Les COMBOS
Au début des années soixante apparaisent des formations Tipo Jazz Band mais comportant, souvent pour des raisons économiques, un nombre de musiciens réduit. ce sont les combos. Ils ont souvent sept ou huit membres mais afin de les différencier des groupes de Son, des septetos , on a préféré leur donner un autre nom provenant de l'anglais combination. La structure n'est pas établie formellement. Autour d'un piano, d'une basse et d'une batterie, le combo peut rassembler trompettes, saxophones, guitares, trombones, percussions... Il arrive que le piano soit remplacer par un clavier ou une guitare et les instruments électriques y sont souvent les bienvenus.
La plupart du temps ces combos sont des formations de jazz ou travaillant avec des chanteurs du Feeling. Ils sont aussi la combinaison instrumentale préférée pour les "descargas".
Les CONJUNTOS
Les premiers conjuntos apparaissent à la fin des années trente et au début de la décennie suivante. Ils sont d'un point de vue organisationnel une extension du septeto avec l'adjonction d'une seconde trompette. Simultanément y entrent un piano puis une tumbadora. Les voix sont mises en évidence et souvent les conjuntos possèdent un trio vocal.
Alors que certains conjuntos mettent en valeur le tres, d'autres l'ont supprimé. Cette différence apparemment anodine est fondamentale. Elle contribue à une différenciation dans les sonorités des groupes "machos", utilisant le tres, et essentiellement composés de musiciens noirs comme le "CONJUNTO Arsenio RODRÍGUEZ" et les conjuntos au sein desquels prédominent les musiciens "blancs" comme le "CONJUNTO CASINO".
Une troisième trompette est fréquemment utilisée à la fin des années quarante.
Les onjuntos nécessitent des arrangements spécifiques relativement complexes et, sauf exceptions, des musiciens bons lecteurs de partitions.
| Quelques grands conjuntos Cubains. |
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| CONJUNTO CASINO | CO |
Les Coros de Claves.
La fin de l'esclavagisme a déversé dans les quartiers périphériques des villes et notamment de La Havane une population noire qui se regroupe pour chanter et qui, au contact des criollos, donne des formes nouvelles aux musiques, chants et danses développés antérieurement dans les barracones. Les Coros de claves représentent une des formes collectives qui apparaissent à la fin du XIX° et au début du XX°. Ils se composent d'un ou d'une soliste à la voix puissante, un toniste, d'un censeur qui veille au bon goût du texte, quelques percussions primaires, des claves et des chœurs mixtes. Les Coros peuvent être composés de plusieurs dizaines de personnes.
Les Coros de Guaguancó.
Ils apparaissent dans les mêmes conditions que les Coros de claves mais s'en différencient en ce sens qu'ils sont destinés à inciter à la danse, à la rumba et sont moins importants quant au nombre de leurs participants que les Coros de claves. Dans les Coros de guaguancó, le soliste est entouré d'un chœur formé de deux ou trois chanteurs. Les percussions sont souvent des cajones (caisses en bois, récupérées auprès des vendeurs de poissons), claves, une maraca jouée à la manière du chekeré.
Les CUARTETOS
i on le rencontre à la fin du XIX°, c'est dans les années dix et au début des années vingt que le cuarteto prend toute sa force. Il est l'addition d'un quatrième instrument au Trio. On trouve alors diverses formules : tres, bongó, botijuela ou marimbula, voix ; ou tres, guitare, bongó ou pailas, maracas... le "CUARTETO Nano LEÓN" à La Havane, le "CUARTETO Manuel LUNA " à Santiago de Cuba sont bâtis sur ce mode.
Mais à la fin des années vingt le cuarteto peut aussi se présenter comme la réduction d'un septeto. Dans ce cas il comporte une trompette et il se présente le plus souvent sous la forme, première voix, claves et/ou maracas, tres, guitare, trompette. S'ajoute évidemment une deuxième voix. On peut aussi trouver deux guitares, l'une prenant alors la place du tres.
L'un des grands cuartetos de ce type a sans aucun doute été celui de Antonio MACHÍN (voix, claves et maracas) avec Daniel SANCHEZ, seconde voix et guitare, Yayito MALDONADO, guitare et Remberto LARA, trompette. Ce cuarteto de MACHÍN a lui-même comporté ses variantes avec aux côtés des deux premiers, le tres de Alejandro RODRÍGUEZ et le trompette de Mario BAUZÁ.
Quelques grands cuartetos Cubains
| | | ![]() Cuarteto Antonio Machín |
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