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« Quelqu’un enseigne l’ABIDJI sur Facebook. Moi, je n’ai pas aimé. »

Ce message reçu en inbox sur mon compte Méta a appelé cette réponse qui, je l'espère n'offensera pas les uns et ne frustrera pas les autres. 

Ce cri de colère n’est pas isolé. Il traduit un malaise profond, une révolte sourde : notre identité n’est pas un spectacle.

L’Abidji, ce n’est pas une série TikTok. Ce n’est pas un cours gratuit qu’on balance à la volée pour récolter des « likes ». C’est une langue, un héritage, un socle. Et un socle ne se fragilise pas pour satisfaire la curiosité de passants virtuels.

Regardons les autres. Baoulé, Sénoufo, Bété, Malinké… aucun ne se met en scène pour offrir sa langue en pâture. Tous protègent leur patrimoine comme on garde un secret de famille. Et pendant ce temps, nous, Abidji, nous jouons à l’autodérision culturelle en livrant nos mots aux réseaux sociaux.

Non, ce n’est pas de la promotion. C’est une erreur.

Non, ce n’est pas du partage. C’est une mise à nu.

Et une mise à nu, c’est une perte de dignité.

Nous devons le dire sans détour : celui qui croit servir l’Abidji en l’exhibant, le dessert. Celui qui pense l’honorer ainsi, l’affaiblit.

Assez de naïveté ! Assez d’illusions !

Notre langue n’est pas une curiosité folklorique. Elle n’est pas un divertissement de salon. Elle est notre mémoire, notre histoire, notre fierté.

L’Abidji n’est pas à vendre. L’Abidji n’est pas à offrir.. 

L’Abidji n’est pas à brader.

Quiconque la transforme en spectacle commet une faute grave : il trahit son peuple.

Par N’Guessan ASSA

 

 

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Tag(s) : #A la loupe
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