La rentrée, ce sont des cartables neufs, des cahiers blancs… et les vendeuses de rue qui reprennent leur place devant les écoles. Beignets dorés, bananes frites, attiéké garni, jus de bissap ou de gingembre : les enfants en raffolent. Mais derrière ce tableau familier se cache un danger silencieux.
Les faits sont là. En 2023, dix écoliers d’Abobo ont fini à l’hôpital après avoir mangé des beignets préparés avec une huile usée. En 2024, à Bouaké, un jus mal conservé a envoyé une classe entière aux toilettes avec une diarrhée collective. Ce ne sont pas de simples incidents. Ce sont des vies d’enfants compromises par un manque d’hygiène.
Les élèves doivent apprendre à se protéger. Refuser un beignet envahi par les mouches. Éviter un jus tiède en plein soleil. Se laver les mains avant de manger. Un seul repas mal préparé peut gâcher des jours d’école.
Les vendeuses portent une responsabilité énorme. Nourrir les enfants, c’est nourrir l’avenir. Couvrez vos aliments, lavez vos ustensiles, changez l’huile régulièrement. Portez un tablier propre, gardez de l’eau et du savon à portée de main. Et surtout, ne mélangez pas argent et nourriture. Préparer moins, mais dans de bonnes conditions, vaut mieux que vendre beaucoup au prix de la santé des élèves.
Les parents et les autorités doivent réagir. On ne peut plus fermer les yeux. La santé des enfants doit passer avant tout.
La rentrée doit être une fête du savoir, pas un terrain d’intoxication. Un geste simple, une précaution de plus, et nos enfants pourront apprendre le ventre tranquille.
Par Léontine ASSI
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