L’époque est bien révolue où l’industrie sud-africaine de la sécurité pouvait compter sur des milliers de démobilisés (blancs, métis et noirs) de la SADF (la South African Defense Force, devenue la SANDF après la chute de l’apartheid) pour recruter des vigiles, agents de protection et autres convoyeurs.
Désormais, avec une petite armée professionnelle (74 000 personnes pour l’ensemble de la SNDF, dont 30 500 militaires et 4 500 civils pour l’armée de terre), les sociétés de sécurité doivent compter sur de nouveaux réservoirs pour attirer des employés déjà formés.
Les recrutements actuels se font donc dans les rangs de la police (SAPS) dont on retrouve d’ex-membres au sein des SSP (sociétés de sécurité privée) et SMP (sociétés militaires privées) sud-africaines. Ces recrutements ont également lieu au sein de la diaspora africaine, en particulier originaire d’Afrique centrale. D’ailleurs, plusieurs sociétés mixtes (congolo-sud-africaines, par exemple) existent en Afrique du Sud, chargées de la sécurité de sites commerciaux ou industriels.
Toutefois, le recrutement de migrants n’est pas sans poser de difficultés. Depuis le début de l’année 2011, la Private Security Industry Regulatory Authority (PSIRA) refuse d’accréditer les employés étrangers (qui sont donc licenciés) et fait la chasse aux employés sans papiers, aux entreprises dont les gardes ne sont pas formés ou aux sociétés dont les armes ne sont pas légalement enregistrées. Déjà en 2009, la PSIRA avait fait fermer 108 SSP et condamner 1 603 autres sociétés pour diverses infractions. La PSIRA avait même découvert que 9 % des certificats d’accréditation qu’elle aurait décernés étaient des faux.
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