Gervais Djidji
Tourne la page, camarade
La Côte d’Ivoire a rompu avec les dictatoriales habitudes des pays totalitaires qui prennent le processus électoral en otage. Ainsi, le 28 novembre 2010 couronnait les efforts de tous les acteurs impliqués dans la réalisation de cette prouesse qui a consisté en l’exécution du chronogramme qui menait aux audiences foraines, à la certification de la liste électorale et des élections. Toutes ces étapes voulues er recommandées par le Front Populaire Ivoirien (FPI), il est assez surprenant que la refondation fasse des gorges chaudes pour ronronner à propos des résultats qui n’ont pas du tout épargné leur chef de file. Dont la piètre politique a été bien conséquemment sanctionnée par les Ivoiriens qui en avaient plus qu’assez d’être pris pour des poires ou des pigeons à plumer. Ne pouvant nullement comprendre que des cancres que certains ont laissé en première année d’Université voire qui ont abandonné les cours et sont devenus des activistes du FPI soient rétribués sur le dos des contribuables. Mais qu’y peuvent-ils ? Ils n’ont pas l’Armée (devenue irrégulière aujourd’hui) avec eux. Certains avaient même droit à une escorte et une garde rapprochée composée de fds. Quand d’autres Ivoiriens, plus méritants et ayant donné les preuves de leur patriotisme n’ont jamais monnayé leur amour pour leur pays. Parce que se sacrifier pour la mère-patrie ne peut être quantifié. Se faire payer pour ‘‘défendre’’ sa patrie qu’on prétend (pourtant) aimer plus que les autres, cela ne ressemble à rien d’autre qu’à de la forfaiture. Ce dont semble bien s’accommoder les jeunes nouveaux riches dont les circonstances de l’acquisition de leur fortune subite ne heurtent nullement leur conscience. Conscience ? Il en faut mais seulement pour ceux qui sont de véritables patriotes parce que pensant à l’honneur de ce pays que le fils du sergent-chef veut détruire pour ne pas connaître l’humiliation d’être désigné du doigt comme …ancien Chef d’Etat. Une véritable hantise chez les dirigeants qui savent que leur départ du pouvoir permettra de découvrir toutes les gabegies et autres crimes économiques que ‘‘l’argent qui sert à faire ce que l’Etat ne dit pas’’ a couverts. Lorsque Chef d’Etat en fonction, l’on n’a pas et su répartir les richesses du pays, sans forfaire à son honneur en préférant privilégier l’achat massif des consciences et des armes, il n’y a qu’une issue possible : la perte du pouvoir. Parce que l’on aura rien réalisé dans les dix-neuf régions de Côte d’Ivoire qui aient une incidence la vie de ses compatriotes. Alors, camarade, fils du sergent-chef Koudou Zêpê, n’aie pas honte d’être un ancien chef d’Etat. Tourne la page. A demain, sans faute !
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