Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies vient de décider d'un « no fly zone » au dessus de la Libye. Des puissances occidentales, ont, depuis samedi, commencé à faire appliquer cette décision et à...frapper.....
L'on est surpris de cette procédure accélérée et de cette décision de principe. Kadhafi peut donc continuer à combattre les insurgés dans tout le pays et surtout à Bengazi mais en n'utilisant que des troupes et matériels au sol. Kadhafi est ainsi amputé de sa supériorité militaire et surtout aérienne sur les insurgés. Après avoir fait pleuvoir bombes, obus, grenades sur les objectifs civils et militaires, l'armée fidèle à Kadhafi doit maintenant envisager une progression au sol théoriquement beaucoup plus compliquée.
Bien que la Résolution du Conseil de Sécurité ne parle que du survol aérien, l'on devine aisément que ce mandat sera utilisé pour bombarder les troupes de Kadhafi au sol si celles-ci sont soupçonnées d'utiliser des armes non conventionnelles ou de commettre des massacres sur des civils.
En tant qu'ivoiriens, l'on peut être tenté de penser que comme toujours les intérêts occidentaux et le besoin d'approvisionnement en matières stratégiques tel que le pétrole guident certaines décision internationales.
En effet, les massacres commis sur les civils ivoiriens, les pluies d'obus lâchement lancés sur des civils en plein marché, les exécutions sommaires, les assassinats en Côte d'ivoire, n'émeuvent pas la communauté internationale. La Côte d'Ivoire est un pays noir, africain, peu stratégique. L'arrêt de l'approvisionnement de son café et de son cacao n'empêcheront pas le monde de tourner. Le Ghana, le Brésil, la Malaisie, l'Indonésie, le Mexique, pourront continuer à fournir le chocolat, peut être juste, à un prix légèrement élevé. Les ivoiriens peuvent donc mourir massacrés, éclatés, étouffés. Ni l'ONU, ni les forces Françaises, avec tous deux des milliers de soldats suréquipés en Côte d'Ivoire ne lèveront le petit doigt pour mettre fin à cette hécatombe. Répétition dramatique du processus d'un génocide. Nous n'en sommes qu'au début.
Quand l'ONU et la communauté internationale se rendront compte que toute vie a de la valeur, qu'elle soit Libyenne, afghane, irakienne, somalienne ou ivoirienne, alors elles prendront des actions plus énergiques en direction des criminels. D'ailleurs et cela doit être su de tous: selon Mme Kristalina Georgéova, Commissaire de l'Union Européenne en charge de la Coopération Internationale et de l'aide humanitaire, la situation de la Côte d'Ivoire est aussi grave sinon plus que celle de la Libye.
Nous ne sommes pas naïfs pour croire que les frappes en Libye sont philanthropiques, humaniste et caritatives. Elles sont pleines d'intérêts minéro- et géo- stratégiques.
Il meurt moins de gens en Libye qu'à Abobo, à Toulepleu, à Duékoué , Port Bouët 2. Pourquoi donc la célérité de la mise en application de la décision contre la Libye et non pas contre la Côte d'Ivoire?
Ce pendant nous restons optimistes que face à la molle réaction de leurs opinions nationales, l'occident ré-équilibrera sa gestion des dossiers internationaux et se penchera immédiatement sur le cas de la Côte d'Ivoire. Ce serait alors une cause réellement humaniste et gratuite. C'est là qu'on verra si les arguments de protection des vies civiles tiennent face aux intérêts matériels.
L'on est surpris de cette procédure accélérée et de cette décision de principe. Kadhafi peut donc continuer à combattre les insurgés dans tout le pays et surtout à Bengazi mais en n'utilisant que des troupes et matériels au sol. Kadhafi est ainsi amputé de sa supériorité militaire et surtout aérienne sur les insurgés. Après avoir fait pleuvoir bombes, obus, grenades sur les objectifs civils et militaires, l'armée fidèle à Kadhafi doit maintenant envisager une progression au sol théoriquement beaucoup plus compliquée.
Bien que la Résolution du Conseil de Sécurité ne parle que du survol aérien, l'on devine aisément que ce mandat sera utilisé pour bombarder les troupes de Kadhafi au sol si celles-ci sont soupçonnées d'utiliser des armes non conventionnelles ou de commettre des massacres sur des civils.
En tant qu'ivoiriens, l'on peut être tenté de penser que comme toujours les intérêts occidentaux et le besoin d'approvisionnement en matières stratégiques tel que le pétrole guident certaines décision internationales.
En effet, les massacres commis sur les civils ivoiriens, les pluies d'obus lâchement lancés sur des civils en plein marché, les exécutions sommaires, les assassinats en Côte d'ivoire, n'émeuvent pas la communauté internationale. La Côte d'Ivoire est un pays noir, africain, peu stratégique. L'arrêt de l'approvisionnement de son café et de son cacao n'empêcheront pas le monde de tourner. Le Ghana, le Brésil, la Malaisie, l'Indonésie, le Mexique, pourront continuer à fournir le chocolat, peut être juste, à un prix légèrement élevé. Les ivoiriens peuvent donc mourir massacrés, éclatés, étouffés. Ni l'ONU, ni les forces Françaises, avec tous deux des milliers de soldats suréquipés en Côte d'Ivoire ne lèveront le petit doigt pour mettre fin à cette hécatombe. Répétition dramatique du processus d'un génocide. Nous n'en sommes qu'au début.
Quand l'ONU et la communauté internationale se rendront compte que toute vie a de la valeur, qu'elle soit Libyenne, afghane, irakienne, somalienne ou ivoirienne, alors elles prendront des actions plus énergiques en direction des criminels. D'ailleurs et cela doit être su de tous: selon Mme Kristalina Georgéova, Commissaire de l'Union Européenne en charge de la Coopération Internationale et de l'aide humanitaire, la situation de la Côte d'Ivoire est aussi grave sinon plus que celle de la Libye.
Nous ne sommes pas naïfs pour croire que les frappes en Libye sont philanthropiques, humaniste et caritatives. Elles sont pleines d'intérêts minéro- et géo- stratégiques.
Il meurt moins de gens en Libye qu'à Abobo, à Toulepleu, à Duékoué , Port Bouët 2. Pourquoi donc la célérité de la mise en application de la décision contre la Libye et non pas contre la Côte d'Ivoire?
Ce pendant nous restons optimistes que face à la molle réaction de leurs opinions nationales, l'occident ré-équilibrera sa gestion des dossiers internationaux et se penchera immédiatement sur le cas de la Côte d'Ivoire. Ce serait alors une cause réellement humaniste et gratuite. C'est là qu'on verra si les arguments de protection des vies civiles tiennent face aux intérêts matériels.
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