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La nouvelle Côte d’Ivoire se construit doucement mais sûrement. Loin du bruit afin de ne pas faire fuir l’argent qui en a horreur. Aussi, pour bâtir dans l’harmonie cette nation dont le Père de la nation rêvait, il est des comportements, des postures voire des attitudes à adopter. Pour ne pas dire des principes de droit sur lesquels, il n’y a pas du tout à déroger. Et pourtant, il ne se passe pas un seul jour sans que les lois les plus élémentaires comme ceux du bien-être de l’employé soient bafoués. Pour une fois, parlons de ces petites gens qui ne savent à quels saints se vouer lorsqu’elles sont flouées par leurs employeurs.

 

Ado & Banny-copie-1Yao N'Dré

Aujourd’hui, tous les Ivoiriens savent et reconnaissent le poids économique des Libanais que nos parents paysans continuent de désigner par le terme « syriens », ces derniers ayant été les premiers à s’installer et commercer en Côte d’Ivoire en dehors des colons. Malheureusement, parmi ces gens dont l’apport économique est indéniable pour le pays au vu de leur participation de poids dans la résorption du chômage, se trouvent des brebis galeuses qui dévaluent cet effort en les discréditant par des actes qui n’honorent pas la communauté libanaise. Cette catégorie de libanais dont il est question préférant soudoyer l’inspecteur du Travail en lui remettant ce qui devrait revenir à l’employé. J. N’Guessan travaille depuis une douzaine d’années comme fille de maison chez un couple de libanais. Non seulement elle n’est pas déclarée à la CNPS mais doit subir de pires humiliations et autres harcèlements de rejetons en mal de sensations charnelles fortes. Pire, l’infortunée employée perçoit son ‘‘salaire’’ au lance-pierres. Rémunérée à 50.000FCFA, une chance, J. N’Guessan, ne perçoit son dû que bien au-delà du 15 de chaque mois. A qui ou chez qui se plaindra-t-elle lorsque son patron ne lui laisse aucune chance en lui disant d’aller se plaindre où elle veut ? En effet, lorsqu’excédée la pauvre femme s’est décidée à saisir l’Inspection du Travail de son ressort territorial, il en est suivi un relâchement tel dans le traitement de son dossier que la malheureuse a préféré abandonner. Même lorsqu’une bonne volonté se proposera de l’aider à mieux voir clair dans le contentieux, J. N’Guessan lui opposera un refus très poli mais ferme. Renseignements pris plutôt arrachés à la jeune femme, il ressort que son patron a ‘‘mouillé la barbe’’ de l’Inspecteur de Travail qui lui avait pourtant promis ‘‘tout faire’’ pour qu’elle rentre en possession de ses droits. Dépitée, J. N’Guesssan est allée rencontrer son patron qui lui a ri au nez et réitéré son omnipotence dans le milieu des affaires où il ‘‘peut tout se permettre tant qu’il a de l’argent’’. Ce comportement achève de convaincre de la mauvaise foi de certains employeurs. Qui préfèrent soudoyer les institutions chargées de veiller à l’application des conventions établies entre employeurs et employés. Cela pose le problème de la survie des employés. Devront-ils se laisser spolier jusqu’à la fin des temps parce que les inspections de Travail en Côte d’Ivoire sont truffées de bandits au col blanc et des arnaqueurs de tous acabits qui préfèrent frustrer les employés qui ne sont pourtant que dans leurs droits. De même que ce libanais aux méthodes brumeuses qui jettent le discrédit sur sa communauté, il existe des opérateurs économiques nationaux ou étrangers qui, plutôt que de s’acquitter de leurs charges envers les régies financières préfèrent remettre cet argent aux inspecteurs ou aux à certains hommes de loi. Et lorsque ces mêmes opérateurs indélicats sont épinglés, ceux qui ont déjà quelques responsables de la justice à leurs bottes ne se gênent nullement de dire aux agents qui ne font que leur travail qu’ils ‘‘sont plus ivoiriens’’ qu’eux. Il ne s’agit nullement ici de nationalité mais de réglementation. Aussi, les nouvelles autorités ivoiriennes devraient raisonner les opérateurs économiques afin que ceux-ci (surtout ceux qui ont fait l’amitié à la Côte d’Ivoire en s’y installant) révisent leur façon de vivre et de s’intégrer dans leur pays d’adoption. SEM Alassane Ouattara ne fera pas le gendarme derrière chaque responsable d’un département ministériel pour lui rappeler ses attributions. Dans le cas extraordinaire où le ministre en charge d’un dossier se voit incapable de prendre des initiatives en attendant l’approbation du Chef de l’Etat, il est inutile que ce dernier continue de garder sa place. Parce que l’on ne vient pas en Equipe Nationale de n’importe quelle discipline sportive pour apprendre à jouer. Alors, si pour les employeurs ou/et opérateurs nationaux véreux qui sont épinglés, la sanction est sans appel, il doit en être de même pour les frères originaires de pays amis. Sinon, l’on court irrémédiablement vers une justice à deux vitesses.

 

 

 

 

 

 

 

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Tag(s) : #Politique
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