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« L’érection d’une barrière à l’entrée du village de Niaprahio, mesure prise par Mme Lakpé Colette Pellaud pour assurer la sécurité et la protection des villageois, notamment des enfants qui jouaient sur le bitume, aussi, éviter que le sanctuaire Marial Notre Dame de la Paix établi par ses soins ne soit pas abîmé par la poussière aveuglante est un acte louable qui vise à prévenir les accidents causés par les véhicules qui roulent à grande vitesse. Malheureusement, cette initiative a été mal interprétée par le chef du village » Si les autorités ont demandé au chef du village de ne pas détruire la barrière, n’est-il pas censé respecter leur décision ? En tout cas, dans le seul but de créer des tensions, le chef Zézé Drogba Albert, agissant de manière unilatérale, a décidé d’outrepasser les autorités compétentes et a procédé à la destruction de la barrière. En lançant un ultimatum de 48 heures au sous-préfet, le chef du village se substitue à l'autorité et conteste la représentativité du sous-préfet, qui est le représentant du Président de la République dans la sous-préfecture.
C'est un acte d'insubordination et de défi à l'autorité de l'État, qui peut être considéré comme une atteinte à l'ordre public et à la stabilité de l'État. Voulant peut être aggraver la situation, le chef Zézé Drogba Albert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a réagit de manière impulsive et a publié des propos sur la page facebook via CojeptvGuidiga, visant directement Mme Lakpé Colette Pellaud. M. Zézé Drogba Albert ! Un activiste ou un "feknews ?
« Je suis Zézé Drogba Albert, chef du village de Niaprahio…. (…)
(…) Depuis qu’on a mis le bitume, il y a trois ans, je dis bien, alors que la rue qu’elle a bitumée, c’est la seule voix qui divise le village en deux. (…) et cette femme fait palabre à tout le monde. Elle fait palabre cette Pellaud Collette. Elle fait palabre même aux gens qui viennent compatir à nos douleurs parce que la place publique où on fait toutes les funérailles se trouve au bout de cette rue là. Quand les gens viennent passer, elle verse même de l’eau sur leurs voitures. Elle empêche d’emprunter la voie. On vient me signaler et je tolère ça. (…) Il y a deux semaines, toute la population est venue… chez moi pour dire que notre voie principale est barrée. (…) J’ai donc appelé le commandant, le sous préfet, mon chef direct. (…) ‘ Je t’appelle ce matin, parce que la voie principale de chez moi que tu connais vient d’être barrée. Il parait que c’est Mme Pellaud Colette qui l’a barré mais comme elle est comme ça, je ne veux pas aller la voir. Tu es mon chef direct, je t’en parle. …, je vais l’enlever. Je vais enlever le barrage. Donc, il faut que je vous en parle. Le commandant a dit bon, il faut attendre, je vais t’envoyer le commissaire, il va venir voir et après on va voir la suite. (…) Un jour, le commissaire m’a appelé, (…) vous êtes à Guiberoua, passez à mon bureau. Je suis allé avec deux de mes conseillers … Le sous préfet dit qu’il faut attendre un peu. J’ai dis non ! Je ne pourrais pas attendre. Dit au sous préfet, je lui donne 48 heures. 48 heures comme ça, il va arriver arranger ça. Sinon passer 48 heures, je vais démolir la barrière. C’est ce que je lui ai dis. C’était un vendredi. 48 heures … s’achevaient le dimanche. Donc le lundi matin, tout le village derrière moi, je suis assis là, j’ai démonté. J’ai appelé des ferrailleurs, ils ont démontés la barrière (…) Quand j’ai fini de démonter … le commissaire venait d’arriver. Il dit Pellaud l’a appelé…donc il est venu voir(…) Je viens de finir. Voici les fers …M. le commissaire, je mets ça, sous votre protection pour ne pas que quelqu’un d’autre vienne abimer … et puis on va dire que c’est le chef qui a abimé notre barrage. Donc, voilà les fers, je mets à votre disposition (…) Le commissaire revient, …le procureur veut qu’on attende (…) Venez chez moi, je ne viens pas chez vous. …Ils sont venus m’entendre. J’ai dis tout simplement, (…), j’ai enlevé le barrage point’’. On dit pourquoi tu l’as enlevé ? (…) Pourquoi vous n’avez pas eu recours à la justice ? (…) Et le mardi, je suis allé voir le procureur à son bureau. (… ) Je suis jamais rentré chez elle. Elle dit que vous allez rembourser... Vous-même vous savez que le chez traditionnel que je suis, n’est pas payé, nous n’avons pas de rémunération ni d’indemnité. (…) comme c’est la voie principale de mon village, … je ne peux pas dépenser un sous là-dedans et c’est ce que je lui ai dit. Deux jours après, un ballet de téléphone. Le préfet m’a appelé chez le commissaire…, la dame dit que vous allez rembourser 600.000F. Vous avez abimé ses matérielles, vous allez payer 600.000 F. (…) La femme ne parle plus de remboursement mais pour la paix moi, je vous demande de l’autoriser à remettre la barrière…. Comme à Niaprahio, nous avons le respect de l’autorité … je vais faire asseoir le village, je vais en parler, c’est une suggestion s’ils approuvent cela, je vous reviendrai (…), non ! Même les d’eaux d’âne qui sont là, nous énervent. (…) Cette femme là, Mme Pellaud Colette… tous les matins, elle insulte les gens, elle rentre dans la cour des gens, …elle casse les assiettes dans les foyers des gens. Elle a même mis des gens en prison dans le village. Elle sort, elle chasse les gens, elle est armée d’un pistolet, elle poursuit les enfants dans le village, (…) Maintenant, je vais dire aux autorités, je ne veux plus voir ça. …Je ne voudrais plus voir ça. Ce qu’elle va …. Je demanderai aux autorités de lui dire que le village, c’est moi qui le dirige. J’ai une carte pour ça. Celui qui ne tient pas compte de moi dans ce village là, il va pas vivre tranquillement. C’est moi qui vais le traduire devant les autorités (…) Pour ce que je vous ai raconté, elle a déposé plainte. Je suis convoqué au tribunal mardi 18 novembre et en correctionnelle en plus. (…) Je ne voudrais pas que quelqu’un vienne déranger leur quiétude. Maintenant Mme Pellaud Colette n’a qu’à se dire que demain, après demain, l’année prochaine, jusqu’à toujours, si elle descend dans la rue n’importe comment, je vais la rejoindre (…) Madame Pellaud Colette, elle voudrait peut être que tout le monde aille au conseil économique et social mais tous les doigts de la main n’ont pas la même taille. Quelle y reste. Nous n’en sommes pas jaloux. Mais qu’elle laisse la population de Niaprahio, dans sa quiétude » ébruitera le chef Zézé Drogba Albert sur les réseaux sociaux.
La déclaration du chef sur la page facebook du ‘Cojeptv Guidiga’ est tellement surprenante et inattendue qu’elle laisse les gens perplexe et sans voix. Il est difficile de comprendre pourquoi il a choisi de réagir de cette manière, alors que cette9 affaire est pendante devant les tribunaux. Des incohérences dans sa déclaration amènent l’homme à se perdre en conjecture’’.
Le chef du village a-t-il le droit de donner un ultimatum au sous-préfet et de prendre la loi en main en détruisant la barrière ? Les autorités administratives et judiciaires ne sont-ils là pour gérer cette situation ? A quelle fin décide-t-il de commenter cette affaire, de s’étaler sur les réseaux sociaux, surtout qu’elle est pendante devant les tribunaux ? Comment est-il possible que le chef veuille faire croire que Mme Lakpé poursuit les enfants dans le village avec une arme ? Le chef semble-t-il être dans une logique de dénigrement envers Mme Lakpé ? Ses propos sont-ils fondés ou sont-ils le reflet d’une animosité personnelle ?
Comme une mère dévouée, Mme Lakpe qui aime les enfants comme la prunelle de ses yeux, a toujours été présente et impliquée dans les activités avec les enfants, partageant des moments de joie. Comment peut-on croire qu’elle puisse les poursuivre avec une arme ? Le chef devrait avoir pitié de l’oreille qui l’écoute ! Ces enfants l’ont toujours appelée ‘’Maman Pellaut, nouveau goudron’’ avec affection. Diantre ! Le chef Zézé Drogba Albert est-il en train de livrer Mme Lakpé à la vindicte populaire en faisant des déclarations fausses et diffamatoires contre elle sur les réseaux sociaux ? Tout porte à croire que le chef cherche à faire de Mme Lakpé, une victime de lynchage médiatique et de harcèlement, en l’exposant à la colère et à la réprobation publique par ses déclarations incendiaires. Il est important que les autorités prennent des mesures pour protéger Mme Lakpe et garantir sa sécurité, ainsi que celle de sa famille, si nécessaire.
Au vu de ce qui précède, il est légitime de se demander si, le chef n’a pas agi en tant que militant du Cojep contre Mme Lakpé, militante du Rhdp, ce qui soulèverait des questions sur la neutralité et l’impartialité de ses actions. Nous y reviendrons sur l’affaire renvoyée au 2 décembre 2025.
Nesmon De Killer/Région du Gôh
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