Naître pauvre est le fruit du destin. Mais il y a une certaine fierté à être riche de sa pauvreté. Sauf pour le fils du sergent-chef qui a atterri de façon accidentelle et calamiteuse au pouvoir, dans le sang d’innocents qui croyaient avoir sauvé la Côte d’Ivoire de son pire cauchemar. Dix ans après avoir vécu et expérimenté au quotidien, la pilule refondation faite de souffrances, de misères ambiante, de gabegie, de népotisme avérée, de commissions, de compromissions, de vols, de rapines, de clientélisme, les Ivoiriens sont tous parvenus à une seule décision : chasser le refondateur en chef du pouvoir avant qu’il ne fasse s’écrouler les fondations du pays. Ce qu’ils ont fait à une écrasante majorité, en indiquant la porte de sortie du pouvoir au fils du sergent-chef et de sa clique de profiteurs, de coquins et de coquins. Mal leur en prit car le fils de Koudou Zêpê qui s’en orgueillissait d’être fils de pauvre ne veut pas du tout retourner à ce statut qu’il connaît pour l’avoir vécu. Ainsi, l’un de ses affidés qui ne pouvait pas du tout s’offrir de chaussures avant sa nomination comme Ministre de la République de Côte d’Ivoire ne criait-il pas haut et fort sa fortune en avouant ne plus ‘‘jamais être pauvre’’? Le fils du sergent-chef ne dit pas du tout le contraire lorsqu’il prévient ses zélateurs partisans et courtisans que ‘‘s’il tombe’’, ils tombent tous avec lui ? Partant, il est du coup très simple de comprendre l’état d’esprit du ‘‘Président’’ de la République qui ne reçoit aucune visite officielle. Si ce n’est celles de personnes convoyées sur sa demande à son palais pour se donner encore l’illusion d’exister. Mais ce qui retient le fils du sergent-chef agrippé au pouvoir est pourtant visible à l’œil nu. L’homme, son cousin Djedje Pierre l’a dit, persisté et signé, adore le luxe insolent. Des milliards ? Mais une telle somme s’amenuise très vite. Surtout lorsqu’on est l’époux légitime de plus de plus de trois femmes. Dont l’une, coutumière, est tout aussi dépensière que les nombreuses autres. Il faut convenir qu’entretenir un tel harem coûte très cher ! Très cher ! En plus, aussi bien celle du Sud que celle du Nord sont habituées voire abonnées au luxe insolent que leur a conféré le binôme café-cacao et les petits deals avec des prête-noms. Alors, comment quitter ce pouvoir avec tout le pétrole et le gaz ivoiriens qui ne sont même pas encore exploités ? Donc, pour accéder au palais, le vainqueur de la présidentielle doit lui passer sur le corps. En un mot, le pouvoir ou la mort. C’est ce à quoi s’est résigné le fils du sergent-chef. Mais c’est trop facile. Il doit vivre pour voir comme se gère un pays, , une Nation, un Etat ! A demain !
/image%2F1486079%2F20220130%2Fob_45bf33_monument-com.jpg)