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Monnaie ivoirienne: 
* Comment la convertibilité de cette monnaie sera-t-elle assurée ?


* Dans quel système financier évoluera-t-elle


* En quoi la monnaie sera-t-lle opportune si elle n’est valable qu’à l’intérieur du territoire ivoirien ?
* Quelles actions comptent-ils mener pour qu’elle soit convertible à l’extérieur ?


* Quel est le système de change qui sera adopté (fixe ou flottant) et par rapport à quelle monnaie de référence  et comment cette monnaie pourra-t-elle favoriser le développement économique et social des ivoiriens ?


* Comment reconstituerons-nous nos réserves de change sans subir le diktat d’une quelconque puissance étrangère ? A ce niveau, j’ai suivi la proposition de M. Nicolas AGBOHOUN à la télévision ivoirienne qui n’était nullement convaincante.


* Quels avantages aurons-nous à utiliser cette monnaie par rapport au franc CFA qui respecte tous les standards internationaux en matière monétaire ?

 

 

 

L’intention de création de la monnaie ivoirienne suscite beaucoup de commentaires. Si certains, dont ceux qui veulent battre monnaie, sont fiers de leur ridicule trouvaille, d’autres comme l’auteur de cette contribution et beaucoup d’autres ne comprennent pas pourquoi une autre monnaie que le franc cfa.

 

 

 

L’intention de création de la monnaie ivoirienne suscite beaucoup de commentaires. Si certains, dont ceux qui veulent battre monnaie, sont fiers de leur ridicule trouvaille, d’autres comme l’auteur de cette contribution et beaucoup d’autres ne comprennent pas pourquoi une autre monnaie que le franc cfa.

 

Deux  semaines plus tôt, je me suis prononcé sur l’actualité économique de la Côte d’Ivoire et exprimé mon opinion sur la création d’une monnaie nationale.  Certains concitoyens, bien que n’étant pas économistes,  ont souhaité être plus instruits sur le sujet afin de mieux cerner tous les contours de la monnaie.

Avant de répondre à leurs aspirations, permettez-moi la mise au point suivante.

Contrairement à ce qu’un journal de la place affirmait le vendredi 31 décembre 2010 dernier, suite à la publication de ma première contribution,  je ne suis pas un expert du RHDP. Je ne travaille pas pour le Président OUATTARA que je ne connais d’ailleurs pas, lui non plus ne me connait pas. Les idées que j’ai développées sont d’actualité et ma position sur la signature sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la BCEAO est une analyse personnelle fondée sur ma connaissance des textes qui régissent l’UEMOA. L’évolution de la situation semble me donner raison puisque les choses sont en train de se préciser et M. Gbagbo aura de plus en plus de difficultés à faire fonctionner les comptes de l’Etat de Côte d’Ivoire.

J’aime autant mon pays que tous les autres ivoiriens et je ne saurai rester indifférent à la situation que nous vivons ; surtout dans le domaine de la finance, si j’estime que ma contribution peut faire avancer les choses.

La contribution de ce jour portera essentiellement sur deux points à savoir :

- La création de la monnaie par la Côte d’Ivoire et le fonctionnement des comptes d’opérations logés au Trésor Français ;

- Les conséquences de la mise en œuvre effective de la signature de M. Ouattara sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la BCEAO.

 

I- La création de la monnaie et le fonctionnement des comptes

 

I-1- La monnaie

Il faut retenir que la monnaie est un moyen de paiement généralement accepté par les membres d’une communauté en règlement d’un achat, d’une prestation de service ou en règlement d’une dette. Elle remplit essentiellement trois fonctions: La fonction de réserve de valeurs, la fonction d’unité de compte et la fonction d’intermédiaires dans les échanges.

En l’absence de monnaie, les échanges ne peuvent se réaliser que sous forme de troc ; ce qui devra nécessiter la double coïncidence des désirs qui limite les échanges.

En facilitant les échanges, la monnaie est un outil essentiel de commerce libre.

Il est important de noter que la monnaie se caractérise par la confiance qu’ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et sa capacité à servir de moyen d’échange. Elle a donc une dimension sociale, politique, psychologique, juridique et économique.

C’est pourquoi, elle est très sensible et il faut la manipuler avec le maximum de précaution possible.

Ainsi, en période de trouble, de perte de confiance, la monnaie peut perdre de la valeur.

L’or et l’argent ont été pendant longtemps les supports privilégiés de la monnaie mais elle a pris au cours de l’histoire, diverses formes: bœuf, sel, cauris…

Elle est aujourd’hui presque entièrement dématérialisée (surtout dans les pays développés) et circule majoritairement sous des formes scripturales ou électroniques ; bien que les formes papier et divisionnaire soient encore utilisées (surtout dans les pays en développement).

Chaque monnaie est définie sous le nom de devise dans une zone monétaire donnée (le plus souvent un Etat ou un ensemble d’Etats comme c’est le cas de la zone franc) et prend dans cette zone, la forme de dépôts, de billets de banque et de pièces de monnaie.

Les devises s’échangent entre elles dans le cadre du Système Monétaire International (SMI) et leurs valeurs fluctuent sur un marché international de devises dans un système de change flottant ou flexible. Dans des pays appartenant à certaines zones monétaires, la convertibilité entre les monnaies peut être fixe.

La valeur de la monnaie par rapport aux autres, et donc sa convertibilité, est déclarée au FMI par les autorités de la zone monétaire. Dans notre cas, il revient au Conseil des Ministres de l’UEMOA de faire cette déclaration. Ceux qui proposent la création de notre monnaie devront  donc nous dire comment il faut gérer tous les aspects liés à la création de la monnaie surtout que le régime de M. Gbagbo n’est pas reconnu par le FMI. Sans toutefois oublier les investissements additionnels à réaliser et bien d’autres conditions préalables au fonctionnement de cette zone monétaire.

Je souhaiterais particulièrement demander à M. Blé Goudé Charles, ‘‘Ministre’’ de l’emploi du gouvernement Aké N’gbo et Président du Cojep qui a fait sienne l’idée de la création d’une monnaie ivoirienne que les experts qui sont au labo nous donnent des réponses claires aux préoccupations suivantes afin de nous rassurer sur la viabilité de cette monnaie :

- Comment la convertibilité de cette monnaie sera-t-elle assurée ?

- Dans quel système financier évoluera-t-elle ; puisque le régime politique n’est pas reconnu ?

- En quoi la monnaie sera-t-lle opportune si elle n’est valable qu’à l’intérieur du territoire ivoirien ? Quelles actions comptent-ils mener pour qu’elle soit convertible à l’extérieur ?

- Quel est le système de change qui sera adopté (fixe ou flottant) et par rapport à quelle monnaie de référence  et comment cette monnaie pourra-t-elle favoriser le développement économique et social des ivoiriens ?

- Comment reconstituerons-nous nos réserves de change sans subir le diktat d’une quelconque puissance étrangère ? A ce niveau, j’ai suivi la proposition de M. Nicolas AGBOHOUN à la télévision ivoirienne qui n’était nullement convaincante.

- Quels avantages aurons-nous à utiliser cette monnaie par rapport au franc CFA qui respecte tous les standards internationaux en matière monétaire ?

Lorsqu’il aura des réponses à ces questions, il pourra à nouveau reprendre son bâton de pèlerin et mobiliser les ivoiriens pour qu’ils adhèrent à cette idée. Qu’on ne l’induise pas en erreur comme ils l’ont si bien fait dans la filière café-cacao en encourageant la dissolution de la CAISTAB.

 

I-2- Le fonctionnement des comptes d’opération logés au Trésor français.

Leur existence découle des principes de coopération entre la France et les Pays Africains de la Zone Franc (PAZF).

En effet, l’union monétaire réalisée entre les pays de la Zone franc fonctionne selon des principes inhérents à ce type d’association auxquels viennent s’adjoindre des particularismes issus de la mise en œuvre d’une coopération monétaire entre la France et les pays concernés. Ces principes ont été rappelés dans l’accord de coopération entre les pays membres de l’Union Monétaire Ouest-Africaine et la République française du 4 décembre 1973. Les principes fondamentaux sont au nombre de quatre :

- la garantie illimitée du Trésor français : la convertibilité des monnaies émises par les différents institutsd’émission de la Zone franc est garantie sans limite par le Trésor français ;

- la fixité des parités : les monnaies de la zone sont convertibles entre elles, à des parités fixes, sans limitation de montants ;

- la libre transférabilité : les transferts sont, en principe, libres à l’intérieur de la zone ;

- la centralisation des réserves de change : elle apparaît à deux niveaux puisque les États centralisent leurs réserves de change dans chacune des deux banques centrales tandis qu’en contrepartie de la convertibilité illimitée garantie par la France, les banques centrales africaines sont tenues de déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français, sur le compte d’opérations ouvert au nom de chacune d’elles. Depuis 1975, ces avoirs bénéficient d’une garantie de change vis-à-vis du DTS (Droits de Tirage Spéciaux).

 Le DTS est l’unité de compte du Fonds Monétaire International. Sa valeur résulte du calcul journalier d’un panier de quatre monnaies (le dollar US, la livre, le yen et l’euro, ce dernier remplaçant respectivement le franc français et le deutsche mark à partir du 1er janvier 1999).

Il faut tout simplement retenir que les comptes d’opérations sont des comptes à vue ouverts auprès du Trésor français au nom de chacun des trois instituts d’émission : la BCEAO, la BEAC et la Banque Centrale des Comores. Ces comptes sont rémunérés et offrent la possibilité d’un découvert illimité (un dispositif de sauvegarde est prévu à cet effet et c’est ainsi que cette faculté doit, dans l’esprit des accords, revêtir un caractère exceptionnel).

Pour ma part, plus de cinquante ans après l’accession à l’indépendance des anciennes possessions françaises, le bilan des avantages et des contraintes qu’implique l’appartenance à la Zone franc pour les États qui la composent est positif.

En effet, le franc CFA bénéficie d’une assurance de bonne gestion, de stabilité et de sécurité qui constituent des éléments favorables aux investissements étrangers. Cet élément a été renforcé par l’arrimage à l’euro ; lequel n’a pas remis en cause les accords de coopération entre la France et les pays de la Zone franc. Ces derniers devraient donc profiter de la crédibilité de la monnaie européenne, renforçant ainsi les effets de discipline issus des mécanismes inhérents à la Zone franc qui ont jusqu’alors permis la modération de l’inflation ;

Par ailleurs, l’union monétaire a renforcé la solidarité régionale. L’existence d’une monnaie commune, conjuguée à la liberté des mouvements de capitaux, a constitué un facteur de développement du commerce au sein de chaque sous-zone, en UEMOA et en CEMAC. L’approfondissement du processus d’intégration régionale ainsi que l’harmonisation des fiscalités nationales devraient permettre de stimuler les échanges intra-zones ;

Je précise à toutes fins utiles que tous les pays au monde possèdent des réserves de changes à  l’étranger. Des réserves de changes importantes sont le signe d’une économie solide et donc d’une bonne monnaie. La Côte d’Ivoire ne fait pas exception à la règle d’avoir des réserves de change hors de nos frontières; même la Chine en possède aux USA.

Le jour où nous retirerons nos réserves de change à la France, nous serons tenus de les conserver quelque part ; la totalité ne sera pas injectée dans l’économie, à moins que la Côte d’Ivoire veuille inventer sa propre règle de gestion de la monnaie, en l’exposant à une fragilité extrême.

Plusieurs pays sont sortis de la zone franc après les indépendances : Mauritanie, Algérie, Mali (avant d’y revenir en 1984 à la suite de graves difficultés financières), Liban…

Ainsi, la décision de se retirer ou de rester est un choix opéré par les dirigeants en tenant compte de la dimension économique mais aussi de l’aspect psychologique (marquer sa souveraineté). Les dirigeants Africains, après les indépendances, ont estimé que le regroupement autour de la France leur permettrait d’avoir une monnaie bénéficiant de gage de sécurité et donnerait confiance aux investisseurs ; ce qui contribuerait à créer des économies plus compétitives vu la position de la France dans le concert des nations.

Je voudrais préciser que pour l’ensemble des deux zones d’émission, le Produit Intérieur Brut (PIB) s’est élevé en 2000 à 32.000 milliards de francs CFA, soit 3,6 % du PIB de la France.  Il en est à peu près de même pour les fonds au Trésor français qui sont de l’ordre de 5% de la masse monétaire de la France pour l’ensemble des 14 pays. Alors, ayons le sens de la mesure lorsqu’on parle de la richesse de la Côte d’Ivoire.

Seuls des choix économiques judicieux, performants et surtout le travail nous feront avancer et non les discours idéologiques qui embrigadent les opinions et les esprits.

Dès lors, la création d’une monnaie par la Côte d’Ivoire devrait se faire dans un cadre regroupant plusieurs pays. N’est-ce pas que l’union fait la force ? Les économistes monétaristes l’ont d’ailleurs démontré dans le cadre de la zone monétaire optimale.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la zone monétaire d’Afrique de l’Ouest (ZMAO) est en cours de constitution. Elle regroupera l’ensemble des pays de la CEDEAO et les avantages à tirer de l’appartenance à cette zone sont plus importants que la création d’une monnaie propre à la Côte d’Ivoire. L’initiative de la ZMAO a été conçue par la Gambie, le Ghana, le Nigéria et la Sierra-Léone afin de créer une deuxième zone monétaire, qui, plus tard, devrait être fusionnée avec le franc CFA et réaliser l’objectif d’une monnaie unique convertible de la CEDEAO. Les autorités de la ZMAO ont bien insisté lors des travaux sur l’état d’avancement du programme de monnaie unique à Accra au Ghana en 2003, que les futures institutions de la ZMAO devraient, d’une manière générale, être similaires à celles de l’UEMOA. Comme quoi, l’UEMOA est un modèle d’intégration économique et qui sert de base à la constitution d’une zone monétaire plus grande.

Nos pays sont tellement pauvres que nous devons nous regrouper pour créer plus de richesses, faciliter les échanges et améliorer nos conditions de vie.

Les deux candidats, lors du débat du second tour l’ont d’ailleurs réaffirmé. Il faut une intégration régionale plus poussée. Mieux, le Président GBAGBO, lors de son dernier voyage au Ghana le soulignait en des termes très simples et je cite : « Que peuvent nos Etats pris individuellement, devant les USA, le Canada, le Brésil, l’Inde qui sont de grands pays ?… Rien. Il nous faut donc nous regrouper pour nous développer ».

Que les économistes qui conseillent la création d’une monnaie propre à la Côte d’Ivoire n’induisent pas une seconde fois nos décideurs en erreur, après la libéralisation sans maitrise de la CAISTAB.

En effet, dans les années 90, des personnes ont cru bon de cautionner la libéralisation de la CAISTAB sur la pression de la Banque Mondiale et du FMI, sous le prétexte qu’elle servait de caisse noire aux Présidents HOUPHOUËT-Boigny et Henri Konan BEDIE. Le résultat, on le connait aujourd’hui. J’ai été surpris en 2009 d’entendre le Ministre BOHOUN BOUABRE avouer que la dissolution de la CAISTAB était une erreur en oubliant de mentionner qu’il était de ceux qui conseillaient au Président GBAGBO, alors leader de l’opposition et ignorant sûrement la réalité des faits, à cautionner une telle forfaiture.

J’ai l’impression qu’en Afrique, et particulièrement en Côte d’Ivoire, on a l’art de détruire ce qui marche. C’est la Côte d’Ivoire qui pèse 40% de l’économie de l’UEMOA et non le régime de MM. GBAGBO ou de OUATTARA. M. DAKOURY, actuel gouverneur de la BCEAO, où il a fait toute sa carrière professionnelle et qui a été membre du Conseil d’Administration de la BAD au titre de la Côte d’Ivoire est un proche de M. Laurent GBAGBO. Voici trois ans qu’il se trouve à la tête de notre institut d’émission. Si l’appartenance à cette zone était contre les intérêts de la Côte d’Ivoire, il aurait déjà rejoint nos théoriciens en économie sur la voie solitaire de la création de notre monnaie. Ce n’est donc pas actuellement où la situation de crise n’est pas favorable à la création d’une monnaie qu’il faille appeler à s’y atteler.

II- Les conséquences de la mise en œuvre effective de la signature de M. OUATTARA sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la BCEAO.

A ce sujet, il faut d’abord relever que la conférence des Chefs d’Etat du 22 janvier prochain ne devrait pas  revisiter la décision du Conseil des Ministres du 23 décembre 2010 en GUINNEE BISSAU ; à moins que la politique s’y mêle pour diviser à nouveau ces dirigeants. Le Conseil des ministres est l’organe de décision de l’UEMOA et la conférence des Chefs d’Etats en est l’organe suprême qui décide uniquement lorsque le problème n’a pu être tranché de façon unanime par le Conseil des Ministres. C’est donc les velléités de résistance de certains cadres ivoiriens à la BCEAO et donc la non application de la décision du Conseil qui amènera la conférence à se prononcer et sûrement à entériner la décision prise le 23 décembre.

J’avais prévenu sur le risque de survenance d’une économie informelle caractérisée par le contournement de la voie classique de circulation monétaire. Certaines personnes ont cru bon de s’en accommoder sous le prétexte que les rebelles ont installé une économie informelle dans les zones CNO. Et bien, sachant que la signature ne relève plus de M. GBAGBO, le régime en place fera en sorte que les fonds ne transitent plus part la BCEAO mais plutôt dans les banques commerciales qui accepteront de jouer leur jeu. Deux semaines plus tard, le camp de M. OUATTARA s’en rend compte et pond des communiqués pour menacer ces banques ; il fallait pourtant s’y attendre plus tôt. Ce sont donc ces banques commerciales qui paieront les salaires des fonctionnaires à la fin du mois et non le Trésor car la signature à la BCEAO ne relève plus de M. GBAGBO et de son gouvernement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’ont apprend que la BNI, la BFA et Versus Bank sont les destinations des fonds récoltés par l’Etat. Sur ce point, le camp GBAGBO devra plutôt privilégier les banques non étatiques puisque le camp OUATTARA pourrait être amené à modifier les organes de directions de ces banques et donc le problème de signature se posera.

Vu les recettes qui se font de plus en plus rares, viendra le moment où le régime ne fera aucune autre dépense si ce n’est que faire face aux charges salariales. Il va désormais renoncer à payer la dette extérieure, ce qui va soulager les finances publiques de plusieurs milliards. Rappelons-nous de la dette de 30 millions de dollars (environ 15 milliards de francs CFA) à payer au club de Paris qui n’a pas été honorée le 31 décembre 2010.

En effet, la stratégie actuelle de la communauté internationale, en plus de l’isolement diplomatique, est d’asphyxier financièrement le régime de M. GBAGBO. Il continue de contrôler les leviers de l’Etat et tous les secteurs stratégiques comme les deux ports, les raffineries de pétrole… En plus, en coulisse, M. GBAGBO disposerait toujours de solides soutiens financiers et politiques Russes, Chinois, Indiens et Israéliens comme l’atteste le dernier rapport du 3 janvier 2011 de COVERSEAS (organisme Suisse d’assistance). Il est donc clair que l’Etat, pour le moment, dispose de ressources suffisantes pour tenir au moins le premier trimestre 2011, pour assurer les salaires. Même si un Etat ce n’est pas seulement que les salaires à régler ! D’ailleurs si la situation perdure, c’est sûr que le régime fera le choix de payer d’abord le salaire des militaires ! Alors, j’espère que tout le monde est prévenu et prendra ses dispositions pour ne pas être surpris. Des actions se multiplieront dans tous les secteurs économiques et particulièrement au niveau du recouvrement des taxes de l’Etat où la pression fiscale sera de plus en plus forte afin d’alimenter les caisses de l’Etat. Qu’on fasse attention à ce niveau car trop d’impôts tue l’impôt.

Pour  ceux qui ont été sommés de quitter certaines banques pour d’autres, qu’ils sachent qu’ils s’exposent à terme, au risque de liquidité de ces banques qui sont régulièrement sollicitées par l’Etat. Ils peuvent se trouver  face à une situation où ils ne pourront pas effectuer de retrait au guichet de leur banque parce qu’il n’y aura plus d’espèce pour les payer. On vous demandera de passer demain ou dans deux (02) jours pour un retrait de 500 mille francs CFA par exemple.

Ce qui est le plus déplorable c’est qu’avec ces pratiques, que ce soit l’un ou l’autre camp qui remporte le bras de fer politique qui est engagé, ce dernier devra faire face à la déliquescence de l’économie qui sera d’autant  plus accrue que la crise perdurera. Vivement que la solution (politique) soit trouvée le plus vite possible pour éviter aux ivoiriens une situation de pauvreté extrême.

A bientôt !!!

 

 

Jean Israël de BOLE

Cadre Financier

Expert Consultant

jibole10@gmail.com

 

 

 

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