La Guinée-Bissau, petit pays d’Afrique de l’Ouest d’à peine deux millions d’habitants, vit depuis son indépendance en 1973, une histoire politique mouvementée. Entre coups d’État, rivalités de pouvoir et crise économique, le pays peine encore à trouver une véritable stabilité.
Depuis quelques années, la vie politique est marquée par des tensions régulières entre le président et le parlement. Les institutions fonctionnent difficilement et les changements de gouvernement sont fréquents. Cela fragilise l’action publique et décourage souvent les investisseurs étrangers.
La Guinée-Bissau reste aussi confrontée à un problème bien connu : la présence des réseaux de trafic de drogue. Sa position géographique, entre l’Amérique latine et l’Europe, en fait une zone de transit pour la cocaïne. Ce phénomène accentue la corruption et complique la tâche des autorités.
Sur le plan social, la population vit majoritairement de l’agriculture, surtout de la noix de cajou, la principale ressource du pays. Mais les prix de ce produit varient beaucoup, ce qui rend l’économie fragile. L’éducation et la santé manquent encore de moyens, et beaucoup de jeunes rêvent d’émigrer vers l’Europe.
Malgré tout, la société civile, les organisations régionales comme la CEDEAO, et les partenaires internationaux poussent pour plus de stabilité. La Guinée-Bissau reste un pays stratégique en Afrique de l’Ouest, mais son avenir dépendra de la capacité de ses dirigeants à dialoguer et à renforcer les institutions.
Par Dr Umar Cissoko
Correspondance particulière
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