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Le camp Gbagbo contre-attaque : « Si Ado est président, c'est que nous ne sommes pas encore sortis de la crise... »
Article publié le: 06 Janvier 2011 - Auteur: B.S. Diarra - Source: lecombat
« Une erreur monumentale que d'avoir choisi Blaise Compaoré comme facilitateur... Le pays tire profit de la crise ivoirienne tout comme le Mali qui, depuis 2003 a entamé l'exploitation de son diamant . Si Ado est président, c'est que nous ne sommes pas encore sortis de la crise... Si les forces occidentales tombent en Côte d'Ivoire, elles tomberont ailleurs. les Grandes Nations font ce qu'elles veulent et les petites, ce qu'elles doivent. M Choi prétend détenir des documents l'ayant permis de certifier les résultats de la CEI, qu'il les apporte donc au comité d'évaluation !... On ne peut pas nous effrayer en brandissant la menace d'une intervention militaire. L'on sait que l'Amérique a fait la guerre à l'Irak sans l'avis de l'ONU. Gbagbo a fait l'armée et avait le grade de sergent Chef. Nous comprenons les chefs d 'Etat de la CEDEAO.». Les propos ont été tenus à la faveur d'une conférence de presse mardi dernier à Abidjan et à laquelle « LE COMBAT »ainsi que le confrère «22 Septembre» et d'autres de la sous-région, ont été invités à prendre part. Les partisans de Laurent Gbagbo ont organisé mardi dernier une conférence de presse à l'Hôtel PULMAN d'Abidjan à laquelle ont pris des journalistes de la sous-région. A l'ordre du jour de la rencontre, « la crise ivoirienne, entre volonté constitutionnelle et doute démocratique - Et si c'est le vent de départ d'une démocratie sociale ? ». La séance était animée par le professeur Sery Bailly, ancien ministre des transports de Côte d'Ivoire, Dr Vincent Fouda, d'origine camerounaise, Enseignant à l'Université de Québec ; à leurs côtés, M Claude Koudou, engeignant à Paris et auteur de plusieurs ouvrages dont « La Côte d'Ivoire face à son destin - Et si l'Afrique était Gbagbo » éditée par « L'HARMATTAN ». M Bailly, ancien ministre des Transports a tout d'abord fait la genèse de ce qu'il appelle la « crise cyclique ivoirienne » qui, de son point de vue, ne date pas de l'ère Gbagbo. Elle a commencé en 1999 et s'est accentuée en octobre 2000 avec ses corollaires de souffrances pour le peuple. Les protagonistes opteront finalement pour un règlement pacifique. D'où les accords de Marcoussis, Lomé, Ouaga... Le pays restait malgré tout divisé et ce, jusqu'à ce jour. Le conférencier déplora à la fois le traitement inégalitaire de l'information en faveur d'une des deux parties aujourd'hui en conflit, à savoir Alassane Dramane Ouattara et le « rôle ambigu des Nations Unies ». Pour sa part, le Dr Vincent Fouda estime que ce qui se passe en Côte d'Ivoire aujourd'hui n'est que le prélude d'une « Re-Naissance » du continent à l'image de ce que la grève des Cheminots a constitué pendant la période coloniale en Afrique de l'Ouest. « Ce sont les Institutions qui gèrent un pays. La volonté Constitutionnelle ne doit, par conséquent, souffrir d'aucune contestation », a-t-il indiqué. « Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ces décisions doivent être respectées », a poursuivi le conférencier. Citant le président Américain, M Barack Obama, il rappela les propos de ce dernier : « l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes ». Mais en Côte d'Ivoire, souligne le conférencier, l'américain a foulé au pied les décisions d'une institution, et du coup la souveraineté du pays. Il ne viendra pas à l'idée d'un américain de violer Constitution des Aux Etats-Unis d'Amérique a-t-il indiqué. « Le Conseil Constitutionnel, rappela-t-il, n'est pas une émanation de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Cette dernière, n'étant non plus un organe suprême, ne saurait être le dernier recours. Mais plutôt le Conseil Constitutionnel dont la décision fait aujourd'hui objet de contestation ». C'est là que nait le doute démocratique. C'est nous qui avions crée les forces nouvelles Dans son intervention, le Conférencier Vincent Fouda rappela qu'il est à l'origine de la création des forces nouvelles. « Nous avions trouvé cette appellation dans le but de contourner la convention selon laquelle aucun mouvement rebelle ne devrait prendre part aux négociations. Nous avions trouvé l'expression « Forces Nouvelles » afin d'éviter leur exclusion dans les débats ». « Mais aujourd'hui, comment désarmer de jeunes officiers avec une proposition de salaires de 500.000 F CFA alors qu'ils gagnent à ce jour 1,5 voire 2 millions F CFA ? Initialement, c'est le Burkina Faso qui devrait aider au désarmement, mais. » Une erreur d'avoir fait du Burkina Faso le facilitateur Selon M Vincent Fouda, ce fut une erreur monumentale que d'avoir choisi Blaise Compaoré comme facilitateur. Et pour cause, « le Burkina est désormais exportateur de Café Cacao comme la Côte d'Ivoire. Le pays tire donc profit de la crise ivoirienne tout comme le Mali qui, depuis 2003 a entamé l'exploitation de son diamant ». L'allusion est nette. Parlant de l'ONU, il souligna que l'organisation internationale n'a pas joué son rôle étant entendu que le pays reste toujours divisé. L'Unification reste pourtant une de ses missions cardinales en Côte d'Ivoire. Il a également mis en doute le rôle des observateurs dans le déroulement du scrutin. « Il n'y avait que 120 Observateurs de l'Union Européenne, 650 des Nations -Unies, entre 300 et 400 de la CEDEAO, une vingtaine issue de la francophonie ». Insuffisant, estime le conférencier, étant donné que des observateurs devraient être initialement déployés dans tous les bureaux de vote. On ne décide pas de l'avenir d'un pas parce qu'on est fatigué Pour sa part, le Professeur Sery Baily rappela que la CEI était majoritairement composée des partis d'opposition soit 25/32. Toute chose qui sera déterminante dans les décisions de cet organe. Mais qu'à cela ne tienne, l'engagement constitutionnel devrait départager les protagonistes. « Si nous ne sommes pas capables de respecter nos Constitutions, que respecterions-nous alors », s'est-il interrogé ? Faisant allusion à la communauté internationale, il indiqua ceci : « On ne décide pas de l'avenir d'un pays parce qu'on est fatigué ». Et d'ajouter que « les Grands Nations font ce qu'elles veulent et les petites, ce qu'elles doivent ». « M Choi (le représentant des Nations-Unies en Côte d'Ivoire) poursuit, le conférencier, prétend détenir des documents l'ayant permis de certifier les élections, qu'il les apporte donc au comité d'évaluation !... On ne peut pas nous effrayer en brandissant la menace d'une intervention militaire. L'on sait que l'Amérique a fait la guerre à l'Irak sans l'avis de l'ONU. Gbagbo a fait l'armée et avait le grade de sergent Chef. » Revenant à la charge, M Vincent Fouda souligna que la Côte d'Ivoire n'est pas un territoire sous administration de l'ONU à l'image du KOSOVO au moment des faits.. Qu'entendent-ils par « légitimement élu » en parlant d'ADO ? Si Ado était président, c'est que nous ne sommes pas encore sortis de la crise » a-t-il martelé. Et M Sery Bailly de rappeler que le candidat ADO ne saurait être investi dans la mesure où il ne reconnait pas le Conseil Constitutionnel. « Nous comprenons les chefs d'Etat de la CEDEAO » La Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo s'estime-t-elle aujourd'hui trahie par les chefs d'Etat de la CEDEAO ? Pour le Conférencier Sery Bailly et non moins ancien ministre de Gbagbo, la marge de manouvre des chefs d'Etat est très réduite. « Il s'agit de ne pas les humilier davantage. Notre souhait est que prévale la volonté de paix. Mais pas d'injonction. Notre combat, c'est le refus de l'esclavage. Il ne sera pas dit que nous avions volontairement accepté la servitude ». L'auteur-écrivain M Claude Koudou dira, pour sa part, que la résistance et la RE-NAISSANCE africaine partiront de la Côte d'Ivoire. « Si les forces occidentales tombent en Côte d'Ivoire, elles tomberont ailleurs ». B.S. Diarra Envoyé Spécial
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Tag(s) : #Politique
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