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On parle souvent des grands médecins, des ingénieurs qui construisent des ponts, des entrepreneurs qui créent des emplois, ou encore des ministres qui dirigent un pays. Mais derrière toutes ces réussites se cache une vérité trop souvent oubliée : aucun d’eux n’aurait pu exister sans un instituteur. 

Chaque année, dans nos écoles, des hommes et des femmes accueillent des enfants de 5 à 7 ans. Beaucoup arrivent sans parler un mot de français, parfois sans avoir jamais tenu un crayon. Pourtant, quelques mois plus tard, ces mêmes enfants savent prononcer des phrases, réciter l’alphabet, compter jusqu’à 100, écrire leur prénom et lire leurs premiers mots.

Comment cela se produit-il ? Grâce à la magie patiente et exigeante de l’instituteur. Car enseigner à un enfant qui découvre le monde, ce n’est pas une tâche simple. C’est répéter sans se lasser, encourager au lieu de décourager, inventer des chansons pour retenir les lettres, utiliser des jeux pour faire comprendre les chiffres, trouver les bons mots pour éveiller l’attention. 

C’est un travail quotidien, souvent dans des conditions difficiles : classes surchargées, manque de manuels scolaires, salaires modestes. Pourtant, malgré ces obstacles, l’instituteur continue, parce qu’il sait que de son travail dépend l’avenir d’un enfant, et par extension, celui d’une nation entière.

Un proverbe africain dit : « L’arbre ne grandit bien que si ses racines sont solides. » L’instituteur, c’est celui qui plante et soigne ces racines. Sans lui, il n’y aurait ni médecins pour nous soigner, ni ingénieurs pour bâtir, ni journalistes pour informer, ni présidents pour gouverner.

Reconnaître cela, ce n’est pas exagérer. C’est simplement rendre justice à ces artisans de l’avenir. Les instituteurs ne portent pas de blouses blanches, n’apparaissent pas sur les plateaux télé et ne coupent pas de rubans lors des grandes inaugurations. Mais sans eux, aucune société ne se construit.

Et si demain un pays veut vraiment préparer son futur, qu’il commence par respecter et valoriser ses instituteurs : car former un enfant, c’est déjà bâtir une nation.

Par Assa N'Guessan

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