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GERVAIS  

Femme de sang…

Jézabel. Elle a l’allure d’une virago à la libido insatiable parce que mal réfrénée ou refoulée. Dans sa sphère de pouvoir, elle représente l’autorité suprême. Celle qui décide en lieu et place du maître qui ne porte plus la culotte depuis. Mais fait croire qu’il est encore un homme seulement devant ses affidés dont certains, ceux qui n’ont pas escamoté de diplômes supérieurs, ne comprennent pas du tout que le fils du sergent-chef fanfaronne. Sachant pourtant qu’il est réduit à sa plus simple expression. Elle est omnipotente et ne crache que du venin. Alors que la femme est maternelle, l’on a du mal à croire qu’elle est mère. Et pourtant n’est-elle pas génitrice d’une portée qui compte au moins des filles ? Mariées, la femme du fils du sergent-chef sauterait certainement les pieds joints au mur à la nouvelle que ses filles ont été violées par les FDS alors qu’elles ne sont même pas sorties de leurs chambres, à plus forte raison de leur maison. Il est sûr que cela lui aurait fait plaisir et elle en aurait hurlé de bonheur. Un bonheur que la dame de sang a savouré lorsque, sans aucun respect pour elles, la soldatesque de son époux a battues, agressées, violées et humiliées dans leur chair et dans leur sang des femmes. Parce qu’elles demandaient plus de démocratie. Cette même démocratie pour la recherche de laquelle, son époux et elle ont perdu tous les repères en niant les valeurs traditionnelles. Alors que les écoliers, élèves et les étudiants, sous Félix Houphouët-Boigny puis, sous Henri Konan Bédié voire à un degré moindre sous le Général Robert Guei étaient mûs par une saine émulation dans les études, ceux sous le quinquennat du fils du sergent-chef excellent plutôt dans le vol, le manque de respect, la négation du droit d’aînesse et la drogue pour les jeunes garçons. Quand les filles déscolarisées et pire, les étudiantes, sont les proies faciles et surtout résignées et toutes désignées des refondateurs. Qui ne leur laissent pas le choix, les achetant comme de petits pains qui avec des miettes pour les moins chanceuses, qui avec des Rav 4. Les reines de beauté qui ont fini, pour la plupart, dans les couches soyeuses du fils du sergent-chef et des ces serveurs de ‘‘gnamakoudji’’ savent-elles seulement qu’elles pourraient faire les frais de la colère de la femme de sang qui ne s’embarrasse nullement de scrupules ? Plus d’une presse rapportent ces exploits. Une femme( ?) incapable d’éprouver de la pitié pour d’autres, de même sexe qu’elle, mérite- t- elle respect et considération ? Point du tout lorsque celle-ci danse, tout sourire, oublieuse de tous les cadavres de ces personnes dont la mort est survenue par son époux qui a recruté et armé des mercenaires pour les tuer. Avec tout ce sang sur la main du fils du sergent-chef et sur sa conscience,  l’on ne peut qu’en raffoler. Dame de sang !?! A demain !

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Tag(s) : #Sur La Balance (Edito)
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