Parti pour des vacances en France avant la crise post- électorale
Un jeune cadre ivoirien en exil forcé
La crise politique née du refus du candidat malheureux a l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, M. Laurent Gbagbo à céder l’exercice effectif du pouvoir au président démocratiquement élu, Alassane Ouattara et les violations des droits de l’homme par le camp de l’ex président, s’ avère préjudiciable à un certain nombre de citoyens ivoiriens qui, pour des raisons plus ou moins personnelles ont eu à s’absenter du territoire national avant, et surtout après le premier tour de l’élection présidentielle .
C’ est la situation que vit depuis le mois de septembre M. EHOUMAN .B PIERRE logisticien dans une entreprise d’exportation d’ ananas sise à Bonoua et connu comme un militant indécrottable de l’Union pour le Développement et la Paix en CÔte d’Ivoire (UDPCI), un parti membre du rassemblement des houphouetistes pour la paix et la démocratie (RHDP),à Koffikro s/p d’Adiake . Très actif au sein de cette coalition, mobilisateur reconnu même par ses adversaires, M. Ehouman a du anticiper ces congés annuels pour échapper aux nombreuses tentatives d’assassinat dont il était la cible en se rendant en France, espérant que les choses se calmeraient après les résultats définitifs de la présidentielle. Malheureusement pour lui, tout ne semble pas aller normalement.
Averti à plusieurs reprises par son épouse que des individus en treillis et armés chercheraient à le rencontrer non sans proférer des menaces a son égard, le militant du RHDP craint désormais pour sa vie. Ces derniers lui reprocheraient, aux dires de son épouse, d’avoir voté pour un "étranger " contre leur " frère "Laurent Gbagbo .
Ehouman B. Pierre, une des nombreuses victimes de l'entêtement de Laurent Gbagbo
L ‘épouse non plus, ressortissante du nord n’échappe pas, avec ses enfants aux menaces et autres intimidations de ses hommes encagoulés. Elle a du abandonner le domicile conjugal de Bonoua pour se refugier à Abidjan.
Informé, l’employeur de l’infortuné logisticien aurait demandé d’attendre la fin de ce mois de janvier pour constater l’abandon de poste. Ce qui n’est pas pour arranger les choses car son titre de séjour ayant expiré, M. Ehouman vit désormais dans la clandestinité en attendant qu’une perche lui soit tendue pour son retour au pays
T.Blé
/image%2F1486079%2F20220130%2Fob_45bf33_monument-com.jpg)
