nuisance dont ces Ivoiro-pessimistes ont fait leur fonds de commerce qu’ils couplent avec à ce non moins dangereux concept idiot qui a aujourd’hui réussi l’exploit insensé et assassin d’entamer la partition de l’Etat de Côte d’Ivoire. Œuvre dont la construction et la consolidation par Félix  Houphouët-Boigny étaient en passe d’être réussies si les uns, par leurs ambitions forcenées et mal à propos de diriger coûte que coûte la Côte d’Ivoire, le seul rêve permis peut-être par leurs marabouts, et les autres par leur envie absurde de prouver le sexe des fourmis n’en avaient saper le fondement par des actes que la Morale réprouve. Ces comportements d’une bestialité irraisonnée à ranger au placard de l’immoralité. Les Ivoiriens seraient-ils tombés sur la tête ? La réponse est à trouver auprès des individus qui prétendent aimer leur pays mais sont malheureusement prêts à y mettre le feu.

Que l’on s’entende bien. Nous n’indexons personne en particulier mais interpellons plutôt la juridiction suprême du pays, la Cour Suprême. Si elle avait pris le soin d’être plus explicite une fois pour toutes lors de son premier arrêt, elle nous aurait évité bien des désagréments et des morts. En effet, que penser d’une institution qui reconnaît la nationalité ivoirienne d’un tiers les jours pairs et la lui dénie les jours impairs. Il faut avouer qu’il y a de quoi être frustré. Mais cette frustration ne peut ni se noyer ni se laver dans le sang. Et c’est là où les militants du RDR ont n’ont pas fait non seulement preuve de civisme mais ont manqué de réalisme politique voire d’intelligence. Aujourd’hui, après avoir dénombré des morts dans chaque camp (lesquels ?), peut-on affirmer que tel a gagné ou perdu de son prestige ? La Côte d’Ivoire est trop importante pour servir d’enjeu politique sordide, aux gouvernants et surtout aux politiciens qui devraient comprendre que pour l’instant, même si cela ne les agrée point et heurte leur susceptibilité politique, le pouvoir est bel et bien FPI. Ce pouvoir qu’incarne Koudou Gbagbo Laurent ne peut être exempté de l’effort à faire pour ramener la paix. Cela se peut mais en changeant de langage pour adopter véritablement le ton qui sied à la réconciliation. Celui de Président de tous les Ivoiriens car il faut arriver comme le Chef de l’Etat, à se débarrasser du “boulet ethnique” en mûrissant. Ceci passe par le respect de la dignité et des droits humains qui doit amener les uns à comprendre que les événements des 24, 25 et 26 octobre 2000 n’ont pas vu seulement que les Bété dans la rue pour arracher la victoire. Et les autres, de s’abstenir de porter des jugements hâtifs et des procès d’intention à l’encontre de tel ou tel groupe ethnique.

D’avoir initié la réconciliation doit être comptabilisé à son actif. Cependant, le Comité de Médiation ne devrait pas subir comme du temps de l’inénarrable CNSP du Général Robert Guéï, désaveu et mépris. Tout simplement parce que les chances demeurent pour réussir la Nation ivoirienne. Cela passe par la Vérité.

Quelle qu’elle soit.