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SONNONS LE TOCSIN DE LA VIOLENCE

 

Depuis le début de la crise post-électorale en CI, nous assistons à une scène surréaliste : les victimes sont devenues les bourreaux et les bourreaux se sont, par un tour de passe-passe macabre dont eux seuls ont le secret, érigés en Ange_ Non contents de nous voler notre victoire, Laurent Gbagbo et son clan nous narguent, nous battent, nous violent, nous embastillent, pillent et détruisent nos biens, nous tuent au nom d’une sacro-sainte défense des institutions Ivoiriennes. Et ce sont les femmes qui, comme toujours, paient le plus lourd tribu_ Devenues "chef de famille"malgré elle du fait de la longue crise militaro-politique, elle doivent aujourd’hui pleurer leurs enfant et leurs maris fauchés par la barbarie du clan Gbagbo, sans toutefois savoir si elles pourrons un jour leur donner une sépulture digne ou tout au moins leur organiser des funérailles_ Jamais beaucoup de ses femmes n’auront le droit de faire le deuil de ces êtres chers. Battues, violées, humiliées, ces mères courages ravalent leur peine et leur sanglot ; pour chaque jour essayer d’assurer la pitance quotidienne du reste de la famille, tout en pensant au rejeton de 16 ans, l’avenir de la famille, qui gît dans un tiroir glacé d’une morgue (quand il a eu la chance) ou qui se décompose avec d’autres corps quelque part dans la forêt du Banco, savamment gardés par les"chiens"du clan_ Pourtant, cela n’émeut personne_ Oh ! certes, nos intellectuels, nos braves têtes pensantes, assis chacun devant sa télé, dans son salon feutré loin de tout regard indiscret ou de toute oreille malveillante, jouant le "bravetchê"en papier,devant sa chère petite famille à protéger à tout pris, tire à boulets rouges sur ce dictateur de Gbagbo et ses sbires, se sentent ulcérés par les images des vaillantes population d’Abobo assiégée et massacrée par la soldatesque de Gbagbo, cris leur indignation devant les pauvres policiers "moutons de sacrifice".Mais ; dès le levé du jour, ces intellectuels s’empressent de courir au bureau collaborer avec le pouvoir illégal et illégitime de Gbagbo_ Après, ils viendrons crier leur indignation sur la cherté de la vie, le pillage de l’économie_ Taisez-vous donc et foutez nous la paix ! Vous êtes autant coupable que le plan Gbagbo car en allant au bureau chaque jour, vous permettez au régime vandale de tenir debout_ Alors peut importe les âneries, les propos  xénophobes  et les humiliations que subissent vos chastes oreilles ! Ne vous en offusquez pas !  Vous voulez  sauvegarder  votre pain, même  au risque  de sanctions. Alors, faites –le ! Mais de grâce, arrêtez  de vous plaindre et de  nous appeler  pour nous demander << petite sœur, on dit quoi  du côté du golf ?<<

 En reconnaissant  implicitement  le pouvoir Gbagbo, vous rejeter de fait celui de SEM ALASSANE  OUATTARA. Par conséquent  vous n’avez plus à vous soucier de ce que qu’il pense ou dise.  Comme  le disait le docteur  BALLA KEITA :<<  un pied  dedans, un  pied  dehors, c’est dehors !>>. Mesdames  et Messieurs, l’heure est venue  de faire  un choix  clair  et d’assumer  ce choix. N’attendez pas  l’heure du partage du gâteau pour bander vos muscles. Rejoignez  nous maintenant  dans la lutte ! Ne voyez-vous donc les souffrances du peuple ?  N’entendez-vous donc pas les pleures du peuple ?

Croyez-vous que VENANCE KONAN  ait des pouvoirs particuliers qui le protègeraient des balles assassines des milliciens angolais et libériens de Gbagbo ? Croyez-vous  qu’il soit en acier inoxydable ?  C’est   un homme  fait de chair  et de sang comme vous  et moi. Et comme nous, il à peur de la mort, il  se préoccupe  du bien-être   et de la sécurité  de sa famille. Pourtant, cela ne l’a pas empêché  de refuser  de se taire et de cautionner  ainsi  la dictature  de Gbagbo.  En acceptant   de donner  sa voix, il est devenu  pour le peuple   une référence.  Pour lui    , comme pour le peuple   ce combat  n’est pas, seulement celui d’ALASSANE  OUATTARA, c’et beaucoup plus important : c’est celui, c’est  celui de l’avènement  d’une alternance  démocratique  vraie  en C.I.

Bien  sûr, la communauté internationale  dans son ensemble  nous soutient. Bien sûr  la cedeao  veut  envoyer  une force spéciale  pour déloger  Gbagbo. Mais est ce  suffisant ?  Est-ce assez ?   Devons nous  peuples  de côte d’ivoire  nous contenter  de nous asseoir  dans  les maquis, les gares routières, les ‘’grins’’, les  marchés, les ‘’ casses ‘’  et croiser  nos mains  pour attendre  une hypothétique  intervention militaire  de nos dernières  voisins, ne voyons nous pas le clan Gbagbo Se réveiller et ramener ses troupes ?   Ne les voyez –vous pas prendre du poil de la bête ?  Bon dieu, quel peuple sommes nous donc pour assister impuissamment aux meurtres sauvagement orchestrés  de nos enfants ? N’avons –nous pas perdu notre dignité ? Ne  sentons –nous pas le vent venu du Maghreb ? N’entendons –nous donc as les clameurs  venant  de tenus ? N’avons  nous pas envie d’entonner  ce nouveau chant aux effluves  méditerrano-sahéliennes ? Ce  doux chant de la liberté ?

Militants, sympathisants du RHDP, hommes et femmes  épris de justice, trop, c’est  trop !  Le sang  de nos enfants  a assez coulé ? Nous en avons marre ! Levons –nous et sonnons le tocsin  de la révolte.

Levons –nous  et lançons  l’assaut contre les voleurs de notre liberté. Seule  la rue nous libérera dictateur de Mama et de sa bande armée.

De quoi  as-tu donc peur ? Es-ce en restant sagement chez toi que tu seras épargné ? Ne vois-tu pas que le fruit  est pourri ? Qu’attends –tu donc pour secouer la branche et le faire tomber ?

Un jour nouveau   se lève  sur notre pays, et au crépuscule, éreinté mais  heureux, chacun de nous  assis au tour du feu de bois avec  les siens, doit  se taper la poitrine et dire : << j’y étais, j’ai combattu, j’ai vaincu et j’en suis fier>>.

Seul dieu  a le destin  de chacun  de nous . Il peut  disposer  de nous à sa guise. Nous avons foi en lui et nous  savons qu’il nous accompagnera  et nous nous assistera  dans  le combat, dans notre quête commune  de liberté.

 

Mme NATOGOMA  BAMBA, inspectrice pédagogique   au Ministère  del’enseignement technique  et professionnel

Secrétaire  de section  du PDCI-RDA d’Adzopé

CEL : 47-30-02-83

 

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