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Faiblesses et mensonges des intellectuels et penseurs souverainistes ivoiriens

u fur et à mesure que passe le temps, la crise ivoirienne se banalise et le théâtre des confrontations théoriques infécondes s’enrichit. Au-delà du rideau, les stratèges des deux camps s’affairent pour éliminer l’adversaire encombrant et c’est en réalité cela qui compte pour la Côte-d’Ivoire. Le reste n’est que diversion d’autant plus que les discours et conférences auxquels quelques intellectuels s’adonnent ne sont que du …déjà vu et entendu. Il est vraiment déplorable qu’à chaque crise, ceux qui s’offrent l’obligation de penser pour les sociétés africaines, brandissent les mêmes clichés d’il ya cinquante ans et plus. Pratique et non théorie Il est vrai que la répétition est pédagogique mais messieurs les professeurs devraient tenir ces conférences à fond purement dogmatique devant leurs étudiants en amphithéâtre. C’est là que la maîtrise théorique des concepts comme démocratie, indépendance, égalité, justice, développement, souveraineté, etc. est vraiment indispensable. Pour le peuple, (et ce n’est point un mépris), l’important (et c’est ça l’essentiel) est que le vécu quotidien soit la manifestation concrète et fidèle des aphorismes qui sont devenus célèbres et résument tout, à savoir : la démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ……Il faut que la division des pouvoirs soit telle qu’un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen La loi est la même pour tout le monde, la justice s’applique au nom du peuple La souveraineté appartient au peuple, etc. · Les affaires politiques sont les affaires de tout le monde, et les affaires de tout le monde sont des affaires politiques. Comment cela se traduit dans le gouvernement quotidien de la chose publique ? Ces aphorismes et les concepts philosophiques ci-dessus cités qu’ils interprètent mettent tous à leur confluent, l’homme, le citoyen, dont le développement est multiforme. Concrètement, quelles conditions de vie faut-il créer pour permettre son épanouissement et par conséquent celui de toute la société. Qu’en est-il en réalité de ces proclamations chez nous ? Nos penseurs choisissent quand cela leur convient, de parler de renaissance ou de refondation, de souveraineté bradée. Quelle re-naissance ? S’agit-il d’un nouveau mode de gouvernance qui restaure et réhabilite nos us et coutumes discriminés et rejetés par la colonisation, donc d’une véritable rupture ? S’agit-il seulement de rompre plutôt avec les traditions républicaines héritées des pères de l’indépendance, donc de se débarrasser des pratiques des premières républiques ? S’agit-il en fait de trouver un juste amalgame qui permette aux africains de maitriser le discours sur le développement ? La faiblesse de nos penseurs et intellectuels, c’est qu’en entrant en politique, tous affichent la farouche détermination d’incarner dans tous les cas, cette ardente volonté de rupture. Mais une fois au pied du mur, ils se révèlent soit peu armés pour une vraie REVOLUTION tant promise, soit ils dévoilent au bout de peu de temps, leur vraie fibre de restaurateurs. Soit parce qu’ils n’ont jamais eu le courage d’inventer une authentique philosophie de la Re-naissance, soit parce qu’au fond malgré leur volonté de rupture, la définition de leur idéologie comporte assez de nuances peu révolutionnaires. En témoigne une pensée exprimée dans le prologue du livre de Bedi Holy intitulé Côte-d’Ivoire Yako et préfacé par Madame Simone Ehivet : « ……l’Afrique est le continent du rythme ! Et nous savons que tant qu’un rythme est imposé à un danseur, celui-ci éprouve toujours des difficultés à y entrer. Mais une fois qu’il y entre, le bon danseur, s’appuyant sur le rythme, fait des merveilles et arrivent même à surclasser l’initiateur de la danse. Le génie ici, ce n’est pas d’inventer un rythme nouveau. Il n’est pas nécessaire de commencer une nouvelle danse. Il s’agit de s’approprier la danse qui a cours, et de lui imprimer notre savoir faire. Nous en avons la capacité. » Le choix est bien clair et non révolutionnaire. Où se situe la main invisible et rapace et néocolonialiste qui empêcherait de refonder ? Christian Félix Tapé

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Tag(s) : #Politique
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