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Une femme découvre un nourrisson abandonné devant son portail, accompagné d’une note mentionnant le nom et l’adresse supposés des parents. Geste de désespoir ou abandon prémédité ? En Côte d’Ivoire, la loi est formelle : l’enfant trouvé relève d’abord de la protection de l’État, pas d’une adoption spontanée.

Un matin tranquille à Yopougon, une femme tombe sur un carton posé devant sa porte. À l’intérieur, un bébé endormi, emmitouflé dans un pagne. Le mot joint indique un nom, une adresse, mais aucun signe des parents. Le réflexe de vouloir le garder est humain, mais le droit ivoirien, lui, ne laisse aucune place à l’improvisation.

Selon Me Koffi Kouadio, juriste spécialisé en droit de la famille, « la première obligation, c’est de signaler immédiatement la découverte aux autorités. Garder l’enfant, même par compassion, est illégal. »

Le procureur de la République est alors saisi et confie le bébé à la Direction de la Protection de l’Enfant (DPE) ou à un orphelinat agréé. Une enquête s’ouvre pour retrouver les parents.

Si, après environ six mois, personne ne se manifeste, le tribunal peut déclarer l’enfant abandonné. C’est cette décision qui le rend juridiquement adoptable. « La déclaration d’abandon est la clé. Sans elle, aucune adoption n’est possible », précise un cadre du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.

FLes candidats à l’adoption doivent, eux, détenir un agrément officiel, avant qu’un jugement d’adoption ne soit rendu par le tribunal de première instance.

En clair, trouver un bébé n’autorise pas à l’adopter. La loi ivoirienne place l’intérêt supérieur de l’enfant avant tout sentiment personnel.

Par Dr Bio Kondou 

 

 

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Tag(s) : #Société
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