37 ministres, 10 ministres délégués, 10 secrétaires d’Etat et trois ministres chargés de mission à la présidence de la République constituent cette équipe intervenue un peu plus d’un mois après l’investiture de Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982 et réélu dès le 1er tour (77,98%) pour 7 ans après le scrutin présidentiel du 9 octobre contesté par l’opposition.
Selon le décret à la radio d’Etat, Alamine Ousmane Mey, directeur d’une banque privée, remplace aux Finances Ess Menye, nommé lui à l’Agriculture.
Emmanuel Nganou Djoumessi, jusque-là, secrétaire général adjoint des services du Premier ministre, devient ministre de l’Economie en remplacement de Louis Paul Motazé, qui quitte le gouvernement.
Laurent Esso quitte lui le Secrétariat général de la présidence pour devenir ministre de la Justice. L’ex-ministre de la Justice Amadou Ali devient ministre chargé des Relations avec les Assemblées.
Le secrétaire général du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, fondé par le président Biya) René Sadi est quant à lui nommé ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur) en remplacement de Marafa Hamidou Yaya, pourtant considéré comme un des hommes les plus puissants du régime et qui ne retrouve pas de maroquin.
Neuf femmes parmi la soixantaine de membres
Neuf femmes figurent parmi la soixantaine de membres du nouveau gouvernement. Parmi elles, 6 occupent la fonction de ministre plein, une celle de ministre délégué et deux sont secrétaires d’Etat. Trois nouvelles promues sont enregistrées, à savoir les secrétaires d’Etat auprès du ministre des Forêts et de la Faune, Mme Koulsoumi Aladji épouse Boukar, et auprès du ministre de l’Habitat et du Développement urbain, chargé de l’Habitat, Mme Dibong née Biyong Marie Rose, et Jacqueline Koung à Bessike aux Domaines, au Cadastre et aux Affaires foncières.
Dans ce cabinet marqué par peu de changements, 6 des 9 femmes conservent leurs postes. Il s’agit de Mme Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse à la Promotion de la Femme et de la Famille, Madeleine Tchuinte à la Recherche scientifique et à l’Innovation, Ama Tutu Muna aux Arts et à la Culture, Catherine Bakang Mbock aux Affaires sociales, Mme Youssouf née Adidja Alim à l’Education de base.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement rural chargé du Développement rural, Mme Ananga Messina née Beyene Clémentine Antoinette fait également partie de cette cuvée du maintien. Entrée au gouvernement en 2002, Catherine Bakang Mbock est la plus ancienne de ces femmes membres du gouvernement.
Lors de son discours d’investiture, M. Biya a promis de "transformer le Cameroun en un chantier de l’émergence" mettant l’accès sur l’économie et le développement et assurant lancer prochainement des "grands projets agricoles, miniers, énergétiques et infrastructures". C’est le 6e gouvernement depuis les 10 dernières années, après ceux de 2002, 2004 (consécutif à la présidentielle d’octobre de la même année), 2006, 2007 et 2009.
Le président camerounais Paul Biya, réelu lors de l’élection présidentielle tenue le 9 octobre après 29 ans de pouvoir, a procédé vendredi soir à un remaniement gouvernemental, reconduisant le Premier ministre Philémon Yang mais nommant de nouveaux ministres à des postes clés comme aux Finances, à l’Economie, à l’Intérieur ou à la Justice. Neuf femmes figurent parmi la soixantaine de membres du nouveau gouvernement.
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