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Quand l’Abidji s’expose sur Facebook : entre fierté et malaise message, presque une plainte, est tombé comme une gifle :
« Quelqu’un est en train d’enseigner l’Abidji aux gens sur Facebook. Personnellement, je n’ai pas aimé.

»Derrière ces mots, il y a plus qu’un simple agacement. Il y a un cri de cœur. Celui d’un lecteur qui s’insurge, non pas contre sa langue, mais contre la manière dont elle est exposée. Car pour lui, l’Abidji n’est pas un objet de démonstration, encore moins un divertissement numérique. C’est une identité, une intimité culturelle, un héritage à préserver.
Ce malaise prend racine dans une comparaison douloureuse : pourquoi les autres peuples de Côte d’Ivoire ne livrent-ils pas ainsi leurs langues au grand jour, comme des recettes de cuisine qu’on partage au hasard d’un clic ? Baoulé, Sénoufo, Malinké, Bété… aucun d’eux ne s’improvise professeur de sa propre langue sur les réseaux sociaux. Alors pourquoi nous, Abidji ? Pourquoi devons-nous être ceux qui se dévoilent, au risque de banaliser ce qui, pour nous, est sacré ?

Derrière la colère, une inquiétude. Car à force de donner à voir sans réserve, que restera-t-il de la valeur intime de notre langue ? Est-ce vraiment ainsi que nous assurerons sa transmission, ou n’est-ce pas plutôt une manière de l’affaiblir.
Le débat est ouvert. Certains parleront d’ouverture, de partage, d’éveil culturel. Mais d’autres, nombreux, rappellent que l’identité ne se dilue pas sur Facebook. L’Abidji mérite mieux qu’un cours improvisé sur un fil d’actualité. Il mérite respect, dignité, transmission dans le cercle sacré des familles, des anciens, des initiés.
La modernité ne justifie pas tout. Et si les autres peuples gardent jalousement leurs langues, pourquoi serions-nous les seuls à brader la nôtre ?

L’internaute révolté a peut-être dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : enseigner l’Abidji au grand public, sans retenue, c’est peut-être une bonne intention, mais c’est surtout une erreur de fierté. Une fierté mal placée.

Un message, presque une plainte, est tombé comme une gifle :
« Quelqu’un est en train d’enseigner l’Abidji aux gens sur Facebook. Personnellement, je n’ai pas aimé. »Derrière ces mots, il y a plus qu’un simple agacement. Il y a un cri de cœur. Celui d’un lecteur qui s’insurge, non pas contre sa langue, mais contre la manière dont elle est exposée. Car pour lui, l’Abidji n’est pas un objet de démonstration, encore moins un divertissement numérique. C’est une identité, une intimité culturelle, un héritage à préserver.
Ce malaise prend racine dans une comparaison douloureuse : pourquoi les autres peuples de Côte d’Ivoire ne livrent-ils pas ainsi leurs langues au grand jour, comme des recettes de cuisine qu’on partage au hasard d’un clic ? Baoulé, Sénoufo, Malinké, Bété… aucun d’eux ne s’improvise professeur de sa propre langue sur les réseaux sociaux. Alors pourquoi nous, Abidji ? Pourquoi devons-nous être ceux qui se dévoilent, au risque de banaliser ce qui, pour nous, est sacré ?
Derrière la colère, une inquiétude. Car à force de donner à voir sans réserve, que restera-t-il de la valeur intime de notre langue ? Est-ce vraiment ainsi que nous assurerons sa transmission, ou n’est-ce pas plutôt une manière de l’affaiblir.
Le débat est ouvert. Certains parleront d’ouverture, de partage, d’éveil culturel. Mais d’autres, nombreux, rappellent que l’identité ne se dilue pas sur Facebook. L’Abidji mérite mieux qu’un cours improvisé sur un fil d’actualité. Il mérite respect, dignité, transmission dans le cercle sacré des familles, des anciens, des initiés.
La modernité ne justifie pas tout. Et si les autres peuples gardent jalousement leurs langues, pourquoi serions-nous les seuls à brader la nôtre ?
L’internaute révolté a peut-être dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : enseigner l’Abidji au grand public, sans retenue, c’est peut-être une bonne intention, mais c’est surtout une erreur de fierté. Une fierté mal placée.
 
Gervais Djidji
 
 
 
 
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