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La nécessité d’une profonde moralisation de la nouvelle société ivoirienne

L’ère Gbagbo est terminée en Côte d’Ivoire. Elle est belle et bien finie, la refondation et la LMP également. Peut-être même le FPI dans son entièreté ou seulement l’ancienne version avec. Que ceux qui s’abreuvent de mirages et sommeillent encore se pincent le corps, se donnent des gifles pour se réveiller et changer définitivement de manteau pour le nouvel ordre social dans le respect des valeurs individuelles. Car le voile obscur sur la Côte d’ivoire que nous croyions ôté depuis la ferveur populaire du 31 octobre 2010 est définitivement tombé le 11 avril 2011 et enterré le 27 avril. Il faut donc rompre inexorablement avec les vielles pratiques et habitudes. La nouvelle société ivoirienne ne doit pas se laisser gangrener par une nouvelle « faillite morale ».

Aucun sujet n’a échappé à notre clairvoyance. De la grande violence au grand pillage nous avons interpelé les ivoiriens. Toutes les choses qui se sont passées ici en Côte d’Ivoire sont irréfutablement un témoignage de la déviation de notre religiosité et du déficit spirituel, comportemental et moral. Bien entendu nous n’en sommes pas fiers et nous n’en serons jamais fiers. Nous, nous ne nous accointerons jamais avec l’abjection et avec ceux qui s’en enorgueillissent et s’en enivrent. Toutes ces choses qui sont arrivées à la Côte d’Ivoire, nous les avons vues venir et nous ne sommes pas restés les bras croisés. Sans prétention aucune ni personnalisme béant, encore moins par publicité rédactionnelle, mais bien au contraire par humanisme éthéré. Nous avons agi à divers titres au péril de notre existence bravant les rafales et obus des chars blindés. Nous ne nous sommes pas souciés de bien dire ou de mal dire, de bien écrire avec la belle prose et la belle rhétorique ou de mal écrire avec la mauvaise littérarité. Une chose a importé ; nous avons pris notre plume qui est notre force du verbe pour des messages clairs; gloire soit rendu au Seigneur notre Dieu aujourd’hui et éternellement qui nous a protégé et nous protège toujours pour que nous puissions dire aux ivoiriens attention, attention et attention ! Surveillons nos comportements. Armons-nous davantage de spiritualité. Fortifiions notre morale inviolable, incorruptible. Et l’Esprit nous a commandé de parler journellement aux ivoiriens, de leur faire découvrir leurs mauvaises habitudes et attitudes sans manquer de les renvoyer chaque fois à leur humanité en leur disant la VERITE sans craindre pour notre vie tant cette vérité est mortifiante pour ceux qui refusent de la voir ou la voient mais refusent de la nommer. Aveuglés par leurs ambitions insolubles ils n’ont pas écouté ni entendu la voix de leur propre raison et ils ont menacé la quiétude sociale, effarouché des honnêtes citoyens pour les contraindre à s’exiler, tué des innocentes populations et l’économie de ce beau pays avec en enterrant les espoirs d’une jeunesse consciente et soucieuse pour une affaire d’élection. Ensuite ils ont continué à se laisser assujettir au point de souffrir la victimisation. Dans tous les cas ils auront à se justifier devant les tribunaux des hommes et de Dieu avec notre pardon pour que cela serve de leçon ici. La dernière victime inutile de fraîche date que nous regrettons amèrement est la mort du Sergent-chef ‘‘général’’ Ibrahim Coulibaly dit IB que nous voulions sauver de cette douloureuse mort. Malheureusement son message ne lui parviendra jamais (il se faisait tué ce même jour). Comment a-t-il fait pour ne pas entendre la voix de Dieu ? Comment peut-on lutter pour une cause noble avec ses frères, s’exiler de gaieté de cœur pour un égarement, revenir huit ans après sans s’assagie pour comprendre cette pensée : « ta vengeance d’aujourd’hui sera ton bourreau de demain », reprendre encore le même combat noble aux côtés de ces mêmes frères et se laisser gagner par un comportement subversif en ne comprenant toujours pas le message de Dieu et finir tristement avec tant d’insouciance. Enfin ! Que la paix d’Allah soit sur lui.

Les gens n’aiment pas respecter la loi de la réciprocité. Ils aiment parler aux autres, leur donner des ordres quand ils en sont investis, soit par droit d’aînesse soit par position hiérarchique mais ils n’aiment pas que les autres leur parlent, leur donnent des ordres ou leur fassent des recommandations si ceux-là ont la qualité. Ils aiment que les autres les écoutent mais eux n’aiment pas écouter les autres pour accepter leurs faiblesses. Sachant toutes ces choses et ces comportements, nous n’avons pas été surpris que des hommes et femmes, vieux et jeunes, des enfants, des miliciens, des volontaires qui ont servis aux côtés des forces républicaines pour chasser Gbagbo, s’adonnent à ce vol généralisé pour tenter de salir l’image des libérateurs : les FRCI et le vrai commando invisible (pas ces jeunes en treillis qui ont cassé les commissariats et se pavanent à bord de véhicules ne les appartenant pas qu’ils ont escamotés). Comment comprendre une pareille « décadence morale » de notre société si ce n’est chercher sur la voie de l’obscurantisme pour expliquer ce comportement d’une indignité intolérable. On peut comprendre que ces gens soient attirés pas les biens matériels dans les domiciles et les bureaux des administrations de l’Etat et des entreprises privées mais de là à emporter tout sur leurs passages ; boîtes d’allumettes jusqu’aux aiguilles, même la paperasse administrative c’est insoutenable. Sont-ils aujourd’hui conscients que leur méchanceté à fait de nouveaux chômeurs ? Des gens ont eu leurs entreprises privées détruites, efforts des années d’énormes sacrifices. Savent-ils que ceux-là n’ont pas eu aussi ces deux mois de salaires parce qu’ils ne sont pas agents de l’Etat ? Donc leur situation reste inchangée ? Et pourtant ils ont des mois d’arriéré de loyer à honorer (avec humanisme les propriétaires doivent annuler deux mois de loyers pour raison de crise surtout dans les communes d’Abobo et Yopougon), leur famille à soigner, à nourrir et la scolarité de leurs enfants à poursuivre. Vivement un point d’honneur à la moralisation de la société pour que notre combat s’illumine de sa vraie victoire. Et c’est pour tout ceci que nous avons pris notre plume contre Gbagbo, lutté farouchement avec toute la hargne pendant cinq mois, nuit et jours mais pendant ce temps nous prions pour qu’il parte du pouvoir sans égratignures quand bien que nous savions qu’il se ferait capturer. Et les images qu’il nous a donné de voir de lui, sa femme avec sortant de leur bunker et s’épongeant au Golf Hôtel, nous a causé une profonde meurtrissure. Notre émotivité en a pris un coup. Mais c’est ce qu’ils voulaient que l’on retienne d’eux. Chaque ivoirien, d’où qu’il soit, de quelque bord qu’il soit, doit accepter de laisser l’amour pénétrer son cœur et pardonner. Les gens ont péché par ignorance et pas distraction, car ils étaient dans les ténèbres d’un sous-sol. Des gens sont lents à comprendre, souvent même les choses les plus élémentaires pour leur intelligence mais ils finissent par comprendre à force d’insistance. Et c’est le résultat de l’action valable qui compte. En conséquence nous devons comprendre que nous avons gagné une bataille pour le changement, pour la liberté, mais pas le combat contre notre pauvreté spirituelle, économique et intellectuelle pour notre propre changement. Des comportements stéréotypés demeurent inaltérés chez des conformistes (d’où le sens d’une nouvelle inquiétude). Ils continuent de faire du chantage. Si untel n’est pas libéré on ne fait pas ci, on ne fait pas ça. Il n’y aura pas de réconciliation sans Pierre sans Paul. Je rassure les ivoiriens. Rien de nouveaux sous les cieux. Tout est accompli avec ou sans untel. Donc arrêtons les menaces et cet esprit de perspectivisme infructueux. La Côte d’Ivoire veut avancer réconciliée avec ceux qui n’ont pas un problème de justice pour homicides volontaires, crimes contre l’humanité, crime économique et autres. La réconciliation, c’est surtout le petit peuple qui a besoin qu’on lui explique, qu’on lui dise les vérités, qu’on lui parle de vive voix pour sa compréhension. C’est dans le petit peuple qu’il faut extirper les germes de la violence. Aucun dirigeant ne prendra directement un fusil contre quelqu’un mais le petit peuple oui. C’est lui qui a besoins de bons conseils. Alors vigilance avec la monture et la feuille de route de la nouvelle « commission de réconciliation ». Il ne faut pas faire un forum 2001 bis ni un panel de personnalité qui maitrisent mal l’imbroglio ivoirien depuis 1990. A chaque pays son problème qui lui est spécifique et sa méthode de règlement.

Nous insistons encore avec l’opération « l’arbre à palabres » comme nous avons insisté hier pour le règlement pacifique de la crise postélectorale avant la naissance du panel dont l’échec était programmé avant sa naissance comme nous avions averti. Ecoutez-nous notre avis compte maintenant. La Côte d’Ivoire a trop souffert. Nous avons révélé dans un de nos messages que dans l’ombre nous avions été ceux qui ont suggéré le Dialogue direct à l’entourage du Premier ministre Charles Konan Bany. Dans « l’arbre à palabres » nous avons suggéré cette fois la confrontation directe. Nous devons surtout éviter les nouvelles frustrations en respectant nos engagements, car l’homme demeure l’homme avec ses désirs. Un homme politique et démocrate humaniste contemporain disait : «Le règlement des problèmes politiques pendants exige que nous nous soumettions au verdict des urnes et aux lois. La sagesse guide, de façon constante les décisions […] On peut toujours l’invoquer et même recourir au ‘‘pardon’’ que la loi autorise, à condition de s’y prendre dans la sincérité et non dans la tromperie et d’accepter la lutte politique dans la non-violence, dans le respect des lois, des personnes et des biens. Tous les ivoiriens ont le devoir d’aider à la décrispation de la vie politique. Ne nous avisons donc pas de chercher en dehors de la Côte d’Ivoire et des ivoiriens ‘‘notre langage du bien et du mal’’. Nous savons tous ce que nous devons faire pour une telle réussite. Le prix que nous attachons à l’unité de la nation et au bonheur des ivoiriens nous porte nécessairement à vivre ensemble nous devons être patients car rien ne se fait de durable dans la précipitation et l’improvisation.» (Henri Konan Bédié, Discours à l’Assemblée Nationale, mai 1992).

Que la force de la réconciliation, l’amour vrai et la solidarité habitent les cœurs afin que notre Pardon avec sincérité leur soit accordé pour les offenses des uns et des autres comme nous leur demandons de nous pardonner à nous aussi pour nos offenses. Car Dieu lui-même nous a déjà tous pardonné pour la paix définitive gagnée pour la Côte d’Ivoire après sa pénitence à nous infliger pour nous faire comprendre l’importance que nous avons à ses yeux. ‘‘ Côte d’ivoire terre bénie’’ is coming back.

PAIX FORCE ET JOIE A TOUS DANS LA SAINTE LUMIERE.

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