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Né au Nigeria au début des années 2000, Boko Haram, ce groupe djihadiste devenu synonyme de terreur, s’est divisé en factions rivales après la mort de son chef historique. Entre fanatisme, pauvreté et vengeance, le monstre qu’il a engendré continue de menacer toute la région du lac Tchad.

Tout commence à Maiduguri, dans le nord du Nigeria. Un prédicateur du nom de Mohammed Yusuf prêche contre la corruption, la misère et l’éducation “occidentale” qu’il juge impure. Son discours séduit une jeunesse sans emploi ni espoir. Mais en 2009, la police l’exécute. Ce meurtre transforme son mouvement religieux en machine de guerre. Sous la direction d’Abubakar Shekau, Boko Haram bascule dans la violence totale. Villages incendiés, enlèvements de femmes, attentats-suicides : rien n’échappe à leur folie meurtrière. Le rapt de 276 lycéennes à Chibok, en 2014, marque le monde entier. Un an plus tard, le groupe prête allégeance à l’État islamique.

Mais l’alliance vire à la guerre interne. En 2016, une scission naît. D’un côté, Shekau et sa terreur aveugle. De l’autre, ISWAP — la “Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest” — dirigée par Abu Musab al-Barnawi, fils du fondateur. Cette branche, plus structurée, préfère viser les armées et installer un pseudo-État islamique. Shekau meurt en 2021, encerclé par ses anciens alliés. Son dernier acte : se faire exploser. ISWAP prend alors le dessus, étendant son influence au Nigeria, au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Mais la racine du mal demeure : pauvreté, injustice et absence de l’État. Dans les villages du Sahel, la misère continue de nourrir les recrues. Boko Haram, bien qu’affaibli, reste un poison. Une idéologie sans frontières qui s’infiltre partout où la vie humaine vaut moins qu’une kalachnikov.

La Rédaction 

(Source : Wikipedia)

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