« Attention, il mord », a averti Didier Deschamps lorsque Gabriel Heinze s'est installé en salle de presse. L'Argentin a notamment insisté sur l'importance de remporter le Clasico contre le PSG dimanche.
Gabriel Heinze, la victoire contre le PSG dimanche est un impératif…
Oui, c'est un match très important. Tout le monde en est conscient parce qu'on n'a pas gagné le dernier match à la maison contre Lille. Là, c'est le Clasico et on sait ce que ça signifie. J'ai eu la chance de jouer plusieurs fois ce Clasico. C'est spécial et différent. C'est mieux de jouer que de le regarder à la télé, c'est sûr.

Est-ce toujours un plaisir de remporter un Clasico ?
C'est vous qui êtes les vrais acteurs du Clasico. Il y a tellement de caméras qu'on perd les vraies valeurs d'un Clasico. Ils donnent tellement d'informations que quand le match commence, tu sais tout. Pour moi, le plus important est de gagner le match. J'ai beaucoup de respect pour l'adversaire mais je suis heureux quand mon équipe gagne.
La rivalité entre Marseille et Paris n'est-elle pas moins forte qu'auparavant ?
C'est possible. Peut-être aussi que sans tous les supporters, ce n'est pas la même ambiance. Mais le Clasico restera toujours important. Un Clasico est complètement différent à chaque fois et j'espère que celui de dimanche sera différent du match aller.
Comment expliquez-vous le manque d'efficacité marseillais devant le but ?
Le football, c'est mettre des buts. Il ne faut pas se focaliser seulement sur les attaquants. Une équipe, c'est un tout. Un ensemble : défense, milieu et attaque. Un tout qui doit faire en sorte de marquer des buts. Il ne faut pas tout mettre sur les attaquants.
« Des petits détails peuvent te faire gagner »
Didier Deschamps a regretté de voir certains joueurs parler avec l'adversaire avant un match. Est-ce votre cas ?
Moi, je ne parle avec personne. Dans le tunnel, je suis dans mon monde. Je n'écoute personne. C'est ma façon de me concentrer avant un match. Chacun à sa façon de faire. Je suis concentré sur mon travail. Je me redis ce qu'a dit l'entraîneur ou un coéquipier. Je trouve encore plus de motivation. Je peux dire certaines choses à des partenaires car des petits détails peuvent te faire gagner un Clasico.
La rencontre face au PSG est-elle idéale pour rebondir ?
Si tu gagnes un Clasico, tu prends trois points mais pour les supporters, comme pour tout le monde, ça fait plaisir. Pour moi, ce sont trois points vitaux pour continuer parce qu'il faut aller récupérer les points perdus lors du dernier match au Vélodrome. On est obligé de gagner.
Quelle est votre opinion sur le PSG de cette saison ?
Je les trouve beaucoup mieux que l'année dernière. Ils jouent bien mieux. Ils ont fait six premiers mois d'un très bon niveau. Là, ils ont baissé comme nous. Ils ont des hauts et des bas mais ça reste un adversaire direct pour la course au titre.
Regrettez-vous l'absence des supporters parisiens ?
C'est dommage. Le football, c'est pour les supporters et sans supporters, il n'y a pas de spectacle. Si personne n'est dans le stade, le business du football n'existe plus. Les décideurs ne sont jamais rentrés sur un terrain.
D'un point de vue personnel, vous allez enchaîner un deuxième match contre un de vos anciens clubs (ndlr : Manchester United mardi dernier). Est-ce spécial ?
Oui. Tu penses à tout ce qui s'est passé dans ces deux clubs. A Manchester, la veille du match, j'ai rencontré des gens que je voyais tous les jours, des personnes qui travaillent au club. C'est difficile mais le plus pénible, c'est la défaite. Personnellement, je ne l'ai pas digérée. Je pense qu'on avait tout en main pour gagner. Cette défaite, je ne l'accepte pas.
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