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Derrière chaque boîte avalée sans prescription se cache une menace invisible. L’automédication progresse, mais aussi les dangers qui l’accompagnent. Experts et organismes de santé alertent : il faut agir maintenant.

Une bombe à retardement

Les chiffres sont sans appel. Pendant la pandémie de COVID-19, près d’une personne infectée sur deux s’est tournée vers l’automédication pour se soigner. Chez les étudiants, cette pratique est encore plus répandue : 70 % en font usage.

En Afrique, le phénomène explose. Au Nigeria, 73 % des habitants reconnaissent s’automédiquer. En RDC, le taux grimpe à 78 %, et au Cameroun, 68 %.

Le cas des pharmacies complices

Dans certaines villes d’Égypte, plus de 80 % des médicaments se vendent sans ordonnance. Une situation qui illustre un problème systémique : la légèreté de la réglementation et l’appât du gain.

Que faire ?

Experts et médecins appellent à :

Renforcer la loi : interdire la vente libre d’antibiotiques.

Informer le public : multiplier les campagnes d’éducation sanitaire.

Rendre les soins accessibles : tant que consulter reste cher ou compliqué, l’automédication prospérera.

Lutter contre la contrefaçon : améliorer la traçabilité et contrôler le marché parallèle.

Finalement l’automédication n’est pas un geste anodin. C’est un danger collectif. En fermant les yeux, on fabrique un futur où les médicaments cessent d’agir. Et ce futur se rapproche.

Par Dr Bio Kondou 

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