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manifestant sur rti7

Avec la réconciliation, ces images vont disparaître pour laisser place à la vraie cohésion sociale

 

La Côte d'Ivoire sort d'une crise postélectorale sans précédent. Avec des morts par milliers et des blessés dont certains auraient préféré ne plus être en vie, pour avoir perdu des être chers.  Des êtres chers auxquels aucune indemnisation ne pourrait rendre la vie. Jamais.

Malheureusement, il semble que nombre d'Ivoiriens feignent d'ignorer ces milliers voire  ces millions de morts et plusieurs centaines de blessés et d'estropiés à vie. Le militantisme politique rend-il aveugle, sourd, amnésique ou tout simplement méchant? Cette question ouvre une passerelle vers la vacuité de la réconciliation que ne pourra en aucun cas réussir la CDVR (Commission Dialogue Vérité Réconciliation) pour les uns, ennemis acharnés de la cohésion sociale en Côte d'Ivoire. Quand d'autres, plus patriotes peut-être et moins enclins à minimiser l'attachement de Charles Konan Banny à la paix veulent de cette réconciliation. Seulement, une réconciliation ne peut se faire sans pardon des offenses, vérités blessantes à dire mais sans impunité.  Aujourd'hui, le FPI (Front Populaire Ivoirien) bien qu'ayant perdu le pouvoir, ne l'accepte pas encore. Si l'on s'en tient aux déclarations de ses militants et de sa direction intérimaire qui se comportent comme si le pouvoir leur avait échappé pour toujours. En mettant en avant des préalables qui ne tiennent plus las route. La cohésion sociale passe par l'acceptation de LMP de la réalité du pouvoir qui est détenu par le RDR, pardon, le RHDP. Alors, les Ivoiriens comprendront que le parti de Koudou Gbagbo Laurent ne peut pas être mêlé dans ces actions de déstabilisation qu'on leur attribue. A tort peut-être, mais leur discours des responsables du FPI ne plaident pas en leur faveur.
Malgré cela, le pouvoir doit avoir à l'esprit que le FPI est un parti qui compte dans le paysage politique ivoirien. Et la main tendue du pouvoir envers cette formation politique ne doit pas s'arrêter à des déclarations d'intention. Même si le parti de Miaka Oretto garde une posture belliqueuse faite de provocations incessantes, en prenant le contre-pied de toutes les décisions et en les critiquant. Des morts à tel ou endroit, alors que le pouvoir donne une version des faits, le FPI la dément et l'accuse d'en être le responsable. Aujourd'hui, le RDR est au pouvoir grâce à la plateforme politique RHDP. Tout comme LMP aurait pu l'être. Ce qu'attendent les Ivoiriens des deux principales coalitions politiques qui comptent dans ce pays, c'est d'attendre d'aller aux élections et de soumettre leur suffrages au verdict des populations qui vont décider qui des deux est apte à les diriger. Car en bon démocrates, c'est la seule et unique voie royalement honnête pour accéder au pouvoir. En attendant, il faut éviter la guerre des communiqués et les accusations ping-pong. C'est ce que les uns et les autres attendent d'eux pour que la Côte d'Ivoire se développe pour éviter d'en ajouter à tous ces chômeurs dont le nombre croît de façon exponentielle. Vivre ensemble, ce n'est pas se fréquenter le temps d'une rose mais accepter de faire ménage malgré les différences. Chacun doit accepter ce que l'autre apporte. Si le FPI refuse de voir les actions du RHDP pour le développement du pays en les raillant alors que les fils et les filles de la Côte d'Ivoire le constatent sur le terrain, il y a là, manifestement, plus de mauvaise foi que d'acte politique.
Dans ces conditions, vers quelle réconciliation va le pays et pour quels Ivoiriens?

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Tag(s) : #Politique
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